Communauté usages, management, prospective... autour du digital. Publiée par M21.

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Marketing 2.0Marketing 2.0

Dans son article fondateur, " What Is Web 2.0 ", Tim O'Reilly notait que : « Pour une part essentielle, le Web 2.0 est une affaire d'intelligence collective » – répondant ainsi indirectement aux rédacteurs du Cluetrain Manifesto qui soulignaient de manière prédictive dès 1999 : « Les marchés sont des conversations ».

Le Marketing 2.0, c'est un marketing fondé sur cette intelligence collective ... mais ce n’est certainement pas le marketing du Web 2.0.

Le Marketing 2.0, c’est celui d’une nouvelle civilisation – une civilisation où les conversations priment sur la communication verticale enseignée dans les manuels scolaires ; où les consommateurs réclament d’être enfin associés au développement des produits qu’ils utilisent quotidiennement. Une Civilisation 2.0, bien plus qu’un simple nouvel Internet.

Evidemment, entrer dans le monde du "2.0" implique un changement profond de posture. D’accepter de devenir one amongst many – ce qui apparaît loin de séduire tout le monde … mais constitue le seule chance de survie pour le marketing : se réformer ou disparaître.

Bref, c'est un marketing en construction : dans ce livre, mais aussi sur ce blog ... à vous de réagir, proposer, critiquer!

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De l'intelligence à la bêtise collective

WebSocial.jpgAujourd’hui le Web 2.0 se mue en Web social et ses valeurs se pervertissement.

Le Web 2.0, Wikipédia en tête, incarnait le royaume un peu utopique – et pourtant bien réel – de l’intelligence collective : des milliers d’anonymes qui se mobilisaient autour d’un projet d’un projet pharaonique, sans en attendre d’autres retours que d’y avoir participé.

A y regarder de plus près, Wikipédia dérogera très rapidement au schéma chimérique originel … si tant est que tel schéma n’ait jamais existé. En théorie, tout un chacun peu rédiger et publier un article au sein de l’encyclopédie ; en pratique, il faut non seulement respecter un certain nombre de règles qui peuvent dérouter les néophytes, mais également accepter de passer sous les fourches caudines des « administrateurs ».

Votre papier n’est pas jugé « éligible » : vous risquez de la voir brutalement disparaître sous les ciseaux électroniques d’un administrateur de Wikipédia (= « un utilisateur élu par la communauté pour en assurer la maintenance via des outils techniques particuliers »).

Tout le monde peut poser sa candidature ; après il faut recueillir des votes favorables, sachant que « la définition d'un vote "favorable" relève du pouvoir discrétionnaire des bureaucrates et s'appuie sur un ratio de pour/contre plus ou moins défini » ! Wikipédia France compte aujourd’hui 7 bureaucrates et 173 administrateurs.

Wikipédia constitue plus une oligarchie qu’une réelle démocratie, ce qui peut paraître frustrant par rapport au mythe fondateur (= l’idéal du Web 2.0) mais aura certainement permis la survie de l’institution face de réels dangers de dérives (= réécriture de faits historiques, rumeurs et calomnies concernant des personnages publiques, etc.).

Dérives auxquelles n’échappera pas un autre site emblématique du Web 2.0 : AgoraVox. Les conspirationnistes y ont construit leur nid depuis presque les tout débuts, tout d’abord très discrètement, en rédigeant 4 papiers aisément acceptables par les modérateurs – soit les milliers de rédacteurs ayant publié au moins 4 articles. Ensuite, on devient soi-même … modérateur !

Avec évidemment la possibilité de publier des articles de plus en plus orientés – bref, de moins en moins conformes à l’éthique journalistique, et à celle du support lui-même.

Premier avantage pour le petit malin : profiter de la visibilité que confère un titre aussi puissant, qui bénéficie d’un PageRank de 6 ; second avantage : un lien hypertexte convenablement placé en signature renverra vers le blog du rédacteur, ce qui ne pourra que favoriser à son référencement. Aujourd’hui, il devient difficile de systématiquement dupliquer les contenus sur les deux médias, sous peine de se voir blacklister par les moteurs de recherche, mais nos conspirationnistes en ont usé et abusé dans les premières années du Web 2.0.

Mais le Web social ne véhicule qu’une part des rumeurs : les plus pernicieuses voguent de boîtes aux lettres en boîtes aux lettres. Les chaînes de mail ne datent pas d’aujourd’hui : elles ont commencé à se développer dès les premiers jours de la toile, bien avant le Web 2.0. Si depuis les forums, puis Facebook et Twitter relaient à leur tour des quantités impressionnantes de fausses informations, les courriels continuent de charrier quotidiennement leur lot.

La plupart utilisent d’ailleurs désormais les deux canaux : Web social et chaînes de mail, ce dernier vecteur pour au moins deux raisons.

D’une part de nombreux internautes, notamment les plus âgés mais pas seulement, hésitent à franchir le pas qui ferait d’eux de réels et actifs so (...)

La crise est à venir … et en attendant, le marketing ?

crise-financiere.jpgEn attendant la crise – la vraie, pas la Crise cache-sexe des politiques et des économistes, ses nouveaux prêtres –, que peut faire de marketing, sinon s’adapter ?

Les inégalités s’accroissant, deux solutions : cibler en priorité les plus riches – mais de moins en moins nombreux – ou les autres – extrêmement nombreux, mais désargentés.

Cibler les plus riches, tout le monde en rêve et presque tout le monde y pense : quand on leur demande un plan marketing, la majorité des étudiants ne pense qu’à des positionnements de luxe. Et c’est vrai, le luxe constitue un des rares secteurs à ne pas souffrir de la crise ! Mais non seulement le luxe se vend mal chez nous – sauf aux touristes étrangers : le luxe est un produit d’exportation – mais c’est un segment étroit : par essence, les produits de luxe ne visent pas le plus grand nombre.

On vous parlera d’Apple, qui a réussi à imposer ses smartphones au monde entier – et de son inégalable capacité d’innovation, son incroyable storytelling, etc. – mais le leader s’efface aujourd’hui derrière Android – très loin derrière même ! Certes, le luxe – et le haut de gamme – ne se vendent pas qu’aux ultra riches : la classe moyenne supérieure aussi aspire au rêve ; mais elle oscille simplement entre ses envies et … ses moyens.

Sinon, la cible majoritaire du marketing – et celle de tous les produits de consommation courante – c’est une cible en perte de pouvoir d’achat : aux marketers de s’adapter.

Comme les politiques, ils font le gros dos : c’est la Crise, alors on casse les prix – mais de manière ponctuelle. Il suffit de visiter une galerie marchande de banlieue un samedi après-midi pour s’en convaincre : le faux marbre est nickel, les boutiques regorgent de produits et à une extrémité, l’hypermarché draine des flux ininterrompus de consommateurs.

A l’autre, la FNAC offre smartphones et tablettes à l’envie des chalands : on se demande si les journalistes spécialisés ne galéjent pas un peu quand ils déclarent l’enseigne au bord du gouffre, comme Surcouf hier.

Oui, c’est business as usual et tout le monde joue le jeu : les vendeurs qui sourient et les clients qui font semblant de pouvoir se payer tout se qu’ils découvrent en rayons.

La réalité est ailleurs.

A la caisse d’un Lidl de lointaine banlieue où une quinquagénaire pose le contenu de son charriot sur le tapis roulant et demande à la caissière d’arrêter d’enregistrer à partir de 21,50 euros : tout ce dont elle dispose encore en liquide, elle ne veut pas prendre le risque d’un chèque en bois. Elle abandonnera quelques paquets de pâtes et de charcuterie …

A Aignay-le-Duc, en Bourgogne, ou un automobiliste s’arrête à la station service pour « prendre 5 euros », dixit le Monde de ce 22 septembre : « On va entrer dans la dernière semaine du mois, celle où les voitures commencent à rouler de moins en moins ».

Les ultra pauvres ne constituent pas une cible très porteuse … bien que, hélas, très réelle ; et puis, très proche, il y a celle de ceux qui sentent le plancher se dérober sous leurs pieds : la population de base des hypermarchés et autres supermarchés, des centres commerciaux banlieusards – ceux qui calquent en partie leur consommation sur les précédents, parce qu’ils ont peur de claquer tout le fric qui leur reste encore.

Leur consommation n’est pas nécessairement triste : il suffit de se balader dans une brocante pour (...)

La crise est à venir … j’espère !

Pauvres.jpgL’Occident – façon de parler, puisqu’il convient d’y ajouter le Japon – est en crise depuis … 40 ans : tout a commencé avec les deux chocs pétroliers, s’est amplifié avec les bulles immobilières, Internet, financières …

Pendant ce temps, le pouvoir d’achat salarial en France stagne – réalité masquée dans les statistiques officielles par la progression des revenus non salariés, d’où la progression homéopathique du revenu moyen.

Et surtout, les inégalités ne cessent de s’amplifier … pas seulement chez nous, mais même dans les pays émergents, comme je l’évoquais récemment ici très récemment : contrairement à nos Trente Glorieuses, les citoyens les plus pauvres des BRICS … le restent !

Bref, la situation n’est pas : les vieux (pays) se révèlent incapables de relever les nouveaux défis économiques, contrairement aux plus jeunes ; mais le clivage riches / pauvres s’accentue partout.

Les plus riches se répartissent un peu partout de par le monde entier, et leur pouvoir transcende celui des états : d’ailleurs, ils se rient des états, puisqu’ils se débrouillent pour ne pas payer d’impôts – acceptant de ci, de là, de laisser quelques miettes comme l’a fait récemment Google pour la presse française.

Une situation qui perdure depuis bientôt un demi siècle n’a rien d’anormal – c’est l’inverse (qui n’existe plus) qui le serait : c’était un peu comme parler de paix pendant la Guerre de 100 ans, personne ne savait plus ce dont il s’agissait.

1929 fut bien une crise économique : ruinés, les riches sautaient la fenêtre des gratte-ciel, tandis que les pauvres s’enfuyaient le long des routes en quête d’un hypothétique job – relisez Steinbeck ! En d’autres termes, c’était le bordel partout – bien sûr, certains ont su profiter de la situation mieux que d’autres, mais globalement sans le New Deal (et la guerre, aussi), on y serait encore.

Aujourd’hui, c’est différent : les états et les pauvres souffres … mais d’autres, pas vraiment.

Jadis, quand le pauvres souffraient au-delà du supportable, on leur promettrait … le Paradis : comme ça, ils ne se rebellait pas trop. Marx disait que la religion était l’opium du peuple : il suffit de se rendre aujourd’hui en Inde pour voir comment les ultra pauvres supportent, au nom de leur Karma, leur situation.

Aujourd’hui la Crise (avec une majuscule) a remplacé les religions : en son nom, les pauvres doivent accepter la stagnation de leur pouvoir d’achat, l’incertitude de leur retraite … qu’il ne prendront pas parce que la mal bouffe les aura eus avant. Elle excuse l’incompétence des politiques – qu’ils aient eu l’heure de gouverner ou non : Le FN n’est certainement pas une solution, pas plus que le nazisme en d’autres temps.

Au nom de la Crise, il nous faut tout accepter : après, on corrigera les inégalités, on rasera même gratis. En attendant, les plus pauvres doivent se serrer la ceinture un cran de plus, tandis que d’autres …

Jusqu’au jour où cela explosera : jadis, les Jacqueries ont suivi les grandes famines ; certainement les Printemps arabes, les mouvements des Indignés, les occupations du DAL constituent des prémisses : tout n’est pas toujours acceptable.

Bref, vivement la crise : pas celle dont on nous rabâche les oreilles pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes et tout accepter – la vraie, celles où les trop inégaux du bas se révolteront contre les trop inégaux du haut.

Changeons d'ère !

Le 5 Juin dernier se tenait à La Villette le Forum changer d’ère : la salle était bondée, mieux valait arriver tôt … c’est la rançon du succès.

Un forum pour remettre au devant de la scène le Groupe des Dix : « Dans les années 1960-1970, des intellectuels appartenant à des disciplines différentes (biologie, économie, sciences sociales, écologie, philosophie, juridique, politique…) ont l’idée de confronter leurs savoirs dans le but d’élaborer une réflexion dynamique sur la société. Ces pionniers ont voulu utiliser les progrès des connaissances pour tenter de changer le monde […] Nos systèmes de pensée, trop rigides, n’ont pas encore permis de réaliser cette "métamorphose" de la société, des pratiques, des comportements, des organisations, de l’économie, de l’énergie … », nous rappelle Véronique Anger-de Friberg, l’organisatrice de cette manifestation.

Je ne résumerai pas en quelques lignes une journée d’une densité absolue : je vous invite à vous rendre sur le site du Forum et à visionner les principales tables rondes.

Mon coup de cœur va à celle où intervenait un ancien membre du Groupe des Dix, aujourd’hui un peu retiré de la vie politique, ce qui lui donne une superbe liberté de ton quand il dit avouer son « agacement sur le regard porté ici sur les politiques. On laisse supposer que les politiques ont encore le pouvoir ! Je n’ai que 50 ans de métier mais ça m’autorise à dire que le politique demeure le greffier d’un choix public. Les décideurs d’aujourd’hui sont la science, la technologie, la banque et les médias. L’évacuation du politique vient du fait que finalement c’est dur de l’accepter. Là où ça a marché, c’est aux niveaux de la commune et du continent (Europe et Monde). Il y des recherches de consensus à ces niveaux, mais c’est difficile. Le pouvoir de décider est aussi celui d’expliquer. Depuis la société de l’image, l’effet d’annonce est rarement suivi d’un effet de demande de résultat… A ce titre, l’échelle est celle de la semaine ; ce qui rend les débats publics et politiques sérieux impossibles, sur l’écologie par exemple. Il n’y a donc plus la possibilité d’une compréhension entre les électeurs et leurs représentants ».

Ecoutez Michel Rocard – car il s’agit bien de lui – dans des propos d’une joyeuse fraîcheur.

Les consommateurs parlent de vous … mais vous ne le savez peut-être pas

Cluetrain.jpgEn 1999, les auteurs du The Cluetrain Manifesto publiaient leur 95 thèses, dont la 1ère et la plus célèbre : « Les marchés sont des conversations » … ou en d’autres termes : les consommateurs parlent aux consommateurs (et tant pis pour vous si vous n’êtes pas au courant, parce que c’est de vous qu’ils parlent).

Mais il serait dommage de se limiter à une thèse et d’oublier les 94 autres que l’on retrouvera ici : http://www.cluetrain.com/manifeste.html.

Quoiqu’il en soit, depuis bien des annonceurs l’ont vérifié à leurs dépens, comme Dell en 2005, quand Jeff Jarvis publia sur son blog (http://buzzmachine.com/2005/08/17/dear-mr-dell/) une lettre commençant poliment par « Dear Mr. Dell », puis continuant en termes plus incisifs : « Your customer satisfaction is plummeting, your marketshare is shrinking, and your stock price is deflating. Let me give you some indication of why, from one consumer’s perspective ».

Dans les mois qui suivirent commença pour la marque d’ordinateur une véritable descente aux enfers avec une chute de près de 50% de la valeur de son action !

Heureusement, toutes les crises qui affectent les marques sur la toile ne se révèlent pas si grave : la plupart du temps, l’entreprise rectifiera ses erreurs, et les consommateurs oublieront aussitôt – reconnaissons que des erreurs sur le web social, les marques en commettent quasiment tous les jours, faute de personnel à la fois compétent en médias sociaux et en marketing !

Ainsi, ses clients ont déjà tourné la page du licenciement par Monoprix d’un employé de 59 ans, suspendu pour avoir récupéré dans la benne à ordure et emporté chez lui 6 melons et 2 salades, des produits périmés : reste juste quelques traces sur la toile, comme cette parodie publicitaire, avec le slogan : « On fait quoi pour vous aujourd’hui ? » ; réponse : « On licencie un vieil employé parce qu’il vole dans les poubelles pour nourrir ses enfants » !

L’enseigne a eu le bon goût de ne pas s’enferrer dans sa démarche procédurale comme Alten qui a licencié 2 salariés en 2008 pour avoir dénigré leur entreprise sur Facebook … sur des espaces privés d’ailleurs, mais un de leurs « amis » les a gentiment dénoncés ! Non seulement, la cour d’appel de Versailles a débouté la société pour vice de procédure mais l’affaire (rebaptisée « Licenciements Facebook ») a fait le tour du web social, devenant un (bien piètre) cas d’école (puisque non jugée sur le fond) … et Alten a gagné la réputation d’une entreprise où l’ambiance de travail n’est certainement pas des plus chaleureuses, ce qui ne doit pas faciliter la tâche du DRH pour ses recrutement (mais il ne peut s’en prendre qu’à lui-même).

D’ailleurs aujourd’hui, bien des avocats spécialisés recommandent d’éviter les procédures trop abruptes – même si de bon droit – quand les problèmes peuvent se régler autrement.

D’autant que souvent les consommateurs qui attaquent les marques sur les médias sociaux se révèlent des aficionados … déçus : bien souvent, il suffit de les prendre en conversation privée pour qu’ils se répandent en louanges, leur cas résolu positivement.

D'où importance du Community Management : mieux vaut éviter de le déléguer au premier stagiaire venu, sous prétexte que c’est un « truc de jeunes » !

(...)

C’est la faute au marketing !

bernard-stiegler-64177.jpgLa France va mal, le chômage augmente, le pouvoir d’achat chute, Madoff est parti avec la caisse, les trains arrivent en retard et le petit dernier a les oreillons ? Un seul coupable : le marketing !

« Dans les rues à Paris, au bistro en face, là, vous discutez avec les gens, il y en a de toutes les nationalités et ils sont tous d’accord sur une chose, c’est que ça va mal et que personne ne voit comment sortir de là. L’organisation de la destruction de tout cela, c’est le marketing ».

La différence entre ces deux assertions, c’est que la première – elle est de moi – se veut juste caricaturale ; et que le seconde est signée Bernard Stiegler et se lit au premier degré.

Si le marketing est l’art de persuader des conducteurs pourtant respectueux de l’environnement d’acheter de grosses cylindrées gourmandes en carburants, le marketing apparaît évidemment coupable … mais n’est-ce pas là lui conférer un pouvoir qu’il n’a pas vraiment.

Le marketing permet au mieux à l’entreprise d’adapter ses produits aux attentes des consommateurs ; de ne plus leur imposer un unique modèle de Ford T … Et encore, cela ne marche pas à tous les coups : le marketing peine bien souvent à vendre à des citoyens responsables des produits qui ne dégradent pas la planète !

Mais il faut des boucs émissaires : alors les marketers ont pris l’habitude qu’on les accuse de tous les maux !

Ce qui ne peut pas dire que le marketing soit blanc comme neige : quand le business se porte mal – ce qui est le cas en ce moment –, nombreux sont ceux qui sont tentés de franchir la ligne, et de promettre des bénéfices irréalistes à leurs clients, ou d’assommer les internautes de mails non sollicités.

Depuis déjà quelques années, le marketing est devenu le marronnier de journalistes en mal d’idées ou l’objet de détestation des associations de défense des consommateurs … et peut-être est-ce bien là le cadet de soucis de professionnels qui doivent sans cesse défendre leurs budgets auprès de financiers incrédules et justifier leurs choix auprès de commerciaux qui trouvent que les ventes ne décollent pas assez vite.

Mais quand ce sont de brillants philosophes qui pèsent soudain de toute leur autorité sur le sujet et accusent un marketing dominateur (associé à un capitalisme financier hégémonique) de faire « régresser nos sociétés » – rien de moins !

Comme si le marketing lui-même ne souffrait pas de la dite « hégémonie du capitalisme financier » … Il y aurait beaucoup à dire sur le sujet !

Toujours est-il que les propos de Bernard Stiegler dans bastamag.net , « disciple de Derrida (qui) dirige l’Institut de recherche et d’innovation et a cofondé l’association Ars Industrialis » (ouf !), ne peuvent laisser indifférents.

D’autant que le style se révèle incisif, et d’autant plus efficace que l’auteur manie volontiers le raccourci et l’approximation. Ainsi, « l’énorme RCA » n’a pas vraiment été « rachetée une bouchée de pain par Thomson » : c’est General Electric qui acquiert RCA en 1986, pour ensuite de se débarrasser de RCA Records auprès de Bertelsmann et de l’électronique grand public auprès de Thomson … tout en conservant les droits sur les brevets (la poule aux œufs (...)

Ne payez plus votre facture EDF, achetez des carrés de soie !

hermes-scarf.jpgDeux titres retiennent mon attention dans la presse aujourd’hui – pas à la une où l’on ne parle que du serial killer de Toulouse et Montauban.

Non, juste deux petits encadrés dans les pages « économie ».

Hermès qui « signe en 2011 les meilleurs résultats de son histoire » - voir ici.

Et puis, « Le rapport annuel du médiateur national de l'énergie (qui) indique une augmentation des cas de précarité énergétique, notamment en raison de la crise » voir ici : bref, les Français ne pourraient plus payer leur facture d’électricité … parce qu’ils achètent des carrés de soie !

Evidemment le raccourci est stupide : les marques de luxe se développent à l’export, dans les pays en forte croissance !

Pas seulement : « En Europe, les ventes progressent de 16% grâce au dynamisme de tous les pays. En France, le succès du magasin inauguré rue de Sèvres fin 2010 s’est confirmé », indique le rapport d’activités 2011 – voir ici.

Conclusion : de plus en plus de Français ne peuvent plus payer leur facture d’électricité … et d’autres achètent de plus en plus de carrés de soie !

Ce qui n’est que le triste reflet de l’élargissement de la fracture sociale qui frappe notre pays : les plus riches s’enrichissent et les plus pauvres s’appauvrissent ! On comprend que tous les marketers ne rêvent que d’adopter des stratégies de marques de luxe : seulement le créneau, même s’il est porteur, n’en demeure pas moins étroite.

Il faut aussi adapter sa stratégie à des consommateurs dont les moyens s’effondrent : et ça, c’est plus compliqué. Il y a des secteurs où des outsiders comme Free viennent perturber le beau train train quotidien des marketers …

Et puis il y a les autres, où rien ne se passe … sinon la délocalisation de la production et la réduction des effectifs : pas glamour.

C’est presque les vacances !

Taverne de Nikos.jpgMon copain Alain, quand il n’écrit pas des livres sur les Médias sociaux sans bla bla, adore la Grèce … « sa culture, sa langue, sa gastronomie et son œnologie » !

Alors, s’il recommande fortement un petit restaurant grec à Condrieu (au sud de Lyon), c’est qu’il ne doit pas être si mauvais que ça !

Pour s’en faire une idée de loin, il vient de m’envoyer le lien www.tavernedenikos.com vers le site de La Taverne de Nikos : la carte fait on ne peut plus traditionnelle – ça me rappelle mes dernières vacances à Santorin et en Crète !

Alors si vous passez par là, vous pouvoir saluer Elisabeth et Jean-Philippe de la part d’Alain, en buvant un Ouzo accompagné d'olives de Kalamata ou de poulpe grillé.

Et surtout, n’hésitez pas à commander une bouteille de vin résiné : il faut savoir se conformer aux traditions … et tellement meilleur avec une salade paysanne !

Et si on parlait santé …

Roseraie.jpgJe suis allongé dans une salle étrangement calme, légèrement fraîche, la femme me sourit, me caresse doucement la main, me demande de songer à quelque-chose d’agréable, une plage au soleil

Soudain, changement d’ambiance, une lumière qui clignote, une petite sirène qui fait « Tut, tut », une étrange et très brève sensation d’étouffement dans la gorge, un tuyau qui se retire, et toujours la même femme qui me sourit.

Entre ces deux instants, une heure passée sur une table d’opération … mais que je n’ai pas vraiment l’impression d’avoir vécue.

Petit retour en arrière, il y a une petite année : des sensations de froid bizarres et de plus en plus envahissantes de froid dans les jambes, et après une série d’examens « classiques » (sang, artères, veines, influx nerveux, etc.), mon généraliste qui me prescrit un IRM et m’envoie consulter un généraliste hospitalier à Saint Antoine – une sorte de spécialiste en médecine générale.

Un premier diagnostic confirmé par son collègue neurologue, qui me renvoie vers un neurochirurgien « correspondant » extérieur : une légère excroissance osseuse à l’intérieur d’une vertèbre thoracique qui appuie sur la moelle épinière et risque de provoquer des lésions irréversibles.

Bref, même s’il n’y a pas d’urgence absolue, il convient d’ouvrir, aller « gratter » à l’intérieur de l’os – et c’est comme ça qu’un beau mercredi matin, je me suis trouvé couché sur une table d’opération à l’hôpital de la Roseraie, à Aubervilliers.

Dans les secondes qui suivent mon retour à la conscience, je bouge les doigts de pieds, respire un grand coup – le risque de paralysie consécutif à une telle intervention n’est pas nul –, puis grimace : je vais passer deux jours sous morphine, c’est très douloureux, une opération de ce genre.

C’était il y a huit jours, je préparais ma petite valise ; aujourd’hui, c’est presque loin.


Tout cela pour dire que le système hospitalier français – non, Parisien, j’y reviendrai – est plutôt bien fait : tout s’est parfaitement enchaîné, sans autre stress que celui lié à l’importance de l’intervention – et c’est bien suffisant !

Le réel problème, c’est peut-être le bon point d’entrée : le bon généraliste, qui accepte ses limites mais sait vous orienter vers les spécialistes compétents … peut-être là, serait-il possible d’imaginer des systèmes d’évaluation ; et je ne suis pas sûr que le système du « médecin référent » qui vous scotche à un généraliste soit une réelle bonne chose.

Sinon après, je n’ai rencontré que des personnels gentils et compétents – y compris dans les services administratifs hospitaliers. Le seul bémol concernerait la nourriture qui oscille entre franchement mauvaise et totalement immonde : mais là, c’est Avenance, qui sévit tout aussi lâchement dans pas mal d’autres collectivités.

Bénéficiant d’une mutuelle, je n’ai rien déboursé à l’accueil – mais je plains ceux qui n’ont pas cette chance : il est clair que notre système fonctionne clairement à deux vitesses !

Je n’ai eu qu’une chose à payer à mon entrée : totalement impératif, si je voulais bénéficier du service. La télévision : 5 euros par jour, ce qui signifie qu’un vieux poste à tube cathodique engrange jusqu’à 1825 (...)

Quand GDF Suez trafique même la physique !

Vous payez votre facture de gaz en kilowattheures (kWh sur votre facture)

Or ce dernier est une « unité de mesure d'énergie correspondant à l'énergie consommée par un appareil de 1 000 watts (1 kW) de puissance pendant une durée d'une heure », comme le rappelle Wikipédia.

En fait, ce que vous livre GDF Suez, ce ne sont que des m3 de gaz : car ce sont que des m3 de gaz qui transitent pas les tuyaux de la société de Monsieur Gérard Mestrallet, même si cela fait un peu moins noble, sans doute.

En tous les cas, ce sont bien des m3 de gaz que mesurent ses compteurs, à l’entrée de nos appartements.

Ce qui est subtil dans cette présentation, c’est que selon les jours, la transformation de ces stupides m3 de gaz en kilowattheures … change gentiment, selon … d’où vient le gaz et/ou les humeurs des gaziers !

Mais vous, on évitera de trop vous le dire.

Simplement, en dehors des augmentations visibles des tarifs – celles dont s’indigne parfois le titulaire de Bercy, comme ici, il y a l’argent de poche que l’on peut se faire en changeant discrètement le coefficient permettant de convertir les m3 de gaz en kilowattheures, le Coef. Conv. de la facture ci-dessous qui va passer de 11,06 en Septembre dernier à 11,19 en Novembre.

Facture GDF du 06092010 - Copie.jpg

Facture GDF du 17112010 - Copie.jpg

Un de mes amis, découvrant la supercherie, s’est empressé d’interroger son conseiller GDF : la réponse est assez surréaliste.

Et on s’étonne que la confiance que les consommateurs accordent aux entreprises s’étiole …

Is « Nouvelle Economie » back ?

adetem logo.gifTelle sera le thème de la première matinée de l'année du Club Marketing 2.0 de l'Adetem.

A la fin des années 90, la Nouvelle Economie a permis l’éclosion d’une multitude de start-up tout aussi prometteuses que précaires … qui ont chuté début 2000, après effondrement du Nasdaq et le retour à une économie plus « classique ».

10 ans plus tard, alors que l’économie classique – ou plutôt financiarisée à outrance – tremble sur ses bases, apparaît une nouvelle génération de start-up, à la fois fondées sur des valeurs de solidarité et d’éthique, issues du Web social, mais également reposant sur des business models plus « sages » : bref, le Marketing 2.0 y discute finance et ROI. Du jamais vu, au temps de la Nouvelle Economie, quand une fuite en avant générale semblait le seul mot d’ordre acceptable.

Cette matinée sera consacrée à ces nouveaux arrivants, avec des entreprises à la fois innovantes et responsables :

Leetchi.com : Céline LAZORTHES, Fondatrice de leetchi.com, nous présentera son site permettant, à tout un chacun, de créer des cagnottes en ligne, quelle qu’en soit la motivation : anniversaires, pots de départ, week-end organisés, courses à plusieurs, co-location, cadeaux de naissance, etc. Si le fonctionnement se révèle extrêmement simple pour les clients (voir ici pour plus d’explications), la mise en œuvre s’est révélé un réel parcours d’embûches légales : même collecter quelques centaines d’euros pour un pot de départ nécessite l’agrément de la Banque de France, entre autres contraintes … C’est pourquoi la jeune pousse s’est appuyée sur le Crédit Mutuel pour garantir la sécurité des paiements.

Futureo : Marc BAILLET, son Fondateur et Président, nous expliquera en ces temps plutôt troublés quand on parle de retraites, comment il a inventé un système original et totalement indolore de micro-épargne permettant de se constituer un complément de retraite : « Futureo est un programme de micro-investissement qui récompense la fidélité de ses membres en les aidant à constituer un complément d'épargne-retraite à travers leurs achats courants. Le programme repose sur une mécanique d'affiliation, une carte de paiement MasterCard et un compte assurance-vie du Groupe Generali orienté vers la constitution d'une épargne retraite », résumait-il récemment ici.

Deux sociétés adossant leur capital créatif à de grands groupes financiers.

Zededicace.com : la matinée se terminera par une rapide présentation de ce site récemment lancé par Emmanuel FOA et Stéphane TRUPHEME, reposant sur un constat simple : de nombreux lecteurs aimeraient bien posséder ou offrir un ouvrage dédicacé de leur auteur préféré, mais ne peuvent se rendre aux séances organisées par les grands libraires. Pour pallier ce manque, zededicace.com organise des « séances » de dédicace en ligne.

Cette matinée, que j'aurai le plaisir d'animer, permettra de renouer avec les racines du Marketing 2.0 et de voir comment de nouveaux opérateurs peuvent s’implanter sur de nouveaux marchés, grâce à une capacité d’innovation qui fait de plus en plus défaut aux grandes multinationales.

Ce sera le mardi 1 février de 9 à 11 heures, à l'Echangeur PME, 2 rue de Viarmes - 75001 PARIS.

Pour s'inscrire, c'est ici.

Meilleurs vœux

A l’occasion de la Nouvelle Année, quelques images pour s’évader loin des frimas Parisiens, avec quelques images de Corée et du Maroc.

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De Séoul, tout d’abord, où ces personnages de dessin animé monte la garde devant le Cartoon Museum, à l’entrée du Namsan Park, lieu des ballades dominicales des couples coréens.

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Une autre rencontre avec des personnages plus inquiétants, mais que j’aime bien, les Dieux Infernaux qui nous accueillent à la porte des principaux temples, comme ici sur le Mont Seorak.

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Après le Nord et l’Est, cap au Sud, et visite du Seonggwangsa près de Suncheon, considéré comme un des trois joyaux bouddhistes du pays, avec Tongdosa and Haeinsa.

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Un petit tour ensuite du côté de la Kasbah des Oudaias à Rabat, pour nous abriter du soleil au cœur de ses rues tortueuses.

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Et pour finir les coulisses des Naufragés du Fol Espoir, le dernier spectacle du Théâtre du Soleil, pour nous emmener jusqu’au … Cap Horn !

Là-bas aussi, il neige … et encore plus qu’ici.

Tous mes vœux de santé et de bonheur pour 2011.

ClicPresse

Clicpresse.jpgIl y a quelques jours, j’ai reçu un mail de deux jeunes entrepreneurs, Vincent Klingbeil et Rafik Maklhouf, qui venaient de créer ClicPresse « la première plateforme d’envoi de communiqués de presse en ligne low cost ».

La mode est au low cost … et pas simplement pour les particuliers qui veulent passer Noël au soleil Marocain plutôt que sous la bruine Parisienne : les PME souffrent de la crise, bien plus que les grandes entreprises et il leur faut « faire comme les grandes » … mais avec de tout petits moyens.

L’Adetem, que les lecteurs de ce blog connaissent bien, les soutient depuis longtemps – et plus fortement encore depuis la mise en ligne de Marketing pour pme avec le soutien du Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi.

Les objectifs de ClicPresse ? « D’une part de permettre aux entrepreneurs de communiquer de manière efficace auprès des médias à moindre coût et d’autre part de permettre aux journalistes  et blogueurs (après leur autorisation) de pouvoir être informés de la sortie de nouveaux services innovants dont ils ignoraient l’existence car les fondateurs n’avaient pas les moyens de communiquer. ClicPresse permet également de diffuser son communiqué auprès des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Linkedin, Viadéo...) ».

Ce qui m’a séduit – car ce post n’est pas un communiqué publicitaire – c’est le respect affiché envers les blogueurs : car quelques semaines avant de recevoir ce communiqué, j’avais reçu une demande très polie de julie@clicpresse.com me demandant mon « autorisation afin de vous envoyer des communiqués de presse ciblés de nos clients et uniquement en rapport avec les thématiques que vous traitez » : ça change du « presque spam » comme  celui évoqué ici par Christophe :

« Parfois on a quelques surprises en ouvrant sa boitte mail. Je savais que j'avais oublier quelque chose pour la rentrée … Merci la MAAF de me le rappeler. Voici la copie du mail que j'ai reçu ce matin … CHRISTOPHE, avez-vous pensé à l'assurance scolaire de vos enfants ? ».

J’oubliais : Christophe est prêtre ! Blogueur et prêtre, ça existe, et il n’est pas le seul !

Low cost, Clicpresse propose des envois à partir de 199 euros ; mais le lecteur qui réagira vite – le plus vite de tous – pourra bénéficier d’un « pack d'une valeur de 299€ HT  chacun afin qu'il puisse tester notre plateforme et communiquer auprès des médias et réseaux sociaux ».

Comment faire ? Envoyez un mail à la charmante julie@clicpresse.com (cela étant, nous n’avons jamais communiqué que par mail) en me mettant en copie. Vous voyez, ce n’est pas moi, mais mes lecteurs qui tirent des revenus de mes papiers !

Malgré tout, on va tester ce service à l’Adetem, pour voir comment ça marche … et je vous tiendrai au courant.

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Orange 2.jpgOrange subit souvent mes foudres sur ce blog : normal, c’est mon fournisseur téléphone mobile + triple play … même si franchement, la TV Adsl, ça ne me sert pas à grand-chose.

Question gestion de la relation clients, ça laisse parfois – très souvent ? – à désirer ; question innovation et technologie par contre, ils assurent … même s’ils oublient un peu trop souvent d’en parler, c’est bien dommage !

J’ai récemment fait l’acquisition d’un htc Desire sous Android : le nec plus ultra pour qui ne supporte pas l’arrogance d’un certain Steve Jobs !

Une synchronisation parfait de ses contacts et de son agenda avec Outlook, c’est super pratique.

Je suis toujours méfiant avec les nouvelles technologies : c’est toujours quand on casse son téléphone au ski qu’on se fait cambrioler, ordinateur et disque dur de sauvegarde : ceinture et bretelles, le type !

Alors je me demandais comment synchroniser mes contacts avec Google : après tout, Android et Google, c’est quand même la même maison ? Raté, j’ai surfé sur les blogs les plus high tech, pas trouvé comment synchroniser les contacts de son smartphone avec son carnet d’adresse en ligne.

Alors je me suis dit bêtement que je pourrais essayer de synchroniser mon carnet d’adresse en ligne Google avec Outlook : je sais, ils sont pas copains, mais quand même …

Il paraît qu’il y a eu un truc, mais aujourd’hui …

La solution pourtant m’attendait , sur le site de mon FAI – mais comme d’habitude, pas très pratique, ce site !

Un nom pas sexy mais très explicite : logiciel de synchronisation du carnet d'adresses.

En un petit quart d’heure, le temps de lire le mode d’emploi, le télécharger, l’installer, lancer la synchronisation, ça y était : tous mes contacts étaient sauvegardés en ligne.

Pas un simple export en CSV, non une réelle synchronisation déclenchable à volonté … ou programmable !

Orange 1 – Google 0

Comment parler aux femmes (et aux hommes) sur la toile : Web 1.0 ou Web 2.0 ?

adetem logo.gifA l’heure de la Nouvelle Economie, on estimait qu’une année Internet comptait pour 4 années « classiques » : un discours bien passé de mode, même si certains sites semblent exister « depuis toujours », et d’autres font figure de « start up adolescentes ».

Parmi ceux qui s’adressent aux femmes, Aufeminin.com est né au millénaire dernier : 1999, pour être exact ! Et distille ses conseils à un lectorat très largement diversifié – tout en offrant à ses membres (lectrices et lecteurs) de vastes espaces de discussion, aux contenus parfois assez proches de ceux des réseaux sociaux actuels.

Plus récent, Testntrust.com propose aux consommateurs et consommatrices de partager leurs expériences et donner leurs avis sur les produits, les services et les points de vente: ici s’instaure un nouveau type de dialogue entre citoyens et marques – du moins, pour celles qui ne refusent pas la discussion.

A l’heure où s’ouvrent et se multiplient ces nouveaux espaces de type « 2.0 » ou « réseau social » sur la toile :

  • quelle place reste-t-il pour les grands sites classiques ?
  • comment trouver sa place ?

Question subsidiaire : y aura-t-il de la place – et des internautes – pour tous ? Surtout à l’heure où se développe le Web mobile ?

Pour répondre à ces questions et présenter la stratégie de leurs entreprises, le Club Marketing 2.0 de l’Adetem recevra le mardi 16 Novembre, de 9 heures à 11 heures :

- Marie-Laure Sauty de Chalon, Président de Aufeminin.com
- Thierry Spencer, Vice Président Marketing de Testntrust.com

Rendez-vous à l'ECHANGEUR PME - Paris Ile -de-France
Bourse de Commerce, 2 rue de Viarmes - 75001 PARIS
Métro Louvre-Rivoli – RER Les Halles

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