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Le livre, l'édition et la presse à l'ère du numérique : e-ink, e-paper, e-books, e-readers, Second Life...
par Lorenzo Soccavo,
Prospectiviste de l'édition,
Conseil en stratégies de l'innovation et conférencier.
Pour Arnaud Nourry PDG de Hachette Livre : Il faudra au moins deux générations…
A lire dans Le Figaro, l'interview d'Arnaud Nourry, PDG de Hachette Livre, filiale du groupe Lagardère, qui commente l'acquisition de Numilog, interrogé par Marie-Laetitia Bonavita et Philippe Larroque : Le livre n'est pas menacé par un transfert numérique...
Extraits : « Le projet de rachat de 100 % du capital de Numilog ne constitue pas une grosse opération financière. Elle ne se monte qu'à quelques millions d'euros. Mais cette acquisition marque une étape majeure dans notre stratégie numérique. [...] Le marché a été plus lent à se développer que ne l'imaginaient les fondateurs de Numilog en mars 2000. Le téléchargement de livres ne représente pas encore grand-chose. D'ici à cinq ans, il pourrait peser entre 1 % et 5 % du marché de l'édition grand public. [...] Hachette Livre sera prêt pour la sortie en fin d'année du lecteur numérique de Sony. [...] Il faudra au moins deux générations avant de connaître un réel basculement ! [...] le livre numérisé sera vendu 10 % à 20 % moins cher que le livre papier. En dessous de ce prix, le système ne serait rentable qu'avec des volumes de ventes importants. Or, il n'est pas sûr que ce segment soit un marché de masse... » Lire l'intégralité ici...
Mon point de vue à chaud à la lecture de cette interview, en regard de l'actualité récente et des quelques informations et indiscrétions dont je peux disposer : les majors de l'industrie du livre ont sans aucun doute les moyens de contrôler et de ralentir la mutation du livre pour préserver leurs intérêts économiques. Les usages émergents, les nouveaux comportements de lecture issus du Web 2.0 ne concernent pratiquement que les digital natives, lesquels, s'ils sont logiquement de plus en plus nombreux, sont d'autant moins portés vers les livres que ces derniers leur apparaissent justement comme des dispositifs de lectures dépassés au 21e siècle, et pour le reste, les quelques lecteurs sur readers etc., seule une poignée d'early adopters est concernée.
En somme l'innovation ne pourrait venir que de start-up de l'édition qui auraient une culture du Web 2.0.
N.B. s'il y en a ou si vous en connaissez, contactez-moi avant que je meure de désespoir 
En attendant... nous attendons avec impatience le rapport de la Commission Patino sur le livre numérique...













Hum, j'en connais bien une:-)
Librii
Moi j'aurais pas osé faire une déclaration pareille (2 générations). L'histoire de l'informatique est pleine de prédictions ratées dans le style. Par exemple : "There is no reason for any individual to have a computer in his home." Ken Olsen, President, Digital Equipment, 1977 Je pense que lorsqu'une technologie arrive à maturité, rien ne peut l'arréter. Il y a dix ans quand j'ai commencé a travailler, je n'avais pas de téléphone mobile. Aujourd'hui, le taux de pénétration en Belgique dépasse les 100%. Il me semble que la technologie du papier électronique évolue dans la bonne direction ces dernières années. Ainsi que les solutions associées (Kindle, Les Echos, Sony, Illiad, NRC ...). Deux générations c'est très long quand on voit la vitesse à laquelle le GSM, les appareils photo digitaux, les GPS portables, les consoles de jeux surpuissantes, les PDAs se sont généralisés en une dizaine d'années seulement. La culture Web2.0 amènera les meilleures innovations, sans doutes. Mais moi j'appercois un business case plus simple quand je recycle les piles de journaux, de prospectus et de magazines que je recois tous les jours dans ma boîte aux lettres...
Moi j'aurais pas osé faire une déclaration pareille (2 générations). L'histoire de l'informatique est pleine de prédictions ratées dans le style. Par exemple : "There is no reason for any individual to have a computer in his home." Ken Olsen, President, Digital Equipment, 1977 Je pense que lorsqu'une technologie arrive à maturité, rien ne peut l'arréter. Il y a dix ans quand j'ai commencé a travailler, je n'avais pas de téléphone mobile. Aujourd'hui, le taux de pénétration en Belgique dépasse les 100%. Il me semble que la technologie du papier électronique évolue dans la bonne direction ces dernières années. Ainsi que les solutions associées (Kindle, Les Echos, Sony, Illiad, NRC ...). Deux générations c'est très long quand on voit la vitesse à laquelle le GSM, les appareils photo digitaux, les GPS portables, les consoles de jeux surpuissantes, les PDAs se sont généralisés en une dizaine d'années seulement. La culture Web2.0 amènera les meilleures innovations, sans doutes. Mais moi j'appercois un business case plus simple quand je recycle les piles de journaux, de prospectus et de magazines que je recois tous les jours dans ma boîte aux lettres...
Tout à fait d'accord avec vous - et merci car cette citation de Ken Olsen m'amuse toujours beaucoup
Deux générations... c'est de plus faire fi de la théorie de la singularité (Ray Kurzeil) laquelle démontre que l'innovation technologique n'est pas simplement additive, elle est multiplicative : à chaque décennie la vitesse du progrès est doublée, et au cours des prochaines vingt-cinq années (disons de 2008 à 2033) c'est l'équivalent d'un siècle de progrès que nous devrions devoir assimiler !
Je ne pense pas (j'espère) qu' Arnaud Nourry PDG de Hachette Livre ne connaisse pas cette théorie (et de toute façon, comme tout le monde : il voit bien que le "progrès" s'accélère), mais il doit croire devoir l'ignorer (ou feindre de l'ignorer : il y a quand même derrière la R&D de Lagardère) au vu de ses responsabilités, de la concurrence, et du fait, comme je l'écris dans mon post, que : "les majors de l'industrie du livre ont sans aucun doute les moyens de contrôler et de ralentir la mutation du livre pour préserver leurs intérêts économiques."
Lorenzo Soccavo
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