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ARCHIVES août 2006 - juillet 2008 du blog NouvoLivrActu
par Lorenzo Soccavo,
Prospectiviste de l'édition.
Alain Rey : évacuez le mot e-book !
« Il faut évacuer des mots comme "mail" ou "e-book", explique [Alain Rey]. Le fait que la France et la Belgique cèdent de plus en plus aux calques de l'anglais du langage informatique me dérange. À ce titre, le Québec sert d'exemple. Les Nord-Américains se sont mis à l'ordinateur bien avant les Européens. Au Québec, on a élaboré tout un vocabulaire technique. Cela dit, je suis encouragé par le fait qu'en France on utilise de plus en plus le mot courriel, développé au Québec. » Alors... Livrel ?
Lire l'intégralité de cet entretien avec Alain Rey, rédacteur en chef des Éditions Le Robert : Que les dictionnaires croissent... et se multiplient ! par Daphné Cameron pour Le Devoir.com













vieux serpent de mer, cette question... je n'emploie quasi jamais le mot "courriel", à la limite j'écris "dans ton courrier du tant", puisque de toute façon je n'emploie plus le courrier postal le mot "courrier" me suffit tout aussi bien - mais le plus souvent je dis e-mail parce que voilà, ça fait 12 ans cette année... "livre" pour moi c'est "écorce", liber... a-t-on vraiment besoin du concept ? "texte numérique" est parfait - "texte" référencé par le titre et l'auteur vaut indépendamment du support j'ai besoin de désigner les supports,"ordi", "liseuse" ou "tablette" (qui semble remonter au hit parade), voire simplement "site", mais je n'ai pas besoin de "livrel" et même je n'en veux pas : mon Proust électronique, c'est les fichiers rtf propres de la Recherche, plus un gros word magmatique intégral qui me sert aux recherches d'occurrences, plus un ensemble d'articles, plus des images et docs, plus des plans de cours ou de confs etc : il y a encore mieux une oeuvre, mais plus de livre... il me semble qu'on va de plus en plus vers l'idée de "corpus numérique" où la (les) version(s) numérique(s) d'un texte ne sont qu'un des éléments : alors nommer "livrel" l'ensemble de ces contenus numériques associés à un texte pour qu'il circule et s'impose via les supports actuels? tout ça comme question, évidemment ? - et ça n'empêche rien à tout ce qu'on doit à Alain Rey : n'ai jamais pu me débarrasser de l'épave de Petit Robert toujours dans mon bureau, même si ça fait au moins 3 ans que n'ai jamais ouvert un dictionnaire imprimé, malgré usage quotidien à signaler : "les disparus du Littré", ça vient de paraître, par Héloïse Neefs - magnifique et sans nostalgie, mais prouve bien que la langue décide sans nous! (et comme ce serait bien d'entendre à ce propos des Italiens ou des Allemands : marre qu'on reste chacun chez soi sur ces questions)
Alain Rey a évidemment raison.Je me souviens de discussions théologiques sur les distintions entre externalisation et outsourcing il y a quelques années qui ne s'expliquaient que parce que les responsables marketing des sociétés spcéialisées dans cette activité n'avaient pas choisi le même vocabulaire. Chacun cherchait à se dinguer du voisin. Inutilement, naturellement.
Pourquoi pas tout simplement livre électronique?
bernard girard
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