Communauté usages, management, prospective... autour du digital. Publiée par M21.

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Avec la dématérialisation des contenus, l'industrie culturelle (musique, audiovisuel, livre) entre dans une nouvelle ère. De nouveaux modèles émergent et beaucoup restent à inventer, autant dans la recherche de financement, dans le marketing que dans la création...

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Café-débat : Liberté – vie privée sur Internet le Jeudi 03 Mars au Studio28

A l’heure où les nouvelles technologies nous accompagnent au quotidien, un paradoxe se développe : nous voulons tout dire, tout montrer en toute liberté, tout en protégeant notre vie privée. Ces deux souhaits sont-ils compatibles ? Afin d’en discuter les Radicaux de gauche parisiens à l’initiative de Laurence Goldgrab et des JRG 18e vous invitent à participer au :

Café-débat : Liberté – vie privée sur Internet 

 

Jeudi 3 mars 2011 à 19h Studio 28 10 rue Tholozé 75018 Paris

Le débat sera animé par Fabrice Epelboin (journaliste web ReadWriteWeb), et seront notamment présents à la tribune :

- Jean-Marc Manach journaliste spécialiste de l’impact des technologies sur la société et auteur de «La vie privée un problème de vieux cons ? »

- Dominique Cardon sociologue au laboratoire des usages SENSE d’Orange Labs et auteur du Livre « La démocratie Internet »

- Paul Da Silva président du Parti Pirate

Jean Bernard Bros Président de la Fédération Parisienne du PRG, Adjoint au Maire de Paris en charge du tourisme et des nouveaux médias locaux

Laurence Goldgrab secrétaire nationale du PRG en charge des relations avec les milieux culturels, Conseillère de Paris et du 18e arrondissement

Inscription : prgpourparis@hotmail.fr

Changer de moteur de recherche? Un long processus!

Alors que ce début d'année est très riche en actualité dans l'univers de la recherche avec bien sûr l'annonce du nouveau moteur de recherche de Microsoft Bing, le moteur de recherche d'origine indienne Yauba ou encore le moteur de recherche Wolfram, on peut s'interroger sur le processus d'adoption d'un moteur de recherche et les stratégies marketing qui lui sont attachées.

Google
Le leader incontesté depuis quelques années est bien évidement Google, qui en plus de proposer un service de base de très grande qualité, a su se renforcer de manière transversale en déclinant sa marque pour tous nos usages du web tout en mettant en avant son service de recherche. Le moteur est présent sur la plupart de nos points d'entrée ou de passage sur le web: Les Navigateurs web par le biais de la page d'accueil de Firefox et de sa barre de recherche rapide ou avec son propre navigateur Chrome, sur les pages d'accueil des portails et des FAI (free, club internet, aol, etc.), sur youtube (qui représenterait 20% du total des recherches), sur les réseaux sociaux (Myspace, Orkut), sur les services de messagerie (gmail et bientôt Wave, laposte), sur la téléphonie mobile, etc. Les points d'accès à google sont donc nombreux, ce qui limite d'autant la concurrence potentielle. De plus, la plupart des utilisateurs sont peu prompts au changement et sont souvent étrangers aux enjeux liés à la recherche d'information sur Internet.

La pénétration par google du marché a elle même été longue. Il existe une résistance normale envers les nouveaux produits ou les nouveaux services. Soit par méfiance, soit par attachement. On a facilement des relations sentimentales avec les sites qu'on utilise quotidiennement, et le processus d'adoption se fait rarement du jour au lendemain, il passe par des prescripteurs (amis, médias, etc) et par des usages répétés. Mais une fois un client fidélisé, il est très dur à reprendre par ses concurrents, surtout si le service est de qualité croissante.  Dans sa stratégie Google prend en compte ces facteurs et limite par tous les moyens les points d'entrée pour ses concurrents, via le rachat ou la création de services clés particulièrement populaires, et il améliore quotidiennement son moteur de recherche.

Bing
C'est dans ce contexte qu'il faut replacer le lancement de Bing par Microsoft, qui est un des rares acteurs à avoir le potentiel pour concurrencer sérieusement Google de manière frontale. En effet, ils possèdent les moyens financiers et techniques nécessaires (au niveau des serveurs, des chercheurs, des commerciaux, etc.). Comme Google, Microsoft est présent dans de nombreux usages du Web: Internet Explorer pour la navigation (+ de 70% de parts de marché...), MSN et Hotmail pour la communication, participation dans Facebook pour les réseaux sociaux, forte présence dans la téléphonie mobile....

Mais ils doivent faire face à la barrière de l'usage. L'intérêt des utilisateurs pour changer de moteur de recherche est faible, Bing n'apportant pas de nouveautés déterminantes par rapport à Google. La campagne de communication de Microsoft pour le moment est un succès, chose rare pour l'un de leur service, ils ont été capables de créer un très fort buzz plutôt positif autour de Bing. La part de marché du moteur a fait un bond pendant quelques jours. La diffusion des spots publicitaires devrait avoir un effet similaire. Le processus de changement a donc une petite chance de s'enclencher ce qui entrainerait une hausse durable de sa part de marché. En effet, les utilisateurs ayant entendu parler de Bing auront tendance à le tester ou à le retester lorsque les (...)

Le sommet du G20, un bon exemple pour comprendre l'intérêt de Twitter

Twitter est un site de Micro-Blogging qui permet d'échanger de courtes brèves limitées à 140 caractères. Il peut s'agir de textes et de liens. Grâce à de multiples applications, on peut aussi partager des vidéos, des images et diffuser ses flux rss.
A l'origine Twitter était un site où les membres disaient simplement ce qu'ils faisaient, tout comme sur les statuts facebook actuellement. Comme souvent sur Internet, les utilisateurs se sont appropriés ce service très simple d'utilisation et en ont déterminé l'usage. Ainsi, twitter est devenu un lieu d'échange d'information très courte et surtout actuelle. Les professionnels s'en servent par exemple comme d'un outil de veille et de diffusion. Il est en effet possible de suivre les actualités des autres membres du site et de partager les siennes. De plus en plus de sociétés sont présentes sur Twitter dont notre communauté Fest21. Plus de 6000 s'inscriraient chaque jour sur le site.

Pour comprendre un des grands intérêts du site, rien de mieux qu'un exemple concret et actuel.

Imagineons que vous soyez très intéressés par l'actualité et en particulier par le sommet du G20 qui se tient actuellement à Londres.
Votre première réaction sera d'aller sur google et de taper par exemple G20. Sur la première page, vous trouverez une page Wikipedia sur le sujet, quelques articles datant du matin ou d'il y a quelques jours, une page sur les supermarchés G20, et deux publicités à droite. Si vous souhaitiez par exemple savoir comment se déroulent les manifestations vous affinerez un peu votre recherche.
En tapant manifestation G20 londres vous apprendrez, ce que vous savez certainement déjà, qu'il y a eu un mort pendant les manifestations. 9 des dix pages qui s'affichent proviennent de média (qui reprennent pour la plupart les dépèches afp) et la moitié ne datent pas d'aujourd'hui. Sur un sujet à chaud tel que celui ci le résultat est un peu frustrant. Toujours dans google vous pouvez aussi taper "actualité G20"et le résultat sera grosso modo le même.
Maintenant faisons le même test en tapant G20 dans twitter. Par défaut 15 résultats s'affichent, il s'agit des "twitts" les plus récents. A 17h heure française, on découvre les réactions des personnes, on apprend les montants alloués, les dernières nouvelles à propos des manifs, on trouve plusieurs liens sur le sujet. Vous pouvez afficher plus de résultats si vous le souhaitez. Ainsi, minute par minute, on peut suivre le déroulement de l'action de manière bien plus fine qu'avec google.

Mais Twitter a aussi ses propres limites. Pour l'instant le service est encore peu connu en dehors de la sphère Internet, celà est particulièrement vrai en Europe. Le site a néanmoins connu une croissance de plus de 100 (...)

Mobilité, Streaming et Téléchargement

Le téléchargement est il encore d'actualité?

C'est un peu la grande question que tout le monde se pose actuellement en plein débat contradictoire sur la loi HADOPI. D'un côté les majors, les producteurs et certains artistes dénoncent l'effet dramatique du téléchargement sur leur vente, de l'autre des mouvement de tous bords (artiste, milieu open source, association de protection des libertés individuelles, etc.) y percoivent une opportunité pour la création et/ou un droit constitutionnel.

Mais quid des usages?

On sait que dans la sphère internet les progrès sont très rapides et vont dans le sens des besoins des internautes. Dans la musique, le téléchargement illégal se caractérise par une forte demande pour la gratuité et pour la mobilité (morceau sans drm pour les baladeurs).

Dans ce sens 2008 a été une année très riche. Tout d'abord avec l'iphone, qui a popularisé l'internet à haut débit sur les téléphones portables (3G en France) et qui facilite grandement l'accès et la mobilité des données. En ce qui concerne la gratuité, l'année 2008 en France a été celle de Deezer, sur lequel on peut écouter plus de 3 millions de chansons gratuitement et légalement. Le site compte actuellement près de 7 millions de membres. Ainsi, pour écouter de la musique, il est bien plus pratique de se connecter sur deezer que de télécharger les morceaux, l'accessibilité joue en faveur du site.

Convergence des services

Depuis peu, il est possible d'écouter les morceaux de son choix via Deezer sur l'iphone et même ses playlists (cette option sera payante). Donc en théorie, plus besoin de télécharger de MP3, car sur son ordinateur comme sur son téléphone, on pourra écouter librement la musique de son choix. La portée de cette convergence reste limitée pour le moment, notament pour des raisons pécunières. En effet, pour en profiter pleinement, il faut un abonnement 3G illimité et payer l'option deezer+.

Une tendance durable?

Mais si la tendance se confirme, elle pourrait révolutionner nos usages de la musique. L'accessibilité totale de ses morceaux passeraient par une interface Web via Deezer ou consors, et on pourrait les écouter sur son ordi, son téléphone et sur tout les supports disposant d'une connexion internet (actuellement ou prochainement: TV, Radio, Frigo, Ebook, etc.) Cette évolution irait dans le sens des usages des internautes, très demandeurs de mobilité et de gratuité. Orange ne s'y trompe pas, et vient d'annoncer le lancement d'un concurrent à deezer, qui s'apellera wormee. La gratuité sur tous les supports n'est pas assurée, en particulier sur les portables, bien que l'accès via Wifi puisse changer la donne. 

Mais en terme de modèle économique, ces services prennent en compte "l'utilité" des utilisateurs (l'utilité en économie définit les préférences ou les besoins des usagers, ici elle est déterminée par des variables telles que la mobilité, l'interopérabilité, la simplicité d'utilisation et le coût du service) et pourraient prendre le pas sur le téléchargement légal ou illégal, et sur la vente de CD, tout en assurant des revenus aux maisons de disques.

Dans les autres secteurs de la culture?

On considère souvent la musique comme représentative des évolutions dans les autres secteurs (...)

Amour Universel

Amour Universel est le titre de la nouvelle que je viens juste de terminer. Pour sa rédaction, j'ai été beaucoup inspiré par le livre de Ray Kurzweil "Humanité 2.0" pour lequel j'avais participé à la relecture chez M21 Editions. Je ne partage pas son optimisme dans les nouvelles technologies. Le progrès ne modifie pas le caractère humain et il va dans le sens de nos instincts et de nos besoins. A travers cette nouvelle, j'ai donc voulu donner un aperçu de ce que pourrait être un monde où notre civilisation aurait atteint "la singularité", en opposition à R. Kurzweil, l'univers est assez sombre avec juste quelques touches de couleurs comme dans notre société actuelle.

Vous pouvez la consulter sur scribd.

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Le cas Nine Inch Nails

Alors que la loi sur la riposte graduée continue à faire débat et que plusieurs pays semblent suivre la voie de la France (la Grande Bretagne, les USA...) en matière de lutte contre le piratage, le cas de Nine Inch Nails peut porter à réflexion sur les modèles de diffusion numérique.

En effet, il y a quelques jours le Journal du Net publiait un article sur les meilleures ventes d'album d'Amazon en 2008. Le numéro un est le nouvel album de Nine Inch Nails "Ghosts I-IV", sorti en avril 2008. Toujours selon le JDN l'album s'est écoulé à 750 000 ex. dès la première semaine de sa sortie.

Ce qui est intéressant dans ce cas, c'est que l'album était distribué sous licence creative common, il pouvait donc être librement partagé sur les réseaux Peer to Peer. De plus, il était en écoute libre sur Myspace pendant une période limitée.

Il n'existe donc pas nécessairement de relation négative entre le téléchargement et la vente d'album. Le streaming audio comme le téléchargement sont de bons moyens de découvrir ou de faire découvrir des artistes. Pour les labels, il pourrait s'agir de puissant support de diffusion et de communication peu couteux et très populaire. 

Certains l'ont bien compris et proposent librement des morceaux, tels Dido avant la sortie officielle de son album, Radiohead ou encore Noir Désir chez nous.

Il est dommageable à mon sens que ces pratiques nouvelles ne soient pas prises en compte dans la nouvelle loi, qui ne fera que retarder l'évolution nécessaire du secteur dans notre pays. Les réseaux P2P ne sont pas destinés nécessairement au piratage, c'est les internautes qui en ont fait cet usage pour pallier à la déficience de l'offre. Des déclinaisons commerciales avantageuses pourraient très bien être développées, de même dans le secteur du streaming audio, marché sur lequel se lance beaucoup de Start Up dont Deezer et Musicme, en accord avec la SACEM et les majors.

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1 Mois avec google chrome et...

Voilà, ca fait un petit mois que j'utilise courrament Google Chrome et comme pas mal d'autres utilisateurs je vais remigrer vers firefox (après avoir longtemps utilisé Flock, très bon navigateur mais un peu long pour les ordis pas très puissants). D'après Silicon, la part de marché du navigateur de google est passé de 1.59% en Europe à 1.03%, soit moins que Safari.

J'ai adoré la rapidité de Chrome. C'est vraiment idéal pour lire rapidement ses mails et la presse. Et la recherche par la barre d'adresse est vraiment pratique.

Par contre, il montre très vite ses limites pour un usage professionnel. Les bugs sont encore nombreux, les plug-in limités, les ralentissements récurrents, le streaming vidéo et musical passent toujours pas très bien et le plus embêtant (dans mon cas) est que Chrome ne garde pas en mémoire les données dans les formulaires automatiques (pour les inscriptions, les bases de données, etc.) ce qui fait perdre beaucoup de temps.

Je n'aime pas trop non plus la manière dont les fichiers sont téléchargés (on ne peut pas réelement voir l'état d'avancement) et les flux rss sont mal gérés. La gestion des favoris n'est pas géniale non plus. 

Mais je trouve que pour une navigation occasionnelle sur le net, Chrome est le navigateur idéal. Beaucoup de personne, hors de la sphère "techno", pourrait être séduite. Il est simple et rapide.

Mais le problème est que cette cible est aussi celle qui est la moins susceptible de changer de navigateur. La plupart des internautes occasionnels utilisent leur navigateur par défaut, Internet Explorer, sans se poser de question ni chercher plus loin. C'est aussi ce qui explique la part de marché toujours aussi importante d'IE (entre 60 et 70%), dont une bonne moitié avec IE 6 qui n'est pourtant plus très adapté à l'internet actuel. 

L'adoption de nouveau service, pourtant plus efficace, est souvent très longue une fois passé le seuil des "early adopters". Je trouve que dans les stratégies de marketing et de communication de bons nombres de société ce dernier aspect n'est pas assez pris en compte. Nombre de service s'axe trop vers les early adopters alors qu'ils sont par définition volatiles, alors que le potentiel de fidélisation est bien plus fort dans d'autres segments de la population. 

Et en passant, la bêta du dernier Firefox est à présent disponible (3.1), avec justement leur moteur TraceMonkey qui devrait lui assurer une vitesse d'execution équivalent à celle de Chrome (source: silicon.fr). Affaire à suivre :-) 

 

Les clips, un autre moyen de monétisation sur Internet?

Universal en partenariat avec Allocine vient d'annoncer le lancement du site Alloclips (source: Mashable) sur lequel vous pouvez consulter des milliers de clips de la Major, récents ou anciens. Certaines vidéos sont accompagnées d'une bio de l'artiste qui renvoye au site d'universal où vous pouvez acheter la chanson.

Toutes les vidéos sont exportables grâce à un "embed code". Il s'agit d'une petite révolution dans le secteur, les majors ayant  plutôt tendances à limiter le plus possible la diffusion de leurs contenus. Cette option permettra probablement de faire connaître plus rapidement le site.

Avant chaque Vidéo s'affiche une courte publicité d'une dizaine de secondes qui n'est pas gênante. Lorsque vous importez une vidéo d'Alloclips sur votre site, la publicité demeure. Cela décuple l'intérêt pour un annonceur de faire une campagne sur le site. Ses publicités seront visibles autant sur Alloclips que sur les blogs de milliers de personnes.

La publicité sur les clips sur Internet pourrait représenter une source de revenus non négligeable dans un avenir proche pour les labels. Et à l'inverse de la télévision, la durée des clips n'est plus limitée ce qui peut laisser une plus grande place à la créativité. 

Reste à savoir si ce nouveau site aura la visibilité suffisante pour se substituer aux plates formes telles que Youtube et Dailymotion ou des millions de clips vidéos sont déjà diffusés, la plupart illégalement. L'enjeu pour les majors et les autres labels étant de percevoir les revenus qui leur reviennent à eux et aux artistes. 

Des accords entre labels et les plates formes de vidéos ont déjà été signés, les contenus officiels sont mis en avant sur celles ci, mais la part des revenus percus doit rester faible. Et les clips ne disposent pas d'une aussi bonne visibilité que sur Alloclips par exemple.

Cette étape supplémentaire de désintermediation où les producteurs développent leur propre service  pour diffuser leurs contenus a aussi été observé dans la vidéo avec le site Hulu.com sur lequel on peut regarder des centaines de séries légalement.

On peut ainsi se demander si à terme le contenu des plates formes vidéos (youtube, dailymotion) ne risque pas de s'appauvrir fortement. Les contenus à forte valeur ajoutée, c'est à dire qui attire le plus d'audience et de publicitaire, étant disponibles sur des sites dédiés, de qualités équivalentes et mieux organisés. Si cela se confirme, il se reposera alors la question récurrente du financement de ces plates formes qui tardent encore à trouver un modèle économique viable...

 

ps: Sur Alloclips ne seront pas diffusés uniquement des clips d'universal.

 

Les moteurs de recherche, désuets?

En passant sur Techcrunch ce matin, j'ai eu l'occasion de découvrir puis de tester le service du site Internet Mashlogic, qui renvoye des informations en provenance de sources diverses (wikipedia, techcrunch, linkedIn, etc.) lorsqu'on passe la souris sur certains mots. Les informations s'affichent dans un petit cadre qui n'est pas intrusif. Il faut rester une petite seconde sur le mot faiblement souligné pour activer l'affichage, ce qui ne nuit pas à l'exploration de la page.

Un des objectifs de MashLogic est de faire gagner du temps à l'internaute, afin qu'il n'ait plus besoin à chaque terme qui l'interpelle d'utiliser un moteur de recherche. Pour le nom d'une personnalité par exemple, ou pour une société, un lieu, etc. Et il faut avouer que c'est assez concluant pour un premier essai.

Dans le net qui se préfigure aujourd'hui et qui pourrait se généraliser demain, on assiste de plus en plus à une décentralisation de l'information.

Par les réseaux sociaux d'abord, où le classement de l'information est organisé par affinités et est segmenté. 

Par les flux rss ensuite, qui permettent de suivre très simplement l'actualité de dizaine de sites simultanément sans avoir à les consulter directement.

Par les Widgets, basés souvent sur les flux rss, grâce auxquels on peut diffuser la même information sur différents supports et qui sont synchronisés.

Ou encore par des services tels que Mashlogic, nous offrant directement des informations selon des sources "sûres".

Paralèllement, plus on utilise Internet, plus on a tendance à se servir de tous ces services qui font gagner beaucoup de temps et permettent de gérer un flux important d'information.

On a tendance à moins se servir des moteurs de recherche car on sait où trouver les informations qui nous semblent les plus pertinentes et surtout les moteurs de recherche tels que Google apparaissent de moins en moins comme la colonne vertébrale du web. Avec la multiplication des contenus et des communautés, les informations semblent de plus en plus circuler par des canaux qui "échappent" aux moteurs de recherches, car très mal référencés. On peut par exemple penser aux millions de pages sur Facebook (notamment les groupes ou les profils pros) ou les milliers d'univers netvibes où sont diffusés beaucoup de contenus pertinents.

Mais il serait faux de dire que demain on ne se servira plus des moteurs de recherche, bien au contraire. Mais on y cherchera certainement des informations plus pointues, plus sélectives et à "usage unique". Ainsi, les liens sponsorisés sur google et consors perdront peut être dans l'avenir de leur importance à la faveur de publicités plus ciblées sur les réseaux sociaux par exemple. (voir l'article sur le service de pub qui vient d'être lancé sur Myspace)

Le marché de la publicité sur Internet pourrait lui même prendre un autre visage, avec des campagnes très ciblées ou utilisant les nouveaux supports de diffusion de l'information (flux rss, widget, blogs, etc.).

 

Premier succès pour Mymajorcompany

Comme l'annoncait Techcrunch il y a quelques jours ou si vous êtes restés rivés sur l'écran de la Tv à écouter des chaînes musicales, vous vous êtes apercus que derrière le chanteur Gregoire se trouvait Mymajorcompany comme producteur.

Le chanteur a pu en arriver là grâce aux apports des internautes qui touchent ensuite un intéressement si l'artiste de leur choix est produit. Pour Mymajorcompany, ce premier succès devrait augmenter les donations pour ses autres artistes. Ne sont produits que les artistes qui ont atteint 70 000 euros de "dons".

Avec Grégoire, Mymajorcompany renforcera aussi probablement sa présence dans les médias musicaux (radio, chaine musicale, webradio, etc.) et en développant une certaine expertise, ils parviendront peut être à créér d'autres "tubes" grâce à une stratégie de diffusion originale. En impliquant les internautes, ils réduisent les risques financiers et créent un effet bouche à oreille.

Dans différents domaines, plusieurs sociétés développent des services similaires, pour financer des films par exemple, des start-up, des associations, etc. Les sites se rémunèrent ensuite sur des % des dons, par la publicité ou par des services tiers.

Dans la musique, le concurrent direct de Mymajorcompany est I Sell a Band qui propose un service proche et est apparu avant Mymajorcompany. On peut aussi citer Mygroovypod qui s'est inspiré de ce modèle de manière originale pour que les fans puissent financer les concerts de leurs artistes préférés en l'échange de différents avantages (billet du concert + vidéo et musique à télécharger de l'artiste).

Ainsi, là où on annoncait la disparition des intermédiaires grâce à Internet, on assiste plutôt à l'apparition de nouveaux acteurs qui proposent des services adaptés aux nouveaux besoins des artistes, chacun ayant sa chance; le choix final appartenant à l'internaute.

Peut être que les majors suivront en proposant leur propre service si le succès de ces plates formes se confirme? 

Une nuit à l'Ososphère

Récit de quelques instants magiques, au coeur de la musique éléctronique et de l'Art Numérique, à l'occasion du Festival de l'Osophère qui a eu lieu à Strasbourg le 26 et 27 Septembre.

D'abord dérouté par ce monde et ces Arts nouveaux, on se prend vite au jeu. On découvre avec le sourrire les folles créations de certains artistes et on écoute avec attention les explications des médiateurs devant chaque oeuvre. On touche, on regarde, on crie. Chacune des oeuvres est un appel à l'interaction; signe des temps?

 

Cet art se veut plus vivant, mais il laisse aussi parfois un peu froid. On ne comprend pas toujours l'approche des auteurs ou bien on se lasse rapidement.

De grands espaces étaient dédiés à l'art numérique durant le festival. Il n'était pas uniquement exposé, mais bien vivant sur les facades des batiments, dans la rue, dans les salles de concert.

C'est ce mélange, bien réussi, qui nous plonge dans une atmosphère si particulière. L'ososphère nous porte dans un monde de couleur, de sons et d'art; où chacun de nos sens sont mis en éveil.

 

 

Yahoo et la longue traîne des moteurs de recherche

Il y a quelques jours, Yahoo a annoncé (article en francais sur zdnet) le lancement de son nouveau service BOSS, à partir duquel les sociétés inéressés pourront créer très facilement leur propre moteur de recherche basé sur la technologie de Yahoo à l'aide d'une API.

Les premiers mois, aucune contre partie ne sera demandée; ensuite les sites les plus populaires devront insérer des publicités sponsorisées de la régie pub de yahoo. 

Cette initiative a pour objet de faciliter l'émergence de nouveaux moteurs de recherche en leur fournissant une solution clé en main. Cependant, il semble peu probable que ces nouveaux venus viennent réelement concurrencer les leaders du marché.

Mais avec des services personnalisés, ils pourront toucher des cibles particulières et participer à la segmentation du marché à faible coût. Il existe actuellement une centaine de moteurs de recherche, dont la plupart ne dépasse pas les 1% de part de marché.

Avec le service BOSS, le nombre de moteur de recherche pourrait exploser. Beaucoup de sites pourraient proposer leur propre solution de recherche et l'améliorer. Yahoo pourrait bien impulser une dynamique nouvelle dans le secteur et favoriser l'allongement de la longue traîne, tout en profitant des améliorations apportées par la communauté.

Ils anticipent qu'en cas de succès de leur initiative, les moteurs de recherches alternatifs prendraient plus de part de marché au leader Google, qu'à eux mêmes. Et au pire, ils en retireraient toujours une part de revenu.

Face au service BOSS, la future stratégie de Google ne sera pas simple. La société étant plutôt réticente pour dévoiler son célèbre algorythme. Mais en manquant de réactivité, ils pourraient probablement perdre quelques parts de marché à terme.

Pour concurrencer Google, Yahoo a donc pris le chemin de l'innovation et de la participation, là où Microsoft suit des stratégies de marketing et de rachat plus classiques...

 

Ebook: Une responsabilité sociale des éditeurs?

La musique et la vidéo

Dans la musique et le cinéma, Internet a entraîné de profonds bouleversements des usages, des modèles économiques et juridiques.

De nouveaux acteurs, principalement américains tels Apple (itunes et ipod), Myspace ou encore Youtube ont profité de ces changements pour se développer et déployer leurs services à travers le monde. Avec eux, c'est tout un modèle de société qui s'est diffusé, celui d'outre atlantique.

Aux Etats-Unis, comme dans certains pays d'Europe, la culture est considérée comme un bien économique identique aux autres. Les droits de reproduction et d'exploitation sont soumis à la « common law » très avantageuse pour les sociétés, mais beaucoup moins pour les auteurs. Ce texte de loi favorise une certaine culture de masse au détriment de la diversité, et est moins favorable aux droits moraux et pécuniaires des auteurs.

Dans la musique en ligne par exemple, il est presque devenu banal de ne pas payer les auteurs, et le concept de licence global ne leur assurerait que des revenus très limités. On assiste ainsi progressivement à une désacralisation de la création artistique, même dans notre pays alors que celle-ci est au cœur de notre identité.

Le secteur du livre

Dans le livre, les changements ont été moins rapides et le secteur est resté relativement protégé. La lecture en ligne est désagréable même pour les plus jeunes et les lecteurs epaper, bien qu'à présent très aboutis, restent chers. En France, les auteurs, malgré leur talent variable, restent respectés dans leur processus créatif et sont rémunérés honnêtement quand ils sont édités.

En ce qui concerne le numérique, on perçoit un certain scepticisme de la part des grands acteurs de l'édition, des éditeurs de logiciels ou de services sur Internet et des constructeurs électroniques. Dans la tradition française de ces vingt dernières années, ils optent pour une stratégie de « suiveur », c'est-à-dire qu'ils observent l'évolution des usages et si ils se généralisent ils proposent leur propre offre.

C'est ainsi que notre pays a raté de formidable opportunité économique sur Internet alors que nous possédions les capacités technologiques et les connaissances pour créer sur notre sol des sociétés telles que Google, Yahoo, Amazon, Myspace, Digg, Youtube ou encore Second Life.

Et ce constat risque de se répéter dans le secteur de l'édition alors qu'à terme le succès des lecteurs epaper est presque certain ainsi que les évolutions qu'ils vont entraîner. Pourtant, la France, technologiquement parlant est au même niveau que les Etats-Unis, Taïwan, le Japon ou la Chine en ce qui concerne l'epaper, les lecteurs, la numérisation et les logiciels de création d'ebooks grâce à quelques Starts Up dynamiques (Mobipocket qui appartient à présent à Amazon, Booken, 4D Concept, M21 Editions, Nemoptic, etc.). Il manque uniquement à ces sociétés un soutien financier fort pour s'internationaliser que les grands acteurs de la chaîne de l'édition pourraient leur offrir.

Mais à cause de cette situation d'attentisme, la plupart de ces sociétés se feront soit rachetées par des entreprises étrangères pour acquérir leur technologie, soit elles resteront cantonnées au niveau national malgré la qualité de leur service.

Pendant ce temps, de l'autre côté de l'Atlantique, les industriels prennent des risques depuis plusieurs années et commencent à avoir de l'avance sur nous en industrialisant leurs processus de création et de diffusion. Une fois encore, se sont leurs services qui risquent de se généraliser et avec eux leur conception du livre.

Dans les vingt prochaines années, le secteur de l'édition en France pourrait connaître une crise équivalente à celle de l'industrie musicale actuellement. Si les lecteurs epaper et les ouvrages numériques connaissent le succès qu'on leur prédit, les librairies puis les diffuseurs perdraient leur raison d'être.

En (...)

Crise aux USA, une chance pour les Start Up européennes?

Alors que la situation se déteriore aux USA, suite à la crise des subprimes, l'économie Européenne reste à peu près stable pour le moment.

Cette situation pourrait être très favorable au rachat de société américaine prometteuse par des acteurs européens.

Pendant les crises économiques, même passagère, le marché de la publicité baisse de manière quasi automatique. Sur Internet, ce constat se vérifie aussi et le marché devrait connaître une croissance moindre que l'année précedente. Celà fragilise les modèles économiques de nombreuses sociétés, dont les business model se base principalement sur la publicité. La valorisation de certaines stars du Web 2.0 (facebook, digg, twitter, etc.) vont certainement être revue à la baisse et pourrait donner lieu à des acquisitions intéressantes.

Avec un euro fort et un marché publicitaire en croissance sur Internet, les sociétés européennes pourraient être en situation de force si elles saississent leur chance ;) Et ce d'autant plus, que nos banques et nos fonds d'investissements ont moins souffert de la crise financières ce qui facilite de potentielle levée de fonds...

Cette situation présente aussi des opportunités pour les entreprises américaines "traditionnelles" qui souhaitent investir sur Internet et qui ont d'important fonds propres. On peut par exemple penser aux sociétés de téléphonie mobile, aux fournisseurs d'accès, aux fabricants éléctroniques et de logiciels.

Windows pourraient peut être ainsi acheter à bon compte des sites web captant une forte audience à un coût moindre pour rattrapper Google sur le marché de la publicité en ligne, alors même que ce dernier devrait être un peu affaibli par la crise actuelle...

Applications sur Myspace: C'est parti!!!

Ce matin, j'ai recu une première invitation de Myspace pour utiliser une des applications les plus populaires sur Facebook: "Beer", qui permet d'offrir des bières à ses "amis".

Les applications, qui utilisent la technologie de l'open social (initiative lancée par Google), sont donc officiellement disponibles. (cf: article sur techcrunch)

Curieux, j'ai accepté l'invitation et je dois avouer que je suis vraiment décu. Alors que sur Facebook, l'intégration et l'utilisation sont très simples, rapides et intuitives, sur Myspace je n'ai toujours pas vraiment pu utiliser l'pplication.

Pourtant les applications devraient augmenter le regain d'intérêt des utilisateurs pour Myspace, ou tout du moins les inciter à retourner sur leur profil pour tester les nouveautés. Mais la dimension virale (par rapport à facebook) me semble limitée et pas optimisée à l'interface de Myspace.

Dans les mois prochains, je pense que Myspace verra son audience réaugmenter, puis elle recommencera probablement son déclin. C'est dommage que le site, qui pendant plusieurs années avaient été capables d'anticiper et de répondre aux besoin des utilisateurs, ne fassent plus que reproduire les innovations de ses concurrents sans même les améliorer. Celà est peut être du à l'influence de sa maison mère (Newscorp), dont la préoccupation première semble être la rentabilisation du service plutôt que son évolution "technologique".

A terme, Myspace pourrait vraiment se faire distancer par de nouveaux arrivants, alors même que le phénomène de buzz s'institutionalise par le biais de relais incontournables (des blogs prescripteurs par exemple: techcrunch, Mashable, etc.) et que certains sites peuvent connaître des progressions à trois chiffres voire à dix chiffres pour Fubar (dont le modèle m'impressionne de plus en plus...)   

Si celà se confirme, Myspace restera un cas d'école sur les bonnes pratiques du marketing viral dans un premier temps, puis ses limites dans un second temps.

D'un autre côté, celà peut aussi nous amener à nous interoger sur le modèle le plus pertinent pour le web 2.0. A savoir: Une très forte audience ou bien une rentabilité confortable... 

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