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ARCHIVES août 2006 - juillet 2008 du blog NouvoLivrActu
par Lorenzo Soccavo,
Prospectiviste de l'édition.
Librairies vs Amazon
Les libraires veulent contrer Amazon sur la Toile, un article signé Thomas Pagbe sur Silicon.fr...
Extraits: « Un combat inégal. Mais pas perdu d'avance. C'est du moins ce que veut croire le syndicat de la librairie française (SLF) qui [...] se lance dans la construction d'un portail Internet comme pour assurer la survie de sa profession. [...] "Le livre étant un formidable produit d'appel, un géant comme Amazon est prêt à perdre de l'argent sur ce bien culturel", explique Guillaume Husson, ancien chargé de mission au ministère de la Culture.
Le livre, au cœur de la polémique, reste un marché toujours attirant. Il pourrait représenter 10% des ventes en 2010 contre 5% aujourd'hui, selon une étude Xerfi. [...]
Amazon a entamé il y a quelques mois un virage de taille : l'ebook ou livre électronique. [...]
En France, cette révolution n'a pas échappé aux éditeurs non plus. Rappelons que l'éditeur Hachette propose depuis début 2008 plusieurs centaines d'ouvrages en téléchargement. La maison d'édition l'Harmattan dispose également d'un catalogue de 9.000 ouvrages dématérialisés téléchargeables, consultables au format PDF et vendus à un prix très proche des versions papier [sic !]. Le livre n'échappe pas à la nouvelle économie... » Lire l'intégralité ici sur Silicon.fr
Pendant ce temps l'affaire BookSurge s'envenime : YouWriteOn.com appelle tout bonnement au boycott d'Amazon : « ... "Il s'agit également d'un drapeau rouge de l'industrie pour l'industrie expliquant comment Amazon peut recourir à son influence sur les livres pour orienter le commerce des maisons d'édition à l'avenir", [...]. On songera que dans une même optique de contrôle, le Kindle l'eBook d'Amazon n'accepte que les fichiers téléchargés depuis le site d'Amazon... » (Source actualitte.com)
Les modèles économiques fermés d'Amazon et de Sony ne pourront, à mon avis, faire long feu, si l'on en juge par le marché de la musique, sa levée des DRM et ses avancées vers des modèles qui intègrent la "gratuité". Il faut également tenir compte du militantisme des auteurs, des éditeurs et des libraires indépendants... Sony et Amazon le savent, mais tant qu'ils pourront fonctionner en imposant leurs modèles les petits sous rentreront... Après ils évolueront le moment venu... pour eux.
Ce qui n'en demeure pas moins vrai pour le marché français, c'est que vendre des livres papier et des ebooks à des prix pratiquement similaires est, je laisse le choix aux lecteurs de NouvoLivrActu : stupide, suicidaire, malhonnête. Peut-être les trois mon général ! Qu'en pensez-vous ?














Intuitivement, un livre életronique se doit d'être moins cher que sa version imprimée. Pourtant, si l'on réfléchit un peu, ce n'est peut-être pas si évident que ça non ? J'aimerais bien que d'autres lecteurs de Nouvolivractu éclairent ma lanterne sur la part du papier dans le prix final d'un livre car je n'ai aucune idée sur le sujet. Je voudrais toutefois partager quelques réflexions. Un livre n'est pas fait que de papier (c'est bien tout le débat n'est-ce pas ?
) : il y a aussi le travail de création, d'édition, de marketing (pas pour tous loin de là...), etc. Autant de coûts qui continuent d'exister quelle que soit la forme physique finale du livre. Il faut de plus y ajouter dans le cas du livrel les plates-formes de distributions (serveurs, hébergement, etc.). Tout ceci mis bout à bout (et je suppose que j'en oublie) me fait me demander si un livrel peut si facilement devenir moins cher.
Le coût marginal (je crois que c'est comme ça qu'on dit si je me souviens de mes lointains cours d'économie) d'un livrel est plutôt faible puisque la reproduction d'un fichier est quasi-gratuite. Mais on voit parfois aussi de livres papier à des prix ridiculement bas. Alors ?
Je suppose que ma réflexion vient de ma réticence naturelle à la recherche du prix le plus bas possible. C'est le discours des grandes surfaces qui à mon sens ont fait largement plus de mal que de bien à la qualité globale des produits qu'elle distribue, sous couvert de vouloir offrir le meilleur prix possible. Et je me dis que pour le livre c'est la même chose. A trop vouloir tirer les prix vers le bas, on risque de se retrouver avec des livres "mal fagottés" ce qui n'est l'intérêt de personne.
Alors, un peu moins cher peut-être, pour rendre plus populaire le livrel, pourquoi pas. Mais là encore, cela dépend plus de l'offre que du prix à mon avis. Pour reprendre l'exemple de la musique, iTunes n'est pas devenu le premier vendeur de musique en cassant les prix mais en offrant un catalogue complet et surtout une facilité d'utilisation sans pareil pour le moment (malgré une grande partie de fichiers encore encombrés de DRM). Voilà pour moi la vraie direction à prendre.
Il n'y a pas je pense que le prix du papier à prendre en considération, mais tout ce qui relève, d'une part, de la fabrication (impression et façonnage), d'autre part, tout les frais liés à la matérialité du livre (tirage initial minimum puis frais de réimpression, stockage, transports -office, réassortiments et retours- et les assurances liées)...
Pour l'autre aspect, la gratuité : je ne suis pas un militant de la gratuité, mais j'observe ce qu'il se passe et je prone la mise en place de nouveaux modèles économiques et une évolution de la législation, mieux adpatés à des échanges de biens, entre guillemets, "dématérialisés", et qui dans une certaine mesure (on le voit sur le Web 2.0) peuvent s'apparenter parfois davantage à des échanges de services.
Exact pour iTunes (mais les marchés musique et livre ne peuvent pas être comparés exactement) et exact qu' "A trop vouloir tirer les prix vers le bas, on risque de se retrouver avec des livres "mal fagottés" ce qui n'est l'intérêt de personne.", mais cela dit, pendant combien de temps encore des lecteurs vont-ils continuer à acheter en livres de poche papier, des classiques de la littérature, alors qu'ils sont gratuitement et en toute légalité et généralement plutôt correctement reproduits à disposition de tout le monde sur le Web ?
Lorenzo Soccavo
l'article en lien date pour le moins - depuis, il y a eu la mise en service de "Place des libraires" avec effet boule de neige (il pourrait y avoir 200 librairies dont la base remonte chaque nuit vers titelive.com avant l'été), et surtout la mise en place progressive d'un tas de services, SP numérique, POD, catalogue de PDF dispo sur site librairie, travail aussi en cours sur dossier numérique lié au livre (pas seulement le texte PDF/prc) qui s'activerait via code barre lors passage en caisse dans librairies du réseau, et widgets (là c'est en place) permettant aux blogueurs, aux journalistes ou aux éditeurs d'insérer url de leurs articles directement dans la fiche technique du livre - les libraires jouent le jeu, tant mieux, avec ce paradoxe qu'une petite équipe très active et avec libre disposition de la base titelive.com a réussi ce qui bloquait sur ELectre... on est nombreux à suivre ça de près...
http://www.placedeslibraires.fr/
j'ajoute que dès à présent l'équipe titelive/place des libraires propose aux blogueurs widgets à insérer sur leur site, voilà ce que ça donne chez moi
http://www.tierslivre.net/lire.html
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