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Marketing 2.0Marketing 2.0

Dans son article fondateur, " What Is Web 2.0 ", Tim O'Reilly notait que : « Pour une part essentielle, le Web 2.0 est une affaire d'intelligence collective » – répondant ainsi indirectement aux rédacteurs du Cluetrain Manifesto qui soulignaient de manière prédictive dès 1999 : « Les marchés sont des conversations ».

Le Marketing 2.0, c'est un marketing fondé sur cette intelligence collective ... mais ce n’est certainement pas le marketing du Web 2.0.

Le Marketing 2.0, c’est celui d’une nouvelle civilisation – une civilisation où les conversations priment sur la communication verticale enseignée dans les manuels scolaires ; où les consommateurs réclament d’être enfin associés au développement des produits qu’ils utilisent quotidiennement. Une Civilisation 2.0, bien plus qu’un simple nouvel Internet.

Evidemment, entrer dans le monde du "2.0" implique un changement profond de posture. D’accepter de devenir one amongst many – ce qui apparaît loin de séduire tout le monde … mais constitue le seule chance de survie pour le marketing : se réformer ou disparaître.

Bref, c'est un marketing en construction : dans ce livre, mais aussi sur ce blog ... à vous de réagir, proposer, critiquer!

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MoHo

a97889d770e46ae5ae1a820077f9b229.jpgVos connaissez le MoHo ?

Moi, non. Ou plutôt non, avant de recevoir un mail de ma copine Stella de Market Surf : « Pour faire court, il s’agit d’une "maison" du chaos créatif à Palo Alto, qui réunira 70 personnes d'horizons différents, professionnels et étudiants – Stanford, Centrale Paris, Essec, Strate College of Designers – pour réfléchir pendant 7 jours à des solutions innovantes aux thématiques suivantes : outils financiers pour encourager l’entrepreneuriat, réseaux sociaux et innovation, nouvelles technologies et lien social, green tech : energy for the bottom of the pyramid ».

Le MoHo se réunira du 1er au 8 Juin 2008.

Le 1er au 8 Juin, c’est demain : Stella et ses copains recherchent :

  • des invités en Californie – entrepreneurs, entreprises innovantes, universitaires, développeurs, etc. – qui acceptent de venir partager leur expérience avec eux lors d’ateliers au MoHo afin d’échanger sur leurs pratiques et leur vision de l’innovation ;
  • des financements qui peuvent se décliner en sponsorisation ou en participation payante d’un ou plusieurs membres de l’organisation intéressée ;
  • des solutions d’hébergement sur place …

Bref, ils sont plein d’enthousiasme ; ça a l’air sympa et prometteur ; alors si vous avez des idées pour les aider, envoyez un petit mail à Stella : stella.morabito@free.fr

L’homme qui mourut deux fois … en quelques jours

8257da9a4b2f908f02e62d2dc4eea751.jpg« Pascal Sevran est mort », titre Liberation.fr, en précisant bien : « Une information délivrée par sa famille et France Télévisions ».

Wikipédia confirme : « Pascal Sevran (né le 16 octobre 1945 - décédé le 9 mai 2008 à Limoges) » … en précisant également sa source !

Quel luxe de précautions … juste pour rappeler – indirectement – la bourde de Jean-Pierre Elkabbach, sur Europe 1. Europe 1 dont un journaliste s’était empressé de modifier la page correspondante sur Wikipédia : manque de pot, l’encyclopédie garde trace de toutes les adresses IP des contributeurs !

Europe 1 s’est vraiment choisi un dinosaure de l’information : à son arrivée rue François 1er, Elkabbach paradait de déjeuners en dîners pour expliquer comment grâce à lui, la station allait retrouver son lustre d’antan – Europe 1, la station que les étudiants écoutaient en 1968 pour connaître l’actualité des manifestations et des barricades vespérales.

Lors d’un de ces rendez-vous promotionnels, je lui ai demandé comment il comptait prendre en compte la montée en puissance des blogs dans l’information française. Réponse : « On va en faire une émission matinale ».

Ça me rappelle la chute de Constantinople, le 29 mai 1453, quand les sages discutaient du sexe des anges alors que les troupes de Mehmet II envahissent la ville : il serait temps de revenir sur terre – ou pour Europe 1, de se doter d’un patron qui ait les pieds un peu plus dessus !

Cisco se lance dans le 2.0

Source :
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Initiative intéressante : Cisco ouvre une « plate-forme collaborative citoyenne ». Késako ?

Un site Internet Human Network où tout citoyen peut proposer des réponses concrètes « aux défis de notre société : sur l’emploi, l’environnement, l’économie, l’éducation, la santé, la vie associative », etc. – liste non exhaustive et vaste programme !

L’objectif apparaît des plus louables.

Concrètement, le site suggère six thématiques : environnement, entreprise et emploi, éducation, culture et loisirs, santé, citoyenneté ; et chacun d’entre nous peut y aller de sa petite contribution …

Ainsi : « Circulation en centre ville : comment concilier bannissement de la voiture et desserte des riverains ? ». Vaste, vaste sujet, au cœur des récentes élections municipales à Paris et dans les grandes métropoles. Neko suggère l’installation de « parkings à vélos à coté de chaque gare » RER : ce qui lui vaut 3 votes favorables, tandis que Yoav n’en gagne qu’un pour sa proposition pour une entière « gratuite des transports en commun ».

Avec 20 contributions, Citoyendansmaville apparaît comme le plus prolifique des 500 inscrits.

La question que je me pose soudain, c’est : so what ? Finalement, c’est un peu comme le Grenelle de l’environnement : sur quoi, tout cela débouche-t-il ?

Passer à la télévision : l’émission "Partageons Nos Idées" sur BFMTV exploitera les contributions des internautes du réseau Human Network ; mais après ? Tout cela me paraît bien frustrant en fin de compte : on discute, on brasse des idées, on s’investit … on passe éventuellement à la télévision …

A-t-on réellement de besoin de Cisco pour tout cela ? Une société mondiale avec des moyens gigantesques : on attendrait d’elle qu’elle se saisisse des projets les plus prometteurs, qu’elle les supporte … qu’elle les aide à aboutir !

Bref, une idée généreuse … mais à pousser plus avant !

Human Network n’est pas très loin de Désirs d’avenir – la politique en moins ; mais si Ségolène Royal avait été élue, les initiateurs d’idées de ses réseaux auraient – peut-être, méfions-nous des politiques – vu leurs suggestions appliquées.

Pour que Human Network ne soit pas qu’un simple effet de manches, il faut que Cisco s’engage plus en avant qu’un vaste forum animé par un blogger en vue : il faut que sa citoyenneté éclate au travers de réalisations concrètes.

Portishead

Source :

9a8d4ad3c29387ca6247d25296327ee9.jpgAprès plus de dix ans d'absence, Portishead était sur scène hier et avant-hier au Zénith – tournée coïncidant avec la sortie de leur nouvel album, très simplement intitulé "Third".

"Third", comme le troisième opus d’un autre groupe mythique, Soft Machine, sorti lui en 1970 … et non sans quelques similitudes.

Non sur le style, mais sur les trajectoires : pour Soft Machine, l’album marquait la transition du rock au free jazz, et surtout l’extraordinaire équilibre entre la voix éthérée d’un Robert Wyatt et les cuivre – et bien évidemment la batterie ! Pour Portishead, le CD souligne le passage d’un trip hop assez "classique" à une musique nettement plus radicale, plus électrique – et un parfait équilibre entre voix et instruments.

Bien sûr, l’incompatibilité de la démarche inspirée d’un Wyatt avec la volonté d’un Hugh Hopper pour une orientation plus jazzy aboutira à la scission de Soft Machine dont l’esprit survivra dans Matching Mole, puis la multitude des opus solos de Wyatt. Portishead  revient plus soudé que jamais – plus soudé et plus accompli.

Bref un groupe au sommet de son art : le concert débute avec un extraordinaire "Silence" – premier titre de "Third", puis alterne compositions des deux derniers CD ; après 1 heure 30 de spectacle, après un "Machine Gun" d’une violence inouïe – soulignée par le jeu simultanée de deux batteurs – Beth Gibbons s’avance vers le devant de la scène et descend dans la fosse ! Fin de partie.

En première écoute, "Third" m’avait déstabilisé : j’attendais un trip hop planant, la violence qui se dégage dès la première chanson contraste radicalement avec le calme de l’album précédent ; au Zénith, sa puissance éclate soudain et prend tout son sens. Un seul regret : que le concert n’ait pas duré plus longtemps.

Marketing 2.0 - l'intelligence collective

Quand j’ai écrit il y a quelques mois sur mon blog – MarketingIsDead – que mon prochain livre allait s’intituler Marketing 2.0, L’intelligence collective, j’ai aussitôt reçu une kyrielle de mails pour m’informer : « Moi aussi j’ai publié (je vais publier) un livre sur le "Marketing 2.0" » … voire un livre qui s’appelle(ra) ainsi !

Et je me suis aperçu qu’il existait vraiment bien des façons d'aborder le "Marketing 2.0" :

  • comme un phénomène de mode – qui passerait bien évidemment avec la montée en puissance du Web 3.0, etc.
  • comme une compilation de recettes de cuisine : comment intégrer blogs, wikis et autres réseaux sociaux dans sa stratégie marketing ?
  • etc.

Bref comme un nouveau … gadget !

Et que décidemment la route se révélait encore bien longue, qui verrait se réconcilier marketing et citoyens !

Car aujourd’hui, ce serait plutôt le divorce – aux torts des (de certains) marketers, bien évidemment ! Des marketers en complet décalage avec la société dans laquelle ils vivent ; et avec les consommateurs qui achètent les produits qu’ils sont censés concevoir et promouvoir !

Résultat : des catastrophes en chaîne – des milliers de produits lancés chaque année qui disparaissent dans les deux ans suivants ; des millions d’euros investis dans des campagnes dont nul ne retient le seul nom de la marque mise en avant !

Dans son article fondateur, " What Is Web 2.0 ", Tim O'Reilly notait que : « Pour une part essentielle, le Web 2.0 est une affaire d'intelligence collective » – répondant ainsi indirectement aux rédacteurs du Cluetrain Manifesto qui soulignaient de manière prédictive dès 1999 : « Les marchés sont des conversations ».

Intelligence collective, conversations … Désormais la toile bruisse de partout : clients et employés discutant tranquillement dans le dos des entreprises et des marques, citoyens se gaussant des politiques, etc.

Les internautes sont comme de gentilles grenouilles coassant autour de la mare : magie du many to many, de la communication horizontale. Les marques, elles, ne savent communiquer que verticalement - comme hier, en one to many : bref, c’est un peu comme lancer un pavé dans la mare en s'étonnant que les grenouilles en soient parties !

Le Marketing 2.0, ce n’est certainement pas le marketing du Web 2.0.

Le Marketing 2.0, c’est celui d’une nouvelle civilisation – une civilisation où les conversations priment sur la communication verticale enseignée dans les manuels scolaires ; où les consommateurs réclament d’être enfin associés au développement des produits qu’ils utilisent quotidiennement. Une Civilisation 2.0, bien plus qu’un simple nouvel Internet.

Evidemment, entrer dans le monde du "2.0" implique un changement profond de posture. D’accepter de devenir one amongst many – ce qui apparaît loin de séduire tout le monde … mais constitue le seule chance de survie pour le marketing : se réformer ou disparaître.

Pendant que d’aucuns se plantent gentiment la tête dans le sable fin, d’autres essuient les plâtres, certes avec plus ou moins de succès, mais n’en prennent pas moins quelques longueurs d’avance.

(...)
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En librairie le 15 Mai

Source :
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Quand j’ai écrit il y a quelques mois sur mon blog – MarketingIsDead – que mon prochain livre allait s’intituler Marketing 2.0, L’intelligence collective, j’ai aussitôt reçu une kyrielle de mails pour m’informer : « Moi aussi j’ai publié (je vais publier) un livre sur le "Marketing 2.0" » … voire un livre qui s’appelle(ra) ainsi !

Et je me suis aperçu qu’il existait vraiment bien des façons d'aborder le "Marketing 2.0" :

  • comme un phénomène de mode – qui passerait bien évidemment avec la montée en puissance du Web 3.0, etc.
  • comme une compilation de recettes de cuisine : comment intégrer blogs, wikis et autres réseaux sociaux dans sa stratégie marketing ?
  • etc.

Bref comme un nouveau … gadget !

Et que décidemment la route se révélait encore bien longue, qui verrait se réconcilier marketing et citoyens !

Car aujourd’hui, ce serait plutôt le divorce – aux torts des (de certains) marketers, bien évidemment ! Des marketers en complet décalage avec la société dans laquelle ils vivent ; et avec les consommateurs qui achètent les produits qu’ils sont censés concevoir et promouvoir !

Résultat : des catastrophes en chaîne – des milliers de produits lancés chaque année qui disparaissent dans les deux ans suivants ; des millions d’euros investis dans des campagnes dont nul ne retient le seul nom de la marque mise en avant !

Dans son article fondateur, " What Is Web 2.0 ", Tim O'Reilly notait que : « Pour une part essentielle, le Web 2.0 est une affaire d'intelligence collective » – répondant ainsi indirectement aux rédacteurs du Cluetrain Manifesto qui soulignaient de manière prédictive dès 1999 : « Les marchés sont des conversations ».

Intelligence collective, conversations … Désormais la toile bruisse de partout : clients et employés discutant tranquillement dans le dos des entreprises et des marques, citoyens se gaussant des politiques, etc.

Les internautes sont comme de gentilles grenouilles coassant autour de la mare : magie du many to many, de la communication horizontale. Les marques, elles, ne savent communiquer que verticalement - comme hier, en one to many : bref, c’est un peu comme lancer un pavé dans la mare en s'étonnant que les grenouilles en soient parties !

Le Marketing 2.0, ce n’est certainement pas le marketing du Web 2.0. 

Le Marketing 2.0, c’est celui d’une nouvelle civilisation – une civilisation où les conversations priment sur la communication verticale enseignée dans les manuels scolaires ; où les consommateurs réclament d’être enfin associés au développement des produits qu’ils utilisent quotidiennement. Une Civilisation 2.0, bien plus qu’un simple nouvel Internet.

Evidemment, entrer dans le monde du "2.0" implique un changement profond de posture. D’accepter de devenir one amongst many – ce qui apparaît loin de séduire tout le monde … mais constitue le seule chance de survie pour le marketing : se réformer ou disparaître.

Pendant que d’aucuns se plantent gentiment la tête dans le sable fin, d’autres essuient les plâtres, certes avec plus ou moins de succès, mais n’en prennent pas moins quelques longueurs d’avance.

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Ne pas prendre les blogueurs pour des poires …

Souvent journalistes et agences de presse ont un peu trop tendance à prendre les blogueurs pour de braves pigeons … tout juste bons à relayer gratuitement – et sans trop d’efforts de leur part – l’information destinée à toucher un public plus large.

Un nouveau magazine, un relookage … et hop ! Un petit communiqué bien ciblé, et vogue la galère ! Ou plutôt, et tourne le buzz.

Cela étant, je suis le premier à vous informer de découvertes sympathiques … comme nouveau site telerama.fr en novembre dernier, avec sa plutôt intéressante rubrique Wizzz destinée à promouvoir la création citoyenne – celle de ses lecteurs, en l’occurrence.

Donc, par retour de mail à l’attachée de presse qui se déclare à notre « disposition pour caler des interviews avec Yann Chapellon, le directeur général », je propose les questions suivantes, destinée à vous, ô mes fidèles lecteurs !

« Le monde de la musique s'éclate aujourd'hui entre des majors en perte de vitesse et des réseaux sociaux dynamique mais totalement déstructurés : en créant Wizzz, visez-vous simplement à accorder un peu de visibilité à des artistes de qualité, mais encore méconnus, ou vous positionnez-vous comme un des futurs interlocuteurs de la musique en France ?

« Et quel est pour vous, ce futur de la musique ? Après les expériences des Arctic Monkeys, Manu Chao, Radiohead ? Quel place Télérama peut-il, doit-il y occuper ? »

Et j’attends jusqu’à récemment où je reçois … une invitation à relayer un nouveau communiqué de presse ! M’étonnant de ce nouveau courrier, l’autre étant resté lettre morte, j’ai le plaisir de lire :

« Pour le questionnaire que vous aviez adressé à Yann Chapellon, je l'ai relancé quatre fois et je pensais qu'il vous avait répondu directement ».

Ah bon, il en faut de la volonté pour oublier 4 relances ! Je m’étonne ? Circulez, rien à voir :

« Quant à Yann Chapellon, il n'est pas journaliste, il est le directeur général de Télérama et comme vous pouvez vous en douter, il a un emploi du temps plus que chargé ».

Evidemment, blogueur, je ne fous rien de ma journée !

Quand on essaie d’entrer dans une communication horizontale sur le Web – de s’immiscer dans les discussions des blogueurs – mieux vaut jouer réellement le jeu … pas juste "j’inonde tout le monde de communiqués, mais je ne réponds qu’aux vrais journalistes !"

Mais bon, Télérama – son directeur général trop occupé ou son attachée de presse trop pressée – n’ont pas encore tout à fait compris les nouvelles exigences du Web 2.0 : jouer le jeu, honnêtement.

Simplement.

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L’autre pays des droits de l’homme

Source :

Au lendemain de la visite de Nicolas Sarkozy en Tunisie, je suis tombé un peu par hasard sur cette image sur la toile, alors que je cherchais de qui illustrer un papier sur les médias …

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Elle a été réalisée à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse en 2006, mais je la trouve plus que jamais d’actualité …

Cela étant, mon titre est inexact : le nombre de pays ne respectant pas les droits de l’homme – et de la femme – reste particulièrement élevé de par le monde.

 

C’est l’Ascension

Source :

Aujourd’hui, c’est férié : c’est l’Ascension.

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Mais non, c’est la Fête du Travail, le 1er Mai … le jour du muguet ! C’est vrai … aussi : mais les autorités compétentes ayant fixé cette année Pâques au 23 mars, l’Ascension ne peut tomber que le 1er Mai – soit comme tous les ans, quarante jours après le dimanche de Pâques. Un jour férié de moins, ça devrait relancer la croissance.

Quoique : blogs et sites médias ne parlent que de ça … Et de fouiller dans la jurisprudence pour savoir si – ou si pas – les salariés ont droit – ou pas – à un jour de rattrapage, voire à être payés double pour les malheureux de service.

Donc, l’Ascension, cette année, c’est aussi la fête du muguet : alors, je vous envoie celui-ci, amoureusement cueilli sur le site http://www.letyrosemiophile.com.

Rappelons pour ceux qui l’auraient oublié que les tyrosémiophiles sont les collectionneurs d'étiquettes de fromage.

Tremplin Japon – Corée du Sud

Source :

fef8d4ee441a3f94bca0bc2abc5048a2.jpgDu 15 au 17 juin à Séoul, du 18 au 20 juin à Tokyo.

En partenariat avec Ubifrance, l’Adetem organise un voyage découverte alternant conférences, visites d’entreprises, contacts avec des décideurs et rencontres de personnalités de haut niveau … l’idéal pour découvrir le pays où se vit dès aujourd’hui l’électronique de demain !

Certes, tout n’est pas transposable … mais tout doit être étudié, notamment pour les amoureux de Marketing high tech !

Pour en savoir plus, téléchargez la Plaquette.

La fiabilité des dépêches des agences de presse et des "grands" médias

Source :

fc0a9a20dd279b3ea526d9925b18dc4a.pngC’est bien connu, on raconte n’importe quoi sur les blogs, alors que les agences de presse sont d’une fiabilité à toute épreuve … mis à part quelques minuscules erreurs, comme le jour où Reuters a fait tenir à Ségolène Royal des propos simplement opposés à ceux qu’elle avait tenus.

Ce matin, c’est l’AFP qui a annoncé l’explosion d’une fusée indienne avec à son bord dix satellites – excusez du peu ! Et évidemment, BFM TV a repris l’information sans la vérifier.

En fait, le lancement s’était parfaitement déroulé, mais le journaliste avait mal traduit la dépêche qui lui était arrivée … on ne rigole pas ! L’an passé, l’AFP avait déjà annoncé par erreur l’explosion de la navette spatiale Atlantis : bref, "business as usual” !

Cela étant, Jean-Pierre Elkabbach annonçant la mort de Pascal Sevran – et refusant de recouper l’information avant de la diffuser –, c’était pas mal non plus !

Web 2.0 revolution is over

Source :

0f068f6942f826a3a4af57473eb0f7b1.gifCnn.com écrivait récemment : "The bad news is the Web 2.0 revolution is over. The good news is now we can take it with us".

D’aucuns parleraient de … Web 3.0, bien évidemment … mais pas CNN ! Et très justement.

Web 2.0 revolution is over : même si je ne suis pas totalement d’accord avec CNN – le many to manynous réserve certainement encore bien des surprises – mais globalement la "révolution Web 2.0" se situe grandement dernière nous … si l’on considère que la "révolution Web 2.0", c’est le passage de la communication verticale à la communication horizontale.

C’est-à-dire, le pouvoir redonné aux citoyens, tant dans leur expression publique que privée ; tant en politique qu’en consommation ; la fin de l’hégémonie des élus et des marques.

Le futur du Web 2.0 ou plutôt du Web – se joue dans deux directions : la 3D – c’est la Metaverse RoadMap – et l’Internet Mobile … et reconnaissons que ce dernier a pris une longueur d’avance !

Mais attention : l’Internet Mobile – tout comme la 3D – se décline tant en communication horizontale que verticale … et c’est de là que proviennent bien des erreurs !

La vision verticale de l’Internet Mobile, c’est un profiling outrancier des consommateurs – des consommateurs que l’on va poursuivre dans la rue pour leur délivrer coûte que coûte de plus en plus de services … et de messages commerciaux.

La vision horizontale de l’Internet Mobile, CNN nous en offre quelques exemples avec Mig33.com, un réseau social "léger" qui fonctionne tant sur PC que sur téléphone ; ou Myhappyplanet.com, un autre réseau social en construction et qui sera d’amblée fixe et mobile ; etc.

Si CNN ne garde bien – et avec raison – de parler de Web 3.0, c’est que 3D et Internet Mobile ne sont que des technologies là où le Web 2.0 est avant tout une philosophie ; et c’est pour cela que 3D et Internet Mobile concernent tant le Marketing traditionnel que le Marketing 2.0 !

L’ultra ciblage des individus en déplacement ; l’utilisation de robots 3D pour répondre de manière prédéterminée aux sollicitations des consommateurs … ce n’est que du Marketing as usual ! Certes, plus sophistiqué au niveau des outils – mais identique sur le fond : la marque "dirige" tout.

Le Web 2.0 "mobile", ce sont des consommateurs qui interrogent leurs copains sur leur réseau social avant d’entrer dans un restaurant, qui bloguent tranquillement dans le TGV – c’est même déjà en marche avec l’EeePC : voir Intelligencecollective.info.

Quant au Marketing 2.0 "mobile", il reste quant à lui à … inventer.

ReunionDeConso.com ne m’a pas oublié !

Source :

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ReunionDeConso vous vous souvenez ? C’était il y a deux, un recruteur professionnel qui m’avait proposé de participer à des entretiens qualitatifs en mentant "un peu" pour me faire rentrer dans les critères de recrutement … on s’était bien amusés à ses dépends ici même : Relisez donc Comment ReunionDeConso.com bidonne ses recrutements !

Pas rancunier pour un sou : il m’invite à une de ses « prochaines études sur le thème des produits d’hygiène féminine » ! Je ne suis pas dans la cible, dites-vous ? Médisants : il y a deux ans, il n’était pas à de si petits biais près, le monsieur !

Je viens en effet de recevoir dans ma vieille boîte aux lettres chez TTE – il n’y arrive généralement plus rien, quelques spams au mieux – une gentille invitation : « Il s’agira de tester 2 types de produits, de venir les chercher dans une société, à Paris dans le second arrondissement, entre les métros Réaumur Sébastopol et Etienne Marcel, et les ramener 15 jours plus tard à la même adresse ».

Si vous êtes fabricant de produits d’hygiène féminine, si vous avez confié votre recrutement à une société … etc., je serais de vous, je me méfierais : vous allez avoir des ménagères qui ont du poil aux pattes !

Comme des grenouilles dans une mare …

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d0dd12c78cbbb68191cff1835d05cb53.jpgEn simplifiant un peu – mais finalement pas trop – le passage du Web 1.0 au Web 2.0, c’est celui d’une communication top down à une communication horizontale ; ou encore du one to many au many to many.

Là où mon schéma est quelque peu "réducteur", c’est que le top down ne caractérise pas uniquement le Web 1.0 – enfin d’Internet classique – mais … toute la communication médias, de ses origines à nos jours.

Et bien évidemment la communication publicitaire.

« Les marchés sont des conversations », annonçaient les rédacteurs du Cluetrain Manifesto, il y a une petite dizaine d’années : les consommateurs sont aujourd’hui comme des grenouilles qui coassent gentiment au beau milieu de leur petite mare.

Image presque idyllique mais plutôt bien représentative d’infinies discussions sur les produits, les marques … mais aussi la politique, les vacances, l’éducation des enfants, etc. C’est ça, la communication horizontale : many to many, tout le monde parle à tout le monde, c’est ça, la toile désormais.

Et la communication verticale dans un tel paysage ? C’est un peu comme un pavé qui tombe dans la mare : parties les grenouilles, on parle désormais tout seul.

La majorité des marques ne sont vraiment pas prêtes … et leurs agences non plus : pour elles, le plus souvent, communiquer "2.0" revient pour elles à jeter un os en pâture aux blogueurs pour qu’ils se le passent de blogs en réseaux sociaux.

On appelle ça le buzz, et plus il sera drôle, plus il "tournera" … enfin, espère-t-on ! Parfois, il est si drôle, qu’on en perd le produit au passage ! Parfois, il est si stupide qu’on le retire en catastrophe, comme quand Powéo nous invite à mettre les doigts dans les prises de courant, comme Sébastien Chabal !

D’autres marques ont accepté de jouer le jeu : ne devenir qu’un parmi d’autres … one amongst many – tout simplement.

C’est le cas de Toyota ou L’Oréal, pour les spots qui passent sur Current TV aux Etats Unis, la première télévision collaborative au monde, créée par Al Gore, et dont une part importante des contenus sont générés pas les téléspectateurs eux-mêmes.

Pour communiquer sur Current TV,un annonceur doit accepter que ses spots soient tournés … par les téléspectateurs également : résultat, des petits bijoux, bien plus efficaces que bien des films primés à Cannes !

C’est le cas également de Converse : s’apercevant que ses fans adoraient décorer leurs chaussures jusqu’à publier leurs créations sur des blogs créés pour l’occasion, la marque américaine a commencé par ouvrir son site à leurs clips vidéos …

Puis, elle les a diffusés … comme spots publicitaires au cinéma : de petits chefs d’œuvre d’art et d’essai, presque ; et en tous cas, le meilleur moyen de passer d’une communication hégémonique à une discussion nettement plus sympathique.

"Communiquer 2.0" sur le Net, ce n’est pas compliqué : c’est simplement complètement changer d’état d’esprit. 

Nota : ce texte a été rédigé à l’amicale demande de Thierry Amar, et publié comme éditorial à sa lettre d’information : 100% Médias.
(...)

Blake & Mortimer … again !

Source :

03d2752cafbce61623250385c17f108f.pngLe Sanctuaire du Gondwana conclut magistralement la trilogie des aventures de Blake & Mortimer orchestrées par le dessinateur André Juillard et le scénariste Yves Sente : s’y croisent, outre cette brave vieille canaille d’Olrik, plusieurs héros et héroïnes des deux opus précédents : Les Sarcophages du 6e Continent et La Machination Voronov, ainsi que de vieux complices du Colonel jadis croisés dans Le Mystère de la Grande Pyramide !

L’aventure commence là où s’achèvent Les Sarcophages du 6e Continent : à son retour à Londres, Mortimer, affaibli, ressent de terribles maux de tête et a parfois des pertes de mémoire … qu’il va conjurer en se plongeant dans ses Mémoires, avant que de partir sur les traces d’une civilisation disparue !

Surtout, Le Sanctuaire du Gondwana, c’est une bande dessinée qui s’impose deux fois à notre lecture – et qui se lit sous deux angles totalement différents. Avant de nous obliger à nous replonger dans Les Sarcophages du 6e Continent … pour que  surgissent enfin quelques détails qui nous avaient mystérieusement échappés. J’ai du mal à savoir si Yves Sente réfléchissait au Sanctuaire en en rédigeant les dernières pages, où cette suite s’est naturellement imposée à lui à la relecture des dernières planches de l’opus précédent.

Et comme je ne pouvais abandonner là les héros de Edgard P. Jacobs, je me suis replongé avec délice dans Les 3 Formules du Professeur Sato.

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