videoblog de generationp
Consommer ne suffit plus pour donner du sens, participer est devenu une exigence !
L'illusion perdure : les consultants croient toujours pouvoir appréhender le consommateur dans son processus d'achat
Finally, the research reinforced our belief in the importance not only
of aligning all elements of marketing—strategy, spending, channel
management, and message—with the journey that consumers undertake when
they make purchasing decisions but also of integrating those elements
across the organization. When marketers understand this journey and
direct their spending and messaging to the moments of maximum
influence, they stand a much greater chance of reaching consumers in
the right place at the right time with the right message.
A nouveau une société de conseil croit pouvoir encadrer le processus d'achat du consommateur. A nouveau l'illusion est totale : le consommateur n'est pas une entité différente mais bien un mode d'existence qui est interne à tout être humain. Croire qu'il est possible de l'encadrer est aussi illusoire que de vouloir prédire le comportement humain. Néanmoins cette ambition reste élevée parmi les sociétés d'études et de conseil et cela m'amène à cette question : suis-je dans l'erreur et sinon comment se fait-il que ces entreprises poursuivent cette illusion ?
Je serai ravi de lire vos remarques à ce propos.
- 25.06.2009
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La double nature des technologies : un excellent article
Je vous invite à lire cette intervention d'un directeur de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales à une Conférence sur l'Internet. Dominique Pestre présente de manière claire et liminaire les limites constatées historiquement par l'introduction d'une nouvelle technologie.
Le propos de Dominique Pestre à propos du lien entre technologie et marché confère au marketing un rôle d'acclimatation à la fois, terriblement enivrant et en même temps foncièrement responsabilisant car c'est sur cette fonction d'acclimatation que reposera le succès ou l'échec d'une innovation.
L'invitation d'un historien à une telle conférence est significative de la juste reconnaissance de leur apport à la compréhension du monde actuel. C'est heureux car il n'en fut pas toujours ainsi et ce recours illustre clairement le besoin des organisations à ne plus vouloir envisager demain sans une meilleure compréhension d'hier.
- 24.06.2009
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La nuit du marketing : une excellente manière de fêter la fin d'une année éprouvante
Réservez-votre soirée du 2 juillet. Organisée par l'association français du marketing cette nuit est toujours très sympa et surtout dans des lieux incroyables, l'année dernière chez les forains, cette année à l'Usine.
- 19.06.2009
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Quel rapport entre l'élection européenne, le moral des français et la réunion du Congrés à Versailles
Le score très impressionnant de la liste Europe Ecologie à Paris, près
du tiers des voix n'était pas un phénomène exclusivement urbain. Dans
un petit village de la vallée du Rhône, Saint-Hilaire d'Ozilhan, José
Bové talonnait l'UMP avec 54 bulletins contre 64 au parti de Nicolas
Sarkozy.
Le mouvement de fond révélé par ces élections a été conforté par une enquête parue hier dans Les Echos.
Interrogés sur la valorisation d'inquiétante à rassurante de 150 mots,
les Français ont plébiscité les notions de solidarité et de croissance
verte. Ce résultat confirme à la fois leur haut degré de connaissance
de la situation et est en ligne avec une autre enquête illustrant leur
connaissance avancée de l'économie.
Alors pourquoi le mouvement des Verts français a-t-il décidé de
boycotter le discours de Nicolas Sarkozy devant le Congrès à
Versailles.
Propulsés quasiment à la deuxième place sur un plan national comment
peuvent-ils avoir un comportement de parti extrême qui se défie de
comportements républicains dignes qui peuvent justement prouver à des
français éclairés qu'ils seront prêtes à gouverner demain comme le regrettent logiquement leurs représentants : Les députés François de Rugy et Yves Cochet tout comme la sénatrice
Dominique Voynet avaient jugé «puéril» un boycott, qui relève de
«l'antisarkozysme pavlovien».
L'écart est donc encore grand entre l'aspiration de la majorité des
habitants qui les porte naturellement vers les revendications des
écologistes et une organisation aux réflexes de petit parti. Que de
temps perdu et d'espoir inutilement gâché par la faute d'hommes et de
femmes qui ne veulent pas admettre la réalité. Ceux-ci croient pouvoir
continuer à la façonner comme ils la veulent alors qu'ils sont
aujourd'hui investis de responsabilité mais qui les dépassent peut-être.
- 18.06.2009
- videoblog de generationp
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En 2008, le système fiscal français comporte 214 impôts et taxes différents pour un total de 792.5 milliards d'euros
Un grand bravo aux rédacteurs qui sur wikipedia ont recensé de manière exhaustive et bien classée les impôts et taxes en France.
En 2008, le système fiscal français comporte 214 impôts et taxes différents pour un total de 792.5 milliards d'euros
Loin de moi de vouloir pratiquer une critique de la fonction publique et de l'Etat mais comment ne pas être inquiet en constatant que les intérêts de la dette constituent le 2° poste de l'Etat . Mécaniquement ce poste de dépenses devrait devenir le premier puisque l'Etat emprunte pour payer une partie de ses frais de fonctionnement tous les ans.
Dépenses
Les principaux postes de dépenses de l'État en France étaient en 2006 :
* l'Éducation nationale (60 milliards d'euros),
* les intérêts de la dette (40 milliards d'euros),
* la Défense (35,4 milliards d'euros),
* la Recherche et l'Enseignement supérieur (20 milliards d'euros),
* la Sécurité et l'Intérieur (18 milliards d'euros),
* le Travail (13,2 milliards d'euros),
* la Solidarité (12,6 milliards d'euros)
* et les Transports (9,4 milliards d'euros).
Les dépenses totales de l'État en 2006 se sont élevées à 266 milliards
d'euros, soit un déficit d'environ 45 milliards d'euros. Sur 266
milliards de dépenses en 2006, 118 milliards, soit 45 %, ont servi à
payer les agents de l'État (professeurs, personnels hospitaliers,
armée, police, etc.), dont 30 milliards pour les pensions de ses
retraités.
Les remboursements du capital de la dette à long et moyen terme ne sont
pas comptabilisés comme des dépenses (ce sont des variations du bilan).
Pour 2007, le niveau prévu est de 71 milliards d'euros. Ainsi, capital
et intérêt, l'État français paiera environ 110 milliards d'euros, soit
presque exactement ce qu'il empruntera.
Les recettes 2006 en milliards d'euros
TVA 127,4 (44 %)
l’impôt sur le revenu 58,2 (20 %)
l'impôt sur les sociétés 43,7 (15 %)
TIPP 19,3 (7 %)
Autres recettes fiscales dont l'ISF 14,3 (5 %)
recettes non-fiscales 24,6 (8 %)
* Les recettes non-fiscales sont principalement les revenus du
patrimoine de l’État (la plus grosse part étant constituée de
participations dans des entreprises), le produit de diverses redevances
d'usage du domaine public, et le produit des amendes (en 2006, 760
millions d'euros), pour un total de 24,6 milliards d'euros.
Au total, en 2006, les recettes brutes de l'État se sont élevées à 287
milliards d'euros, auxquelles il faut soustraire un peu plus de 65
milliards de prélèvements au profit des collectivités territoriales et
des communautés européennes. Les recettes réelles nettes de l'État
auront donc été de 221 milliards d'euros.
Les emprunts nouveaux ne sont pas comptabilisés comme des recettes (ce
sont des variation du bilan) ; il est prévu qu'ils représentent 113
milliards d'euros en 2007.
Un site très instructif et un grand bravo à ses promoteurs : l'existence de tels sites est une formidable preuve de l'implication citoyenne au débat public, la garantie d'une démocratie vivante.
- 10.06.2009
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Opel va t-il suivre Simca, Daf ou Rover ou comment une motivation politique est une mauvaise décision économique
L'annonce récente du sauvetage du constructeur automobile allemand fut une décision politique. Rien ne dit qu'elle s'avèrera fondée économiquement pour trois raisons complémentaires : un management improbable, un actionnariat désuni, un marché en sur-capacité de production.
1. Un management improbable
Dés 1988 un dirigeant de General Motors (la maison mère d'Opel)
évoquait l'incapacité du géant de Detroit à se réformer :" we have
vastly underestimated how deeply ingrained are the organizational and
cultural rigidities that hamper our abiity to execute".
Vingt ans plus tard General Motors est en faillite et rien ne permet
d'établir qu'il n'en fut pas de même au siège d'Opel. Or, la relance
d'une entreprise en difficulté repose avant tout sur la capacité des
managers à innover, à penser différemment, à faire beaucoup avec peu :
des qualités à mille lieux du management très bureaucratique et
hiérarchique de General Motors.
De plus le premier défi des nouveaux actionnaires sera de retenir les
cadres les plus méritants qui ont sûrement envie d'aller dans des
sociétés à l'avenir plus prometteur.
2. Un actionnariat désuni
La cohabitation de financiers russes inféodés au pouvoir politique (lire les premières déclarations de V Poutine) avec
des sous-traitants entrepreneurs canadiens n'engendrera pas, par miracle,
des spécialistes de l'industrie automobile. Or, cette industrie est
particulièrement complexe et les récents échecs des fonds
d'investissement acquéreurs de Chrysler et précédemment de Rover
montrent combien ce métier est difficile comme insiste un excellent économiste français, Robert Boyer, dans cette étude du GERPISA (une structure d'analyse et de réflexion dédiée à l'industrie automobile).
Faire fonctionner ensemble : une banque de crédit à la consommation pour le financement des véhicules, un service de distribution et de logistique élaboré et enfin établir la production de haute qualité de voitures attractives sur un marché au mieux stable voire en déclin est une tâche particulièrement ardue où seuls peuvent espérer réussir les plus expérimentés et les mieux armés. Je crains que l'attelage russo-canadien soit bien éloigné de ces contraintes managériales.
3. Un marché en surcapacité
Les spécialistes répètent à l'envie que la capacité de production
européenne est largement excédentaire et les concurrents feront tout
pour essayer de réduire la concurrence en séduisant le (...)
- 05.06.2009
- videoblog de generationp
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Intermédiaires de qualité : une exigence ou un coût inutile ?
Le débat est permanent : avons nous besoin d'intermédiaires ou au contraire les nouvelles technologies vont-elles nous permettre de supprimer les inutiles intermédiaires.
L'excellent Jean-Michel Billaut se félicitait sur son blog de la disparition possible d'intermédiaires. Je lui ai répondu que bien au contraire les intermédiaires nous sont non seulement nécessaires mais qu'ils sont un réel indicateur de la richesse créée selon le principe de la formation de liens faibles de plus en plus importants eux-même constitutifs d'un capital social ou immatériel nécessaire aux entreprises comme aux individus qui les composent.
Cher Jean-Michel,
Lecteur attentif de votre blog permettez-moi de vous suggérer cette remarque : l'économie n'a pas besoin de moins d'intermédiation mais au contraire de bien plus d'intermédiation de qualité. Comme l'a très bien noté Dominique Wolton, "« Autant le monde des media est assez stable, autant celui des nouvelles techniques de communication est instable, au point, (…), de rendre caducs la plupart des travaux de prospective ». Or le sociologue invite quelques pages plus loin à faire sauter ce qu’il appelle le verrou mental : « admettre que du point de vue de la liberté et de la démocratie, un accès direct à l’information, autant pour la fourniture que l’utilisation, sans contrôle, sans intermédiaire, ne constitue pas un progrès pour la démocratie mais au contraire une régression et une menace. Il n’y a pas de rapport entre accès direct et démocratie. La démocratie est au contraire liée à l’existence d’intermédiaires de qualité (1)».
Il en va de même pour les entreprises et il serait possible de lire le succès de la Sillicon Valley par un trop-plein d'intermédiaires (universitaires, firmes de capital-risque, conseils en tous genres (mktg, finance, juridique), journalistes de qualité plutôt que par leur absence.
D'ailleurs j'ai envie de suggérer que la réussite seulement relative de Sophia-Antipolis réside justement dans l'absence d'intermédiaires de qualité. Je ne serais pas surpris de constater le succès ou l'échec futur des pôles de compétitivité à l'aune de la présence plus ou moins importante d'intermédiaires de qualité.
A mon avis ces intermédiaires sont, au contraire, un réel indicateur de
la richesse créée selon le principe de la formation de liens faibles de
plus en plus nombreux, eux-même constitutifs d'un capital social ou
immatériel nécessaire aux entreprises comme aux individus qui les
composent.
(1) : Dominique Wolton, Internet et après ?, Paris, Flammarion, 1999, p. 101.
- 04.06.2009
- videoblog de generationp
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Intermédiaires de qualité : une exigence ou un coût inutile ?
Le débat est permanent : avons nous besoin d'intermédiaires ou au contraire les nouvelles technologies vont-elles nous permettre de supprimer les inutiles intermédiaires.
L'excellent Jean-Michel Billaut se félicitait sur son blog de la disparition possible d'intermédiaires. Je lui ai répondu que bien au contraire les intermédiaires nous sont non seulement nécessaires mais qu'ils sont un réel indicateur de la richesse créée selon le principe de la formation de liens faibles de plus en plus importants eux-même constitutifs d'un capital social ou immatériel nécessaire aux entreprises comme aux individus qui les composent.
Cher Jean-Michel,
Lecteur attentif de votre blog permettez-moi de vous suggérer cette remarque : l'économie n'a pas besoin de moins d'intermédiation mais au contraire de bien plus d'intermédiation de qualité. Comme l'a très bien noté Dominique Wolton, "« Autant le monde des media est assez stable, autant celui des nouvelles techniques de communication est instable, au point, (…), de rendre caducs la plupart des travaux de prospective ». Or le sociologue invite quelques pages plus loin à faire sauter ce qu’il appelle le verrou mental : « admettre que du point de vue de la liberté et de la démocratie, un accès direct à l’information, autant pour la fourniture que l’utilisation, sans contrôle, sans intermédiaire, ne constitue pas un progrès pour la démocratie mais au contraire une régression et une menace. Il n’y a pas de rapport entre accès direct et démocratie. La démocratie est au contraire liée à l’existence d’intermédiaires de qualité (1)».
Il en va de même pour les entreprises et il serait possible de lire le succès de la Sillicon Valley par un trop-plein d'intermédiaires (universitaires, firmes de capital-risque, conseils en tous genres (mktg, finance, juridique), journalistes de qualité plutôt que par leur absence.
D'ailleurs j'ai envie de suggérer que la réussite seulement relative de Sophia-Antipolis réside justement dans l'absence d'intermédiaires de qualité. Je ne serais pas surpris de constater le succès ou l'échec futur des pôles de compétitivité à l'aune de la présence plus ou moins importante d'intermédiaires de qualité.
A mon avis ces intermédiaires sont, au contraire, un réel indicateur de
la richesse créée selon le principe de la formation de liens faibles de
plus en plus nombreux, eux-même constitutifs d'un capital social ou
immatériel nécessaire aux entreprises comme aux individus qui les
composent.
(1) : Dominique Wolton, Internet et après ?, Paris, Flammarion, 1999, p. 101.
- 04.06.2009
- videoblog de generationp
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Opodo plutôt que Voyages-SNCF : l'intégration de l'informatique plutôt que l'externalisation
J'ai souvent mentionné les lenteurs et les dysfonctionnements du premier site français de commerce électronique : voyages-sncf.com. La lecture d'un Forum de développeurs et utilisateurs est d'ailleurs très instructive.Mais je ne savais pas pourquoi.
En m'en ouvrant à un guichetier de la SNCF, la réponse fut immédiate : le site est sous-traité à Expedia. La société voyages-sncf.com est d'ailleurs une joint-venture avec Expedia.
Super : le premier site électronique français n'est pas maîtrisé par son principal utilisateur, la SNCF, ce qui nous promet encore quelques années de lourdeur avant que la situation évolue.
A l'inverse OPODO, le site de réservations de billets d'avion, propriété de plusieurs compagnies européennes est totalement intégré : il fonctionne beaucoup mieux.
Dans les années à venir la décentralisation du marketing et son approche collaborative et participative va paradoxalement exiger que les entreprises recentralisent leur informatique et notamment leurs internet et intranet qui devront être beaucoup plus réactifs.
- 03.06.2009
- videoblog de generationp
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Opodo plutôt que Voyages-SNCF : l'intégration de l'informatique plutôt que l'externalisation
J'ai souvent mentionné les lenteurs et les dysfonctionnements du premier site français de commerce électronique : voyages-sncf.com. La lecture d'un Forum de développeurs et utilisateurs est d'ailleurs très instructive.Mais je ne savais pas pourquoi.
En m'en ouvrant à un guichetier de la SNCF, la réponse fut immédiate : le site est sous-traité à Expedia. La société voyages-sncf.com est d'ailleurs une joint-venture avec Expedia.
Super : le premier site électronique français n'est pas maîtrisé par son principal utilisateur, la SNCF, ce qui nous promet encore quelques années de lourdeur avant que la situation évolue.
A l'inverse OPODO, le site de réservations de billets d'avion, propriété de plusieurs compagnies européennes est totalement intégré : il fonctionne beaucoup mieux.
Dans les années à venir la décentralisation du marketing et son approche collaborative et participative va paradoxalement exiger que les entreprises recentralisent leur informatique et notamment leurs internet et intranet qui devront être beaucoup plus réactifs.
- 03.06.2009
- videoblog de generationp
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Le livre vs la musique : plutôt qu'une Loi du marketing !
La semaine passée je découvre une chanteuse : Soha. Superbe voix. je veux aller acheter un de ses disques à la FNAC : deux sont disponibles à 18 et 23 euros pour quatorze titres d'une personne que je découvre pour la première fois. Impossible d'acheter une version courte ou découverte.
Dans le rayon des livres à côté : toutes les versions sont disponibles, du poche à 2 euros au superbe livre d'art à plus de cinquante euros.
Morale de l'histoire j'ai acheté des livres de poche et brochés et laissé de côté le disque de Soha qui coûtait le prix de deux poches. Les trois vendeurs du rayon disque convenaient avec moi que l'offre de musique était devenue totalement inadaptée alors que les éditeurs ont toujours pris soin d'offrir une palette beaucoup plus large de produits.
Il est trop facile de condamner le seul téléchargement illégal avec une offre aussi inadaptée alors que le produit à fabriquer est si bon marché. Les producteurs de disque feraient bien d'aller plus souvent à la FNAC, ce n'est pas le téléchargement qui les condamne mais leur incapacité à répondre aux attentes du marché avec une offre diversifiée. Ils n'ont pourtant qu'aller dans le rayon d'à côté où les acheteurs sont nombreux.
- 02.06.2009
- videoblog de generationp
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Le livre vs la musique : plutôt qu'une Loi du marketing !
La semaine passée je découvre une chanteuse : Soha. Superbe voix. je veux aller acheter un de ses disques à la FNAC : deux sont disponibles à 18 et 23 euros pour quatorze titres d'une personne que je découvre pour la première fois. Impossible d'acheter une version courte ou découverte.
Dans le rayon des livres à côté : toutes les versions sont disponibles, du poche à 2 euros au superbe livre d'art à plus de cinquante euros.
Morale de l'histoire j'ai acheté des livres de poche et brochés et laissé de côté le disque de Soha qui coûtait le prix de deux poches. Les trois vendeurs du rayon disque convenaient avec moi que l'offre de musique était devenue totalement inadaptée alors que les éditeurs ont toujours pris soin d'offrir une palette beaucoup plus large de produits.
Il est trop facile de condamner le seul téléchargement illégal avec une offre aussi inadaptée alors que le produit à fabriquer est si bon marché. Les producteurs de disque feraient bien d'aller plus souvent à la FNAC, ce n'est pas le téléchargement qui les condamne mais leur incapacité à répondre aux attentes du marché avec une offre diversifiée. Ils n'ont pourtant qu'aller dans le rayon d'à côté où les acheteurs sont nombreux.
- 02.06.2009
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Opel va t-il suivre Simca, Daf ou Rover ou comment une motivation politique est une mauvaise décision économique
L'annonce récente du sauvetage du constructeur automobile allemand fut une décision politique. Rien ne dit qu'elle s'avèrera fondée économiquement pour trois raisons complémentaires : un management improbable, un actionnariat désuni, un marché en sur-capacité de production.
1. Un management improbable
Dés 1988 un dirigeant de General Motors (la maison mère d'Opel)
évoquait l'incapacité du géant de Detroit à se réformer :" we have
vastly underestimated how deeply ingrained are the organizational and
cultural rigidities that hamper our abiity to execute".
Vingt ans plus tard General Motors est en faillite et rien ne permet
d'établir qu'il n'en fut pas de même au siège d'Opel. Or, la relance
d'une entreprise en difficulté repose avant tout sur la capacité des
managers à innover, à penser différemment, à faire beaucoup avec peu :
des qualités à mille lieux du management très bureaucratique et
hiérarchique de General Motors.
De plus le premier défi des nouveaux actionnaires sera de retenir les
cadres les plus méritants qui ont sûrement envie d'aller dans des
sociétés à l'avenir plus prometteur.
2. Un actionnariat désuni
La cohabitation de financiers russes inféodés au pouvoir politique (lire les premières déclarations de V Poutine) avec
des sous-traitants entrepreneurs canadiens n'engendrera pas, par miracle,
des spécialistes de l'industrie automobile. Or, cette industrie est
particulièrement complexe et les récents échecs des fonds
d'investissement acquéreurs de Chrysler et précédemment de Rover
montrent combien ce métier est difficile comme insiste un excellent économiste français, Robert Boyer, dans cette étude du GERPISA (une structure d'analyse et de réflexion dédiée à l'industrie automobile).
Faire fonctionner ensemble : une banque de crédit à la consommation pour le financement des véhicules, un service de distribution et de logistique élaboré et enfin établir la production de haute qualité de voitures attractives sur un marché au mieux stable voire en déclin est une tâche particulièrement ardue où seuls peuvent espérer réussir les plus expérimentés et les mieux armés. Je crains que l'attelage russo-canadien soit bien éloigné de ces contraintes managériales.
3. Un marché en surcapacité
Les spécialistes répètent à l'envie que la capacité de production
européenne est largement excédentaire et les concurrents feront tout
pour essayer de réduire la concurrence en séduisant les meilleurs
concessionnaires, comme en attirant les meilleurs cadres.
L'histoire économique des (...)
- 29.05.2009
- videoblog de generationp
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Christian Lacroix et la Vie Claire : deux informations, deux visions de la crise
Hier deux informations contradictoires étaient publiées :
La maison de couture Christian Lacroix déposait le bilan et la société de distribution de produits naturels La Vie Claire investissait treize millions d'euros dans un nouveau site logistique.
Ces deux informations ne sont toutefois contradictoires qu'en apparence car comme l'écrivit si bien l'économiste Joseph Schumpeter souvent mentionné ici.
Nous vivons actuellement une phase qu'il décrivait comme "de mutation industrielle qui révolutionne incessamment de l’intérieur la structure économique, en détruisant ces éléments vieillis et en créant continuellement des éléments neufs".
Crées toutes les deux à la même époque, les années 1980, la maison Christian Lacroix n'a malheureusement pas su s'adapter aux nouvelles conditions d'exercice de la haute couture et de la mode au contraire de la société La Vie Claire qui semble en phase avec les nouvelles attentes des consommateurs.
J'ai souvent indiqué que la crise actuelle n'affectait que certaines entreprises et non pas l'ensemble de l'activité et si les autoroutes accueillent moins de voitures, les trains sont pleins et si les boutiques de vêtements souffrent, les librairies sont pleines ou encore si les restaurants servent moins de clients les salles de théâtre et de cinéma en accueillent plus.
Intéressant de souligner combien l'idée de "destruction créatrice" développée dans les années 1930 est aujourd'hui absolument essentielle pour comprendre les phénomènes en cours.
Rien ne dit d'ailleurs que la maison de couture ne puisse renaître de ses cendres comme se fut le cas pour des maisons aussi prestigieuses que Balenciaga ou Lanvin.
- 28.05.2009
- videoblog de generationp
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INfluentia : un nouveau site
Pour tous ceux qui ne connaissaient pas encore le site de suivi des tendances qui influenceront demain, je vous conseille vivement le site d'Isabelle Musnik : il est excellent. Pour tous les autres qui la lisaient régulièrement, vous voilà rassurez, le site est de nouveau en ligne dans une maquette aussi attrayante que bien faite.
Merci encore Isabelle.
- 28.05.2009
- videoblog de generationp
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