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Dans son article fondateur, " What Is Web 2.0 ", Tim O'Reilly notait que : « Pour une part essentielle, le Web 2.0 est une affaire d'intelligence collective » – répondant ainsi indirectement aux rédacteurs du Cluetrain Manifesto qui soulignaient de manière prédictive dès 1999 : « Les marchés sont des conversations ».
Le Marketing 2.0, c'est un marketing fondé sur cette intelligence collective ... mais ce n’est certainement pas le marketing du Web 2.0.
Le Marketing 2.0, c’est celui d’une nouvelle civilisation – une civilisation où les conversations priment sur la communication verticale enseignée dans les manuels scolaires ; où les consommateurs réclament d’être enfin associés au développement des produits qu’ils utilisent quotidiennement. Une Civilisation 2.0, bien plus qu’un simple nouvel Internet.
Evidemment, entrer dans le monde du "2.0" implique un changement profond de posture. D’accepter de devenir one amongst many – ce qui apparaît loin de séduire tout le monde … mais constitue le seule chance de survie pour le marketing : se réformer ou disparaître.
Bref, c'est un marketing en construction : dans ce livre, mais aussi sur ce blog ... à vous de réagir, proposer, critiquer!
Un dernier camembert avant la rentrée ...
Bon, c'est la rentrée des classes - après-demain ...
Je sais, je suis moins concerné que d'autres, même si j'enseigne de ci, de là, en Master, jusqu'à la Sorbonne University d'Abu Dhabi !
Mais vous l'avez bien compris, la rentrée des classes signifie le retour au boulot pour tous : les mails s'empilent à nouveau dans les boîtes aux lettres, le téléphone sonne, juste pour vous dire qu'il va falloir décaler la réunion si compliquée à planifier ...
Alors, avant de vous parler du programme des prochaines réunions du Club Marketing 2.0 de l'Adetem, ou de vous annoncer en avant-première le nom des intervenants de la Nuit du Marketing ... 2011, ou encore vous parler d'une conférence sur l'éthique dans le cadre du Semo, d'une ballade à Esomar à Athènes (j'espère qu'il fera plus chaud qu'à Paris), etc.
Avant tout cela, prolongeons un peu les vacances ... en parlant musique.
Après l'extraordinaire concert des deux compères Clapton et Winwood à Bercy - écoutez le Live from Madison Square Garden, ils l'ont joué quasiment à l'identique - un petit retour vers les années 70 avec Gong, le groupe mythique du rock psychédélique, fondé par l'australien Daevid Allen, un ancien du Soft Machine, de l'époque Wyatt, Ratledge, Allen et Ayers.
Pour la petite histoire, notre australien devra quitter la machine molle pour de sombres problèmes de visa : les britanniques lui refusent l'entrée en Angleterre, preuve que la connerie existait bien déjà hors de nos frontières à la fin des sixties, Besson n'a rien inventé.
J'ai eu de plaisir d'écouter Gong - tout comme Soft Machine, deux ans auparavant à Besançon, et Matching Mole, un peu plus tard - lors d'un concert organisé en 1973 par des lycéens de Vesoul : depuis, bien des Camemberts électriques ont coulé !
Bref, Gong passe au Plan, le 24 Septembre prochain, une salle de Ris Orangis : c'est la banlieue, je sais, mais c'est aussi une salle particulière : le Plan est « une structure éducative dite "en milieu ouvert" [...], un centre de production (un restaurant) inscrit dans les dispositifs généraux de l'insertion par l'activité économique ».
Daevid Allen retrouvera pour l'occasion ses disciples des débuts : Gilli Smyth, Steve Hillage et Miquette Giraudy
Pour tous ceux qui n'auraient toujours pas compris le titre de ce papier, le Camembert électrique est l'album culte du groupe « associant des ambiances et des formes musicales très variées. Les morceaux empruntant à la fois au rock progressif naissant, empreints de la touche étrange et dadaïste de l'École de Canterbury, à la pop, au rock psychédélique et au Jazz sont introduits par la voix modulée et nasillarde, comme affectée par l'hélium, de Radio Gnome, rappel radical de l'ambiance, de l'univers du groupe », c'est Wikipédia qui nous le dit !
Branchez-vous sur Radio Gnome !
- 31.08.2010
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Communautés réelles et communautés virtuelles
Certaines marques ont su fédérer autour d'elles des communautés d'aficionados, bien avant les débuts d'Internet. D'autres se lancent aujourd'hui à l'assaut du Web social et proposent aux internautes de réfléchir avec eux aux produits du futur.
Bien sûr, On Line ou Off Line, une communauté reste une communauté ... mais le développement du Web 2.0 n'est pas sans poser de nouvelles problématiques, quand ce n'est pas parfois simplement de nouveaux problèmes : une communauté physique peut-elle continuer à exister en dehors de la toile ? Voire même, dans certains cas, se cantonner systématiquement en dehors des médias classiques ?
Et inversement, une communauté purement virtuelle ne court-elle pas le risque de demeurer superficielle, sans réels liens avec la marque qui lui a permis d'émerger et de s'organiser ?
Pour aborder ce thème, le Club Marketing 2.0 de l'Adetem organisera le Mardi 7 Septembre de 9 à 11 heures, une matinée consacrée aux Communautés réelles et communautés virtuelles, et approfondira les problématiques marketing sous-jacentes, avec :
- François TARROU, Directeur Marketing d'Harley Davidson France, à l'occasion du lancement du site expérientiel TouringTestRide.com, pour les nécessaires équilibrages entre évènements On et Off Line
- Anne FENNINGER, Responsable Edition et Internet chez Peugeot, et Stéphane GUERRY, Directeur Général Adjoint et Responsable du pôle digital chez Euro RSCG C&O, pour le site participatif New-peugeot.com, invitant les internautes à publier leurs inspirations pour la voiture de demain
- Daniel TIRAT, de Danone, à l'occasion de l'arrivée en télévision de la marque "Les 2 Vaches", pour comprendre comment une marque peut, ou doit, à partir d'une communauté militante, s'ouvrir aux médias classiques.
Rendez-vous à l'ECHANGEUR PME - Bourse de Commerce, 2 rue de Viarmes - 75001 PARIS
Les débats seront animés par votre serviteur ; pour s'inscrire, c'est ici.
- 05.07.2010
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Ils ont osé !
Ils ont osé !
Tel sera le thème de la cinquième Nuit du Marketing de l'Adetem qui se tiendra cette année le Jeudi 1er Juillet à partir de 18 heures à l'Espace Pierre Cardin, 3 avenue Gabriel à Paris, à deux pas de la Place de la Concorde.
Au programme cette année, des invités prestigieux ... des surprises, dont notre traditionnel coup de cœur.
Aude de Thuin, Fondatrice et Présidente du Women's Forum for the Economy & Society.
Aude de Thuin qui a osé lancer le 1er Davos au féminin, devenu en quelques année l'un des événements les plus influents au monde selon le Financial Times, et faire émerger des voix alternatives, différentes pour bousculer notre vision du monde.
Henri Giscard d’Estaing, Président Directeur Général du Club Med.
Henri Giscard d’Estaing qui a osé devenir le GO en chef, revivifier l'esprit du Club Med en le faisant monter à la fois en puissance et en gamme, et bouleverser les codes de la première marque mondiale de vacances mais sans amputer son ADN : gentillesse, liberté, multi-culturalité, esprit pionnier et convivialité !
Sven Lung, Président Directeur Général de Brandalley.
Sven Lung qui a osé prétendre devenir le grand magasin du XXIe siècle, miser sur la montée en puissance du e-commerce dans la mode, et convaincre les grandes marques de luxe de franchir le cap d'Internet.
Georges‐Mohammed Chérif, Président de Buzzman.
Georges‐Mohammed Chérif qui a osé créer des "coups de buzz" mémorables à grand renfort de campagnes de marketing viral et interactif audacieuses, ludiques et décalées, replacer la "killer idea" au cœur de la communication sans jamais perdre de vue le ROI des annonceurs, et se définir comme un producteur de divertissement.
Pour en savoir plus, et surtout pour s'inscrire, c'est ici.
- 19.06.2010
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Invitation gratuite
Le dernier terme très "tendance" en marketing, c'est le crowdsourcing : "le crowdsourcing consiste à utiliser la créativité, l'intelligence et le savoir-faire d'un grand nombre d'internautes, et ce, au moindre coût", nous renseigne Wikipédia.
Ou, en d'autres termes, utiliser la fameuse intelligence collective du Web 2.0, la détourner au profit de son entreprise, pour amener les consommateurs à créer - ou plutôt, co-créer - les produits et les services dont ils ont besoin ... ou ceux dont ils rêvent.
Le Laboratoire Assurance Banque consacre une matinée d'échanges professionnels sur le sujet le lundi 21 juin 2010, de 9 heures à 12 heures 30, dans les locaux d'ACMN Vie, 173 boulevard Haussmann, avec :
- Julien MECHIN, de l'agence participative CREADS, et Rémy MEURDEFROID, du groupe FRANCE COURTAGE, traiteront de la création participative dans le domaine publicitaire et aborderont plus particulièrement les questions suivantes:
Quels sont les fondements de la création participative ?
Quels sont les avantages par rapport aux solutions existantes ?
Comment appréhender les risques liés à cette innovation ?
- Eric DOS SANTOS, de FEEDBACK 2.0, avec Damien de BLOTEAU d'AG2R LA MONDIALE, évoqueront les dernières avancées en termes d’innovation collaborative :
Internet donne l’opportunité aux marques d’entrer en conversation avec leurs clients
Elles peuvent s’adresser directement aux consommateurs de leurs produits et bénéficier de leurs nouvelles habitudes d’échanges et de partage d’information
Comment faire rentrer ses clients dans le cycle de création des produits ? Comment mettre en place une opération de co-spécification de produits sur internet ?
- Enfin Anne CLERVAL de MACSF Assurances, nous fera partager ses dernières expériences en matière de réseaux sociaux professionnels et comment leur utilisation a permis la mise au point de produits mieux adaptés à sa clientèle.Elle présentera notamment le projet de Réseau Social Etudiants de MACSF, et soulignera quels avantages les clients et la mutuelle ont pu tirer d'une méthodologie basée sur la co-création.
La matinée se terminera par une Table Ronde.
Exceptionnellement, 2 invitations sont offertes aux lecteurs de ce blog : il suffit de s'inscrire par mail auprès de contact@cerclelab.com, en précisant "de la part de MarketingIsDead".
Plus d'informations ici
- 14.06.2010
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Un arbre pour l'espoir
Une douzaine d'arbres plantés dans autant de Fiat 500, telle est l'œuvre imposante de l’artiste italien Fabio Novembre, réalisée au profit de l’association Dessine l’Espoir - voir le site Un arbre pour l'espoir - et installée Place Vendôme à Paris, juste sous les fenêtres du Ministère de la Justice.
Si vous jugez que l'une de ces 12 sculptures améliorerait votre salon, une mise aux enchères silencieuses est organisée sur le site, avec le soutien de Christie’s, les bénéfices étant reversés à l’association.
Pour ceux qui n'en auraient pas les moyens, une petite ballade avant fin Juin Place Vendôme s'impose : bien sûr, on est à la limite de l'art commercial avec toutes ces Fiat 500, mais Andy Wharol aurait sans soute apprécié.
- 13.06.2010
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Ecouter les consommateurs pour ne pas passer à côté d’opportunités
Début 2009, la célèbre fraise Tagada fête ses 40 ans.
Pour l'occasion, son agence customise un "school bus" - les célèbres bus scolaires américains jaunes - pour sillonner les rues de Paris entre le 12 et le 18 janvier, avec pour principales destinations les grandes rédactions de la télévision et de la presse écrite, dans l'espoir de créer un peu de buzz.
Force est de constater que l'évènement restera plutôt confidentiel, tant dans les médias classiques qu'au sein de la blogosphère : tout juste un papier de ci, de là, rédigés par des experts du marketing et de la communication - et surtout pas plus que d'ordinaire !
Car toutes mes semaines, des blogueurs publient sur la toile ... leurs recettes de desserts réalisées à base de fraises Tagada : « petites meringues à la fraise Tagada » pour Ludivine ; « crème vanille aux fraises Tagada » pour Bibiche, etc.
Manifestement la campagne orchestrée par l'agence n'a eu le succès escompté ... alors que si ses stratèges avoir su écouter les aficionados de la marque sur la toile, ils auraient pu les mobiliser autour d'un événement mobilisateur : un concours de la recette la plus originale, avec évidemment vote en ligne, par exemple.
Le cas n'a rien d'exceptionnel. Ainsi, s'apprêtant à fêter ses 90 ans, la Vache Qui Rit « lance une action européenne massive créée [avec] au centre du dispositif, un clip de 60 secondes », annoncent fièrement les communiqués de presse, avec évidemment un bel objectif de buzz ... sans même s'être aperçu que sur la toile, des dizaines de blogueurs proposent régulièrement leurs recettes à base de fromage fondu.
D'une « Soupe de Courgette à la vache qui rit » à ce « Milk-shake fraises et fraises Tagada » avec pour ingrédients, outre 50 grammes de Fraises Tagada ... 2 « portions de fromage style carré frais ou Vache Qui Rit ».
La première démarche à faire quand on veut séduire les internautes, les mobiliser, ne serait-elle pas simplement de commencer par les écouter ... juste pour ne pas passer à côté de splendides opportunités.
- 08.06.2010
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Vous souhaitez gagner un iPad ?

Je l'avais annoncé ici, voici le mode d'emploi pour gagner un iPad.
Il suffit de répondre à la devinette suivante :
Je suis un logiciel de veille internet, qui surveille particulièrement les sites d’actualités (presse online).
Mon nom est en anglais et se compose de trois mots (AMI étant le premier des trois).
Je suis… « AMI ………. ………. »
Le jeu est ouvert du 1 au 10 juin à minuit ! Vous n’avez le droit de jouer qu’une seule fois, mais pourrez faire 2 propositions différentes.
Vos propositions sont à suggérer sur ce nouveau blog : Veille-ie.blogspirit.com/
Faites-vite vos propositions, le premier qui trouve sera récompensé !
Attention, n’oubliez pas d’insérer votre adresse email pour valider votre inscription.
Le grand gagnant sera connu le 11 Juin à 10H00, et contacté directement par email, dans la foulée.
- 01.06.2010
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Vous souhaitez gagner un iPad ?
Vous souhaitez gagner un iPad ?
Pour en faire quoi ? Si vous n'avez pas d'idée, quelques suggestions ici.
Par contre, si vous avez déjà plein d'idées et que vous ne souhaiter que savoir comment le gagner, c'est facile, il suffit de vous rendre le 1 Juin à partir de 10 heures sur le blog E réputation, buzz & co, et de deviner le nom du dernier logiciel de veille d'AMI Software.
Bonne chance !
- 26.05.2010
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Web 2.0 : implosion ou consolidation ?
Alarmant : le Web social au bord de la faillite ! Ou de l'explosion ! Ou de l'implosion (variante) !
Il ne se passe pas une semaine sans que quelque gourou ou futurologue n'annonce la mort des blogs, des réseaux sociaux, voire même du micro blogging (plus risqué parce que - encore - très tendance).
"Bebo’s in danger of disappearing, Ning’s scrapping its free service, and Twitter’s risking the wrath of users with its ads. Is the social media sector in crisis ? Or in the process of rationalisation ?", questionnait ainsi récemment Mycustomer.com.
Déjà en Février le très sérieux Pew Internet Center révélait un "decline in blogging among teens and young adults" - ce qui fit les gros titres de la presse et des blogs (ceux qui restaient donc) spécialisés. Peu prirent réellement le soin de citer la fin de la phrase, pourtant riche d'enseignement : "and a modest rise among adults 30 and older".
Tout cela est-il très sérieux ? Non, certainement pas plus que de croire que d'ici peu, Facebook va détrôner Google, avant de disparaître face à Twitter, etc. Souvent prévisionnistes et autres chasseurs de tendances ne se focalisent que sur les micro faits - immédiatement rebaptisés signaux faibles - qui cachent une réalité sociétale plus vaste.
La première réalité que personne ne contestera, c'est l'explosion du Web 2.0 - je préfère cette dénomination à celle de Web social, je m'en expliquerai un peu plus loin - un peu dans toutes les directions, voire même de la manière la plus euphorique, pour ne pas dire la plus folle ... ce qui n'est pas sans évoquer, mutatis mutandis, la bulle technologique du début du millénaire.
Mutatis mutandis, parce qu'il ne s'agit plus d'une course aux investissements démesurés mais à la seule audience ... quoique, à voire les sommes dépensées par les uns et par les autres pour prendre des participations ou racheter les entreprises les plus en vue - mais qui ne gagnent pas encore un centime, voire se révèlent de magnifiques gouffres financiers.
Rappelons juste que Rupert Murdoch n'a pas hésité à mettre 580 millions de dollars sur la table pour se payer Myspace en 2005, et que deux plus tard Microsoft a sorti 240 millions de dollars pour une participation minoritaire de ... 1,6% dans le capital de Facebook !
Mais la bulle que j'évoque est plus d'ordre sociétale : après les forums et les blogs, les internautes se ruent sur les réseaux sociaux de tous poils comme si leur vie en dépendait - du moins leur vie, ou leur identité, numériques -, multipliant les inscriptions, les participations, les discussions, etc.
On a beau parler de multitasking - en bon franglais, de multi-tâches -, difficile malgré tout de dépasser les 24 heures par jour collées à son ordinateur ; et encore, il y en a qui prétendent dormir de temps en temps, parce que travailler, manger tout en surfant, reste "possible" à défaut d'efficace.
Et les espaces temporels libérables ne sont pas légion : le succès de Twitter tient à l'Internet mobile - on tapote ses 140 caractères un peu partout, dans la rue, dans les files d'attente, entre deux plats ... même au volant ! On grappille des minutes là où l'on peut.
L'espace temporel n'étant donc pas extensible à l'infini, on ne peut que constater des mouvements de fond : des vases qui se vident, d'autres qui se remplissent ... des vases communiquant en fait ! Et ces prédictions péremptoires : les blogs sont morts, les réseaux sociaux c'est (presque) fini et le micro blogging n'en a plus pour très longtemps.
En fait, ce n'est évidemment pas si simple même si, inéluctablement, des transferts d'a (...)
- 05.05.2010
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Le(s) paysan(s) de Paris
Je ne suis pas sûr que Louis Aragon soit encore suffisamment "people" pour me permettre ce type de jeu de mots, mais enfin ...
Ce matin, les agriculteurs en colère défilaient Boulevard Diderot, fièrement campés sur leur tracteur ; je ne suis pas encore sur Twitter, mais rien n'empêche une petit photo, même si cela ne présente pas l'intérêt d'un avion sur l'Hudson River. :-P
Et ça papote dur sur les trottoirs : "Ça doit coûter bonbon, des tracteurs comme ça ... Et ils viennent se plaindre qu'ils ne gagnent pas leur vie".
Pas la peine d'expliquer à ma voisine que c'est leur outil de travail, qu'ils ont dû prendre les crédits nécessaires : mais il va falloir leur apprendre à mieux communiquer, et qu'on n'exhibe pas les bijoux de la couronne quand on veut tendre la main.
Pour se faire plaindre, faut faire pauvre !
- 27.04.2010
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Découvrir comment étudier son e-réputation
NOUVELLE SESSION
Vous surfez de temps à autre sur le Web pour savoir ce que les internautes pensent de vos produits et de vos marques : certains en disent beaucoup de bien, d'autres nettement moins ; certains en soulignent la qualité, d'autres la dénigrent, à tort ou ... à raison.
Peu importe la véracité de telles affirmations : votre réputation se construit sur le Web 2.0, à force de posts, d'avis et de commentaires. Et les écrits restent longtemps, très longtemps sur la toile.
Autant de nouveaux challenges pour les annonceurs, et leurs conseils : instituts, agences, consultants, etc. Des challenges qu'il importe de relever, toutes les cartes en main.
Vous souhaitez découvrir les bases de l'analyse de l'e-réputation ?
Comprendre si un buzz a réellement fonctionné, et auprès de qui ?
Savoir où et comment recueillir les informations les plus pertinentes.
Savoir stocker et traiter toutes les données remontées.
Savoir les analyser, dégager des signaux forts, mettre en évidence l'univers sémantique d'une marque.
En une matinée, vous ne deviendrez certainement pas des experts rompus à toutes les situations ... mais vous pourrai en apprendre suffisamment pour cerner les contours de votre réputation - et celle de vos concurrents ; évaluer l'efficacité de vos campagnes de communication - et celle de vos concurrents, également.
Apprendre à manier les outils de base, et à "faire parler" les données collectées.
Et plus vous irez vite dans le recueil, le classement des opinions qui pullulent sur la toile, plus vous aurez de temps à consacrer à l'analyse, la stratégie.
AMI vous propose un séminaire d'une matinée pour découvrir comment recueillir, traiter et analyser les opinions des consommateurs publiées sur le Web 2.0.
Ce séminaire s'adresse :
* aux annonceurs qui souhaitent rationaliser une démarche intuitive,
* aux instituts qui désirent découvrir de nouveaux débouchés,
* aux consultants qui ont envie se se positionner sur un marché naissant mais porteur,
* aux agences (communication, médias, RP, etc.) qui veulent compléter leurs palettes de services,
* et à tous ceux qui pensent que l'écoute du Web 2.0 peut leur offrir de nouvelles opportunités.
Séminaire organisé le 30 Juin à 9 heures 30, dans les locaux d'AMI Software, 46 avenue Dausmenil - 75012 Paris, métro ou RER : Gare de Lyon.
Frais de participation : 150 € HT, inscription par mail auprès de seminaire@amisw.com, en indiquant ses nom, mail et téléphone.
Exceptionnellement 3 places gratuites ont été réservées aux lecteurs de ce blog : pour en profiter, c'est facile, il suffit de préciser sur le mail à seminaire@amisw.com de la part de Marketing is dead.
PS : pour illustrer ce post, je ne pouvais trouver mieux que l'ami Georges, qui avait mauvaise réputation, mais le revendiquait :-P
- 19.04.2010
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Dénotation, connotation
Napoléon III était-il si petit ? Si Napoléon I ne dépassait pas les 1 mètre 69, ce qui était plutôt grand pour l'époque, son neveu se situait dans la juste moyenne : "Louis Bonaparte est un homme de moyenne taille, froid, pâle, lent, qui a l'air de n'être pas tout à fait réveillé", nous le dépeint Victor Hugo, dans ... Napoléon le petit.
Mesquin, le père Hugo, de s'en prendre ainsi à son adversaire politique, en se moquant de sa taille ? La petite taille de l'empereur connote sa bassesse ; et peut-être en retour, sa mesquinerie transparaît-elle dans son physique.
Il n'est jamais très glorieux de se gausser du physique de ses contemporains ... mais bien souvent, les humoristes ne visent que la moralité de leurs victimes.
Eric Besson a-t-il "des yeux de fouine" et un "menton fuyant" ? Peu importe, et il a bien tort de croire que Stéphane Guillon ironisait sur son visage : non, il se contentait d'attribuer au ministre les qualités - et surtout les défauts - de ce pauvre petit carnivore, aux mœurs essentiellement nocturnes: juste pour dire qu'il fait ses coups dans l'ombre, pas très honnête.
Le problème de Besson, c'est qu'il doit se sentir un peu seul après tous ses reniements ; d'autant que sa nouvelle famille ne l'accepte pas vraiment.
Sa principal erreur sera de s'en prendre à un humoriste alors que personne, ou presque, ne volera à son secours ... et que l'humoriste aura droit au soutien de tous ses confrères, et bien au delà : car c'est peut-être la principale faiblesse de Guillon.
Pas d'avoir frappé sous la ceinture : de l'avoir fait en toute impunité prévisible !
Le peinture de Napoléon III par Victor Hugo est ô combien plus cinglante : un siècle et demi plus tard, on ne se souvient plus aisément du portrait au vitriol du poète que de la véritable personnalité du petit Napoléon.
Dans quelques années, plus personne ne souviendra des écarts de Guillon ... ni même de Besson ; l'humoriste a certainement encore une longue carrière devant lui, que le ministre aura modestement contribué à soutenir en s'indignant un peu trop vite : naïveté, inconscience ?
OK, ce papier ne traite pas du marketing ... quoique, les rumeurs et la gestion des crises, ça touche aussi au marketing.
Un cas d'école ?
- 28.03.2010
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Après le postmodernisme ?
Le postmodernisme est né à la fin des Trente Glorieuses, quand les publicitaires découvrant qu'ils n'avaient plus rien à dire des produits dont les annonceurs leur confiaient la destinée, se sont décidés à qualifier ... les acheteurs de ces produits.
Avant, on achetait une DS pour le plaisir, voire ce que Barthes nommait "une gourmandise de la conduite" ! A partir des années 70, les cadres se ruèrent sur les BMW pour affirmer leur réussite sociale, comme le constatera Baudrillard : "Les objets [...] ne "désignent" non plus le monde, mais l'être et le rang social de leur détenteur".
Le modernisme - même si le terme ne sera guère utilisé que rétrospectivement - fût l'époque de ces annonces vantant un progrès très concret : celui du "Avec Génie, je ne fais plus bouillir", celui des premiers réfrigérateurs, des premiers hypermarchés regorgeant de produits quasi magiques.
Le postmodernisme, sera l'âge d'une consommation désabusé, où le progrès ne sert plus vraiment les individus, mais leur permet juste de se différencier les uns des autres : on n'achète plus un téléviseur Sony parce qu'offrant une meilleure image, mais simplement parce que c'est ... le plus cher du marché !
Le postmodernisme, sera l'époque où tous les produits se ressemblent - Clio, Fiesta, Corsa, etc., comment les différencier - et où des consommateurs blasés se rassurent en payant plus cher, jusqu'à la caricature quand Séguéla déclare : "Si on n'a pas de Rolex à 50 ans, on a raté sa vie".
Le postmodernisme aurait pu durer longtemps - aussi longtemps que les publicitaires verrouillaient la communication marchande : la puissance du média télévisuel les y aidait grandement ... sauf que le jour où Le Lay déclarait vendre à Coca-Cola "du temps de cerveau humain disponible", le tonneau des Danaïdes s'était réellement mis à fuir de partout.
Comme l'annonçaient dès 1999 les rédacteurs du Cluetrain Manifesto, "les marchés sont des conversations" : à côté du verticalisme de la publicité médias, naissait une communication citoyenne, horizontale, entre pairs.
Et les gens se sont tranquillement mis à discuter des produits et des marques qu'ils achetaient, non plus en en termes de signes, mais de réels bénéfices - et cela tombait bien, depuis un quart de siècle que leur pouvoir d'achat s'érodait (les revenus salariaux n'ont pas progressé en France depuis 1980).
Dès lors, ils allaient distinguer les vrais progrès des faux ... car bizarrement avec Internet, fixe ou mobile, notre société s'était remise à avancer : alors que les publicitaires s'évertuent toujours à parler de signes, les consommateurs parlent d'usages ; il semblerait même que certains retrouvent un certain plaisir à consommer - utilement, s'entend - comme ce fut le cas de leurs parents et grands parents dans la France de l'après guerre.
Retour vers le modernisme ?
Chronique préparée pour, et également publiée
dans Influencia.

- 25.03.2010
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Le coup de cœur de la semaine
Je ne relaie que rarement les créations publicitaires que l'on m'envoie, mais parfois une exception s'impose comme celle réalisée par BDDP & Fils pour la Fondation Abbé Pierre : si le printemps tarde cette année - j'en ai encore les pieds gelés -, qu'il pleuve ou qu'il vente, les expulsions vont reprendre !
C'est le coup de cœur de la semaine.
- 16.03.2010
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Enquête à Barbès
"Barbès : ce nom qui désigne l’un des espaces commerçants les plus connus et les plus populaires de Paris, résonne comme une évidence.
De la fameuse enseigne Tati aux multiples bazars qui s’étendent le long des boulevards Rochechouart et Barbès, du marché aux tissus Saint-Pierre aux marchés alimentaires Dejean, chacun a en tête l’image d’un "quartier des bonnes affaires", du "pas cher" et de "l’ethnique bon marché" où se croisent des populations de toutes origines, dans une atmosphère de foire permanente".
Mais qu’est-ce qui "fait" Barbès ?
Telle est la question que pose - et à laquelle s'attache à répondre, bien évidemment, Emmanuelle Lallement, ethnologue, maître de conférences au Celsa, et membre du comité scientifique de l'Adetem, dans son dernier ouvrage : La ville marchande : enquête à Barbès.
Un livre conseillé à tous les marketers (entre autres) qui pensent qu'il n'y a pas que le luxe dans la vie, mais qu'un regard différent, presque étranger, permet de mieux comprendre notre société.
Les participants à la dernière Journée Nationale des Études, organisée en Janvier dernier par l'Adetem et l'Uda, ont pu en découvrir quelques "extraits" ; les autres pourront rencontrer Emmanuelle lors d'une séance de dédicaces, le jeudi 18 mars 2010 à partir de 18 heures à la librairie Lieu commun, 5 rue des Filles du Calvaire - 75003 Paris.
- 07.03.2010
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