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CE BLOG N'EST PLUS ACTUALISE. IL PRESENTE SEULEMENT LES ARCHIVES de août 2006 - juillet 2008 du blog NouvoLivrActu de Lorenzo Soccavo, Prospectiviste de l'édition. NOUVEAU BLOG = http://ple-consulting.blogspot.com
Les e-books sont-ils des livres ? (Argumentez en commentaires...)
- 17.01.2008
- videoblog de Nouvolivractu















Pour moi : oui, car l'important n'est pas le contenant mais le contenu. J'ai découvert cet été le célèbre roman d'Alain Fournier, "Le Grand Meaulnes" (avant de me rendre aux Journées des Futurs de l'Ecrit qui se déroulaient à quelques kilomètres de l'action du roman...), je l'ai découvert et lu sur une tablette e-paper (Iliad), et bien je vous assure que mon sentiment d'évasion dans l'histoire fut exactement le même que si je l'avais lue en livre de poche ! Je vous le jure ;-)
Lorenzo Soccavo
et si justement ce qu'on apprenait ici-même depuis des mois c'est que la question ne se pose pas : ils se complètent et ne se mangent pas ? et que l'invention de l'un complète celle de l'autre, dans les deux sens ? en tout cas, et ça rejoint pas mal de discussion avec libraires et éditeurs sur la consitution progressive de contenus numériques associés à la publication graphique d'un livre, l'impression qu'il nous faut absolument dépasser ce faux antagonisme et qu'il y a un terrain formidable d'invention (y compris économiquement : j'assistais la semaine dernière à présentation d'un projet code-barre pour le contenu numérique imprimé sur le livre après l'ISBN, et on télécharge sur clé ou borne, dans la librairie elle-même, le contenu numérique associé...)-
Donc vous devriez être OK pour dire qu'un e-book est un livre (?) Et voter : oui. Non ?
Pour ma part, je dis juste que, par expérience, je peux avoir les mêmes sensations de lecture sur e-paper que sur livre de poche. C'est tout. Je ne prophétise absolument pas que l'e-paper va remplacer les livres ou que le numérique va dévorer le print tout cru ;-)
Lorenzo Soccavo
Un livre est un ensemble de feuilles reliées ou brochées; un e-book est un appareil électronique. L'e-book et le livre, ce sont deux supports différents pour la lecture. Demander si un e-book est ou non un livre, c'est comme de demander si un fichier mp3 est ou non un CD... la réponse est non.
Certes... Mais pour moi un e-book est un contenu numérisé (un contenu) et on lit un e-book sur un reader e-paper, par exemple.
J'ai fait exprès de poser la question ainsi, car ainsi elle peut contribuer également à entretenir le débat sur le vocabulaire (une tentative intéressante d'y voir plus clair est en cours au Québec, voir ici : http://manuscritdepot.com/internet-litteraire/actualite.70.htm)
Lorenzo Soccavo
La question du nom des readers n'est pas tranchée, vous pouvez les appeler e-books, liseuses, e-readers, comme vous voulez. En ce qui concerne le contenu, on dit "ebooks" ou "eBooks" ou "livres numériques", pas e-books. Allez voir sur les sites qui en vendent: Numilog bien sûr mais c'est pareil chez Fictionwise, Netlibrary, Overdrive, mobipocket, ebooks.com etc.
OK, la question est donc : Les ebooks sont-ils des livres ;-)
Lorenzo Soccavo
qu'on discute de cette articulation (par exemple, à votre réponse, Lorenzo, j'aurais repris : c'est que je n'aime pas plus le livre de poche que le gris CyBook et, sauf lorsque j'y suis contraint, préfère toujours une édition "classique"), je désparrouve fortement le recours à ce genre de vote qu'on trouve partout sur le Net (sites Libé et Le monde y compris) et que je trouve une concession trop grande à la bêtise consensuelle de l'époque : argumentons oui, mais sondages non ! dit avec le smiley qui convient (choisissez!) - ça me souvient d'il y a un an à peu près, quand la version précédente du site Livres Hebdo proposait de voter selon le même principe de petits ronds à cliquer sur qui méritait mieux le Goncourt, à 5 ou 6 et en 2 nuits on avait complètement changé le résultat et attiré l'attention sur un des concurrents sans aucune chance pour le cacochyme prix, mais qui au moins nous semblait un peu plus méritant de la littérature!
mais je complète aussitôt : en parfaite bonne compréhension amicale de comment les petits ronds proposés sont une très pertinente provocation sémantique ! et qu'on ne coupera pas de la question !
Oui, je considère que les livres numérisés (je refuse d'employer le mot ebook) sont des livres.
D'autre part je trouve que l'on perd beaucoup d'énergie à essayer de trouver le support idéal de lecture: je ne dépenserai certainement pas plusieurs centaines de dollars pour acheter un appareil qui ne servirait qu'à lire des livres et qui se démoderait dans les six mois, si ce n'était pas déjà fait à l'achat..., alors que j'ai un ordinateur qui fait tout ça.
Le livre numérisé, pour moi, a un immense avantage: c'est de pouvoir avoir à sa disposition des centaines, voire des milliers de livres, souvent gratuitement...
Tout ce que je demande à un livre numérisé, c'est que la numérisation ait été fait de manière impeccable (pas de Gutenberg, s.v.p.) et, en second lieu, ce qui ne gâte rien, que la présentation soit jolie.
Le reste, les Iliad, les machins-truc, je m'en fous pas mal... JD
La question ne se pose pas en ces termes, et relance la confusion à partir de l'ambiguïté de la notion de livre.
On en a déjà longuement débattu du côté de teXtes…
Pour les liseuses, je propose la définition suivante :
Dispositif portable de visualisation principalement ou exclusivement destiné à la lecture de documents textuels numériques.
Par rapport aux définitions du lexique de Serge-André Guay, il me semble qu'il est plus précis de parler d'un dispositif de visualisation (ou d'affichage); seuls OCR et logiciels de synthèse vocale semblent proprement relever d'un appareil de lecture, avec la transformation et l'appropriation impliqués dans l'acte de lecture (à voir par rapport à lecteur de CD, DVD, microfilm, microfiche, …).
Quant à l'assimilation du terme de livrel avec le dispositif, il me semble ne pas correspondre à l'usage dominant quand il est mis dans la liste des appareils…
En tout cas, il serait plus judicieux de l'utiliser pour les documents textuels publiés, qu'ils soient ensuite lus sur liseuse, ordinateur ou tout autre dispositif d'affichage capable de les restituer.
Quant à la question initiale, un livrel correspondant à une œuvre, un titre, un ouvrage…, usuellement diffusé sous la forme imprimée du livre (codex), et remplissant globalement les mêmes fonctions est une expression de l'œuvre.
Moi aussi j'ai assez en horreur ces sondages minutes, pitié Lorenzo.
Les livres sous forme électronique sont vraiment des livres à condition qu'ils soient de la même qualité que celle d'un livre. Je m'explique.
Pour mettre en parallèle avec Les Echos que je reçois tous les matins, j'ai vraiment l'impression que c'est un journal, sa structure, sa présentation, la richesse de ses articles, l'émetteur avec les équipes qui l'ont rédigé, les éditoriaux du jour, bref, tout cela forme un vrai journal. Le support n'est plus essentiel, j'ai retrouvé la même confiance que quand je recevais mon journal par abonnement ou quand je me rendais au kiosque. C'est un vrai journal, il l'est devenu, il a obtenu ce statut dans mon esprit. cela me donne envie de m'abonner à d'autres journaux à des prix intéressants.
Je crois que le jour où j'aurais la même confiance dans les livres électroniques que l'on me vends, avec des prix intéressants, c'est à dire au minimum la moitié d'un livre papier (un livre électronique ne devrait pas être vendu plus de 2 ou 3 euros), alors, oui, ce jour-là, pour moi, les livres électroniques seront devenus de vrais livres. Mais seulement ce jour-là...
Hum... 2 ou 3 euros c'est pas bézef ;-) même chez Kindle Amazon les ebooks sont dans les 9 dollars et des poussières...
Et qu'en diraient les libraires ?
Et puis pour exploser ainsi le prix unique du livre il faudrait que l'ebook reste fiscalement un "non-livre", avec une TVA à 19,60, ce qui n'est peut-être pas le plus grave, mais signifie aussi pas d'ISBN, d'AGESSA, de CPI et tutti quanti...
Je partage par contre avec toi l'idée que pour qu'un ebook soit vraiment un livre il doit respecter une certaine qualité de présentation, de mise en page et ne pas être une simple numérisation brute de décoffrage...
Lorenzo Soccavo
Je suis bien d'accord avec Aldus, le support importe peu. Ce qui fait un livre, ce n'est pas le papier (ou le papyrus, ou le rouleau), c'est bien son essence. Lorsque je travaillais dans la presse, il y a quelques années de ça, je me battais déjà pour faire admettre l'idée que les journalistes, dont j'étais, ne travaillaient pas pour un journal papier, mais pour un titre. La distinction est essentielle, car elle ouvre la porte à la publication électronique (Web ou e-paper) sans avoir à se poser la question de la republication et des batailles sans fin de droits d'auteur. C'était pour moi l'ereur fondamentale des négociations sur les droits d'auteur: pendant que l'on se battait sur l'accessoire (combien doit-on payer le journaliste lorsque son papier est "republié" sur le site Web du même magazine ?) on perdait de vue l'essentiel (comment développer le lectorat du magazine, lectorat qui change et accède au contenu de multiples manières ?).<p> Et je pense que pour le livre c'est la même chose. La définition fiscale du livre est "ensemble de pages imprimées et reliées" (ou quelque chose comme ça, n'est-ce pas Lorenzo ?). Pour moi, c'est bien plus large que ça. Je proposerais plutôt "un livre est une oeuvre de l'esprit transcrite en mots". Que ces mots soient imprimés sur de la pâte à bois ou sur un écran, quelle importance, si ce sont les mêmes mots ? <p>Donc, pour revenir au sondage, pour moi le livre électronique est un livre... entre autres. En tout cas l'ensemble des mots. Pour ce qui est du "reader", c'est un appareil qui sert à lire des livres, au même titre que des lunettes ou de la page de papier. Le même appareil pouvant servir à écouter de la musique aussi. Dans ce cas-là, le reader n'est pas un livre, c'est un baladeur. <p>Cette distinction entre le contenu et le contenant est pour moi capitale.
Je suis d'accord avec aldus pour des livres à 2/3 euros. Pareil pour les bandes dessinées. Ces supports devraient redevenir des supports populaires. Et honnêtement, je n'achèterais jamais au dessus de cette somme. (Après, bien sûr je vois la barre des 3 euros comme une barre correspondant à un certains nombre de pages). Ensuite, cela fait maintenant un mois que je lis avec le sony prs 505. L'habitude m'a montrée que moi et mon amie utilisions soit le mot de "lecteur" pour désigner l'appareil. Nous le considérons alors comme un baladeur. Soit nous l'appelons par le nom du roman ou de l'auteur en cours de lecture "où as-tu posé Le maître et marguerite?", "ha, je vais me poser devant mon p'tit lovecraft" et dans ce cas-là contenant et contenu se confondent. Sinon, pour moi j'ai voté oui, les livres numérisés sont des livres, c'est juste qu'ils sont comme leur nom l'indiquent...ben numérisés. :)
(sinon un petit post de mon blog sur la lecture numérique :))
http://www.yaduboulot.net/article-14320725.html
Sur le fond je suis moi aussi d'accord avec Hervé (Aldus) mais je m'interroge sur la forme à adopter : le modèle économique à mettre en place et la place des libraires dans cette nouvelle donne, les nécessaires évolutions de la législation aussi...
(Déjà les lecteurs sur tablette e-paper peuvent acquérir gratuitement et en toute légalité toutes les oeuvres du domaine public...)
Lorenzo Soccavo
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