Communauté usages, management, prospective... autour du digital. Publiée par M21.

videoblog de marketing20

Marketing 2.0Marketing 2.0

Dans son article fondateur, " What Is Web 2.0 ", Tim O'Reilly notait que : « Pour une part essentielle, le Web 2.0 est une affaire d'intelligence collective » – répondant ainsi indirectement aux rédacteurs du Cluetrain Manifesto qui soulignaient de manière prédictive dès 1999 : « Les marchés sont des conversations ».

Le Marketing 2.0, c'est un marketing fondé sur cette intelligence collective ... mais ce n’est certainement pas le marketing du Web 2.0.

Le Marketing 2.0, c’est celui d’une nouvelle civilisation – une civilisation où les conversations priment sur la communication verticale enseignée dans les manuels scolaires ; où les consommateurs réclament d’être enfin associés au développement des produits qu’ils utilisent quotidiennement. Une Civilisation 2.0, bien plus qu’un simple nouvel Internet.

Evidemment, entrer dans le monde du "2.0" implique un changement profond de posture. D’accepter de devenir one amongst many – ce qui apparaît loin de séduire tout le monde … mais constitue le seule chance de survie pour le marketing : se réformer ou disparaître.

Bref, c'est un marketing en construction : dans ce livre, mais aussi sur ce blog ... à vous de réagir, proposer, critiquer!

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Voilà l'éléphant qui rapplique !

Je vous avais annoncé il y a quelques jours me rendre au Web2day, "l’évènement Web du printemps à Nantes".

J'y ai découvert une ville particulièrement dynamique, des organisateurs passionnés et une qualité d'écoute parfois bien rare à Paris ... mais à Paris, on aime bien jouer les blasés.

De Nantes, on ne retient généralement que le château et la cathédrale, parfois l'usine LU en bord de Loire, dont il ne reste plus qu'un des deux tours jumelles - voire la vignette.

Mais il faut absolument aller se promener sur l'Ile de Nantes, là où se trouvaient les chantiers de construction navale de la ville ... bref des friches industrielles en potentialité devenues aujourd'hui la pointe de la culture régionale - c'est dans le même quartier que se tenait d'ailleurs le Web2day.

On y croise cet étrange éléphant, promenant sur son dos quelques touristes en mal d'aventure ...

Elephant.jpg

On y rencontre également dans un hangar d'étranges et inquiétantes bestioles marines, comme ce poisson à l'allure carnassière ...

Poisson.jpg

... ou ce crabe, tout aussi surprenant !

 

Crabe.jpg

On les croiraient tout droit issus d'une bande dessinée de Philippe Druillet ; ils sont le projet un peu fou né de l’imagination de François Delarozière et Pierre Orefice, et totalement supporté par Nantes Métropole.

Pour en savoir plus, le site des Machines de l'Ile.

Merci à Dominique pour les photos.

Web2day

WebToDay.pngPour une fois, je m'adresse aux provinciaux ... plus particulièrement aux Nantais, pour leur rappeler que le vendredi 19 juin de 14 à 19 heures, se déroulera le Web2day.

Le Web2day, c’est "l’événement Web du printemps à Nantes".

Le 19 juin donc, à l’Insula Café, il réunira entreprises innovantes, institutionnels, porteurs de projet et investisseurs pour une après-midi autour du développement de l’économie numérique. Au programme des conférences, des tables rondes, des stands, et même des massages, le tout autour d’un échange collectif sur le Web …

A 15 heures, se déroulera une première conférence sur Les enjeux du Web 2.0 dans les entreprises, avec ... François Laurent pour discuter du nouvel usage du Web2.0 dans la communication : à l’ère des blogs et des réseaux sociaux où le consommateur est acteur, le marketing traditionnel a-t-il encore sa place ? Doit-on le repenser ?

Je sais, ils sont inconscients de m'inviter pour parler de ce sujet !

Comment ai-je connu le Web2day? C'est Adrien Poggetti qui me l'a fait connaître.

Adrien Poggetti, c'est Ozibao. Et si vous ne connaissez pas Ozibao, vus n'avez qu'à lire ... MarketingIsDead ici.

Voilà, il ne vous reste plus qu'à vous inscrire ici.

Distributeurs, que disent-ils (vos clients) de vous quand ils viennent chez vous ?

Hypermarche.jpgC'est le titre de l'étude que j'ai récemment réalisée sur la distribution avec mes amis d'AMI Software, et que nous vous invitons à découvrir en exclusivité lors du petit-déjeuner organisé le 23 juin de 8h30 à 10h00, au Centre de conférences Edouard VII, Salon Londres, 23 Square Edouard VII, 75009 Paris France.

Métro : Opéra, Havre Caumartin, Madeleine.

Depuis quelques années, le secteur de la distribution connaît de forts bouleversements : légaux, avec par exemple l'impact de la loi Chatel sur les "autres avantages financiers", commerciaux avec l'explosion du "Hard Discount", sociétaux avec notamment "la lutte en faveur du pouvoir d'achat" ou le mouvement des alter consommateurs, etc.

Face à ces évolutions, l'étude des sources d'informations du Net peut apporter des informations clés dans la définition de la stratégie des grandes enseignes en ayant une meilleure connaissance de leur environnement et en anticipant les tendances susceptibles d'impacter leur activité que ce soit dans les domaines réglementaire, sociétale, concurrentiel, ou de la communication.

A l'issue de la présentation de l'étude "chez vous, que disent les internautes", vous pourrez débattre avec Gilbert Réveillon, Directeur Prospective Coordination Marketing et Commercial, Lafayette Service, et qui vous parlera un peu du "futur de la distribution".

"Chez vous" c'est "chez Carrefour", "chez "Leclerc", "chez Conformora", "chez Ikea"? Etc.

A découvrir en s'inscrivant rapidement par mail à seminaire@amisw.com.

Détail du programme :

8h20 : Accueil autour d'un café
8h45 : L'apport de l'IE pour la grande distribution - Alain Beauvieux
9h00 : Présentation de l'étude "Distributeurs, que disent-ils (vos clients) de vous quand ils viennent chez vous ?" - François Laurent
9h30 : Nouveaux enjeux pour le secteur - Gilbert Réveillon
9h50 : Discussion avec la salle

Que restera-t-il du luxe après la crise actuelle ? #3

avenir luxe.jpgSuite de l'article du 24 Mai.

Pour solde de tout compte

Le luxe - des marques de luxe - ne correspond donc pas aux attentes de la grande majorité des Français ... qui ne sont pas leurs clients : est-ce si grave ?

On serait tenté de répondre "non" : peu importe que les Français qui n'ont pas (ou plus) les moyens de se payer des produits de luxe - du fait de la (des) crise(s), notamment - présentent d'autres aspirations en matière de luxe.

Sauf que l'on ne construit pas toute une industrie sur une niche.

L'industrie du luxe n'existe aujourd'hui encore que parce qu'elle a su élargir sa base de clientèle.

Car à l'origine, le luxe constituait plutôt un artisanat - ultra sophistiqué, proposant des produits de bien meilleure qualité que la grande majorité des fabricants œuvrant sur les mêmes créneaux.

Ce qui justifiait naturellement de larges écarts de prix, comme celui d'une malle d'une extrême résistance, d'une montre d'une extrême précision ... jusqu'à l'apparition des mécanismes à quartz !

Jusqu'à ce que les entreprises - tous secteurs, tous niveaux de prix confondus - cessent de vendre des produits pour commercialiser des signes de reconnaissance sociale : c'est le début du post-modernisme, qu'analysera Jean Baudrillard dans La Société de consommation.

La fonction publicitaire glissera alors de la qualification des produits (montres précises, voitures sportives, séjours hôteliers confortables, etc.) à celle de leurs possesseurs : peu importent l'objet ou le service, seul compte celui que les achète.

C'est en ce sens que "si à cinquante ans on n'a pas de Rolex, on a quand même a raté sa vie".

L'ultra sophistication originelle ne disparaîtra pas pour autant pour les Hermès, Vuitton, Rolex ; mais de plus en plus, la distinction conférée par leur possession l'emportera sur l'utilisation - du moins comme motivation d'achat.

Dans ce dernier quart du vingtième siècle qui sera celui du paraître, le luxe trouvera naturellement les ferments de son élargissement : les objets ayant désormais pour fonction d'affirmer qui nous sommes, quoi de plus naturel que de vouloir se procurer ceux qui donneront de nous la meilleure image qui soit.

Et comme ce n'est plus la (seule) qualité qui compte, le marketing du luxe va devenir le modèle marketing par excellence.

C'était au siècle dernier ...

Aujourd'hui, sans doute parce que les Français ont goutté au plaisir d'être à nouveau eux-mêmes, notamment en s'exprimant librement sur la toile ; sans doute également parce leurs poches se révèlent de plus en plus vides ; le grand retour des valeurs liées à l'être sonne le glas du paraître.

Le grand luxe d'un cadre surmené, ce n'est plus d'agiter ostentatoirement une montre "Bling Bling" aux yeux de ses collègues, mais de rêvasser avec sa famille en regardant les étoiles, un soir de printemps.

De prendre un verre à la terrasse d'un café - de ne rien faire.

Le luxe va pouvoir renouer avec ses racines, redevenir un artisanat de la perfection.

L'industrie du luxe est morte : vive le luxe !

Le vrai.

Libérez-vous le 2 juillet !

Nuit 2009.JPGLa Nuit du Marketing, c'est 2 heures 30 de conférences / débats autour de grandes figures entrepreneuriales, venues partager leur expérience, suivies d'une grande soirée pour rencontrer et échanger avec les acteurs majeurs de la profession.

Un monde responsable

Ce sera cette année, le thème retenu pour la première partie de la soirée.

A l’évidence, c’est bien l’aspiration la plus universelle qui émerge aujourd’hui. Nos entreprises sont amenées à y répondre en dépassant le cadre strict des missions de développement durable.

C’est en effet à toutes les dimensions de la responsabilité des entreprises que nous avons le souci d’aborder, que celles-ci soient sociales, environnementales ou sociétales.

Le marketing est, bien entendu, au cœur de cette exigence et concrétise au quotidien "le contrat" qui lie de manière informelle l’entreprise et ses marchés. Investir ce "contrat de responsabilité", en comprendre son contenu, ses règles tout en prenant bien la mesure des enjeux vitaux qu’il s’agit d’anticiper. Voilà l’ambition de ce débat qui réunira

  • Samira Djouadi, Secrétaire Générale de la Fondation TF1,
  • Jean-Paul Bailly, Président du Groupe La Poste,
  • Pierre Saglio, Président d’ATD Quart-Monde
  • Jean-Jacques Blanc, Président de Whirlpool France.

Ces quatre personnalités auront le souci de vous faire partager leurs convictions et leurs expériences autour de la question de "la responsabilité" des entreprises, en ayant la volonté de l’articuler avec les missions du marketing.

Profitez-en pour lire ou relire l'interview de Pierre Saglio ici même.

L'Usine

Cette quatrième Nuit du Marketing ne pouvait que se dérouler dans un lieu en parfaite adéquation avec la thématique : l'Usine, ancien site industriel entièrement reconverti, avec son mobilier et ses décorations tout droit issus du commerce équitable, son traiteur éthique, sa volonté de limiter l'impact carbone (navette hybride, accent sur les transports en commun...), et sa formation de personnes éloignées de l'emploi, etc.

Vite !

L'Adetem prolonge les tarifs Early Bird jusqu'au 8 juin : dépêchez-vous de vous inscrire ici.

Que restera-t-il du luxe après la crise actuelle ? #2

avenir luxe.jpgSuite de l'article du 17 Mai.

Luxe(s)

Peut-être pour le luxe devrait-on poser la même question que pour la crise : le luxe, quel luxe ?

Il y a le luxe des sacs Vuitton et des montres Rolex - le luxe de publicitaires comme Jacques Séguéla qui affirmait : "Si à cinquante ans on n'a pas de Rolex, on a quand même a raté sa vie".

Et puis, il y a le "vrai" luxe, celui des Français qui n'ont pas les moyens - ou simplement l'envie - de débourser au minimum 4000 euros pour une tocante.

Pour comprendre ce que recouvre pour ces derniers le concept de luxe, je me suis promené au sein de la blogosphère, sur des blogs de simples consommatrices, de voyageurs, etc. - des blogs souvent inclassables, peignant la vie au quotidien.

L'on y apprend que le "vrai" luxe n'est ni ostentatoire, ni même cher ... en fait, il n'a pas de prix : le "vrai" luxe n'est pas marchand !

C'est la santé, comme le souligne Désire, qui soufre de la maladie de Crohn : "En fait, je constate que le vrai luxe dans une vie, c'est la santé ». Ce qui n'est pas sans évoquer une récente campagne de publicité des hypermarchés Leclerc, clamant : "Avec l'augmentation des prix des médicaments, soigner un rhume sera bientôt un luxe".

Le "vrai" luxe n'est que relatif - et sans doute est-ce pour cela que le terme apparaît si fréquemment dans les blogs de voyage : pour En route pour le pays d'Oz, le luxe suprême en Tasmanie, ce seront ... des "douches chaudes en bord de plage" ; et pour Mylène & Simon, "la chance de dormir dans des refuges chauffés au bois a toutes les nuits" chez les Inuits.

Et plus de chez nous, le "vrai" luxe se nichera dans des détails de la vie de tous les jours.

Pour Maman Mercredie, ce sera ... prendre une douche : "Je me suis offert tout un luxe aujourd'hui ... J'ai profité du fait que Bébélou faisait sa sieste pour aller prendre une douche ... seule".

Et pour Toujours dimanche, ce sera même ... de ne rien faire : "s'offrir le luxe, le temps que dure un café, de rien faire, de rien décider".

Si l'on tentait de déceler un plus petit dénominateur commun entre tous ces conceptions du luxe - celui de Séguéla, Désire ou Toujours dimanche - sans doute faudrait-il le chercher dans sa rareté, son inaccessibilité.

Inaccessibilité absolue de la santé pour un malade comme Désire, et des montres Rolex pour la grande majorité des Français, en raison de la barrière artificielle - mais bien réelle, néanmoins - des prix.

Inaccessibilité relative d'un instant de calme - d'un petit bonheur, d'un plaisir simple : le luxe devient accessible à tous ... sauf peut-être aux plus riches, à ceux qui courent sans cesse et n'ont pas les moyens de faire une pause à regarder un coucher de soleil !

La vision la plus couramment partagée du luxe semble bien celle d'un instant privilégié - extrêmement personnel - et surtout non marchand : le luxe du Comité Colbert - qui regroupe les principaux acteurs du secteur - apparaît plus comme une exception - très lucrative, certes, mais une exception cependant.

A s (...)

Que restera-t-il du luxe après la crise actuelle ? #1

avenir luxe.jpgDepuis quelques mois, mes copains des Mardis du Luxembourg - un think tank tout aussi informel que sympa, qui depuis bien longtemps ne se réunit plus près des jardins du Luxembourg, et parfois même, plus le mardi ! - depuis quelques mois donc, nous discutons du luxe ... sujet très tendance - pour les marketers, j'entends - autours duquel ne se formule - heureusement - aucun consensus !

J'avais, il y a quelque temps - une bonne année en fait - apporté ma contribution au débat en réalisant Le luxe n'est plus ce qu'il était !, une analyse du concept de luxe au sein de la blogosphère, publiée sur Intelligence Collective.

J'ai également apporté ma pierre au rapport Smartfutur sur les Tendances 2009 de l'univers du luxe à la demande de mon ami Réné Duringer.

Bref, une overdose de luxe !

Certainement est-ce pourquoi avons-nous décidé de tourner la page du luxe, non sans - avant de nous lancer dans une nouvelle aventure - répondre à une dernière question : Que restera-t-il du luxe après la crise actuelle ?

Tout cela en deux pages - français et anglais, en vue d'une publication sur la première plateforme collaborative européenne dédiée au marketing, lancée par l'European Marketing Confederation, je vous en reparlerai - et une série d'émissions sur une Web TV - je vous en reparlerai aussi.

Donc, que restera-t-il du luxe après la crise actuelle ?

Pas grand chose, aurais-je tendance à dire ... vous reconnaissez mon goût pour l'inutile et le superfétatoire ! Cela étant, en affirmant "pas grand chose", je ne formule pas un souhait : j'affirme une conviction, ce qui est quelque peu différent.

Reste à le démontrer.

Démonstration en deux temps : la crise, le luxe. Et puis le solde.

Crise (s)

En ce qui concerne la crise, la question est simple : quelle crise ?

Il ne s'agit pas d'une pirouette, mais d'une réelle question ...

La crise économique liée à la mauvaise gestion du crédit par les banques : subprimes, pertes abyssales, etc.

Avec évidemment les dégâts collatéraux qui s'en suivent : récession et fermetures d'usines, licenciements à gogo - et le plus souvent abusifs, par précaution et surtout pour ne pas laisser perdre une si belle occasion ...

Résultat : jamais la Banque de France n'a enregistré autant de dossiers de surendettement que cette année, jamais les sociétés de crédit n'ont constaté de défaillances dans les remboursements ... jamais les Français ne sont sentis si pauvres !

La crise liée au passage à l'euro, ensuite.

Ah ! Il a bon dos, l'euro : le pouvoir d'achat n'a pas vraiment souffert du passage à l'euro, et c'est vrai ... mais !

Car il y a un "mais", et de taille !

Le prix des biens durables (téléviseurs, ordinateurs, etc.) a considérablement chuté ... et celui des produits alimentaires tout aussi considérablement augmenté : plus de 6% pour la seule année 2001 ! Et si l'on ajoute également plus de 6% pour 2008, on réalise que le passage à l'euro a surtout profité à ceux capables de s'acheter de superbes écrans plasmas ... pas à tout le monde.

La crise qui secoue notre pays - et la majorité des pays occidentaux - depuis 1980, enfin.

Certes, le niveau de vie des Français ne s'est jamais si bien porté, tout comme leur pouvoir d'achat ! Sauf que pouvoir d'achat ou niveau de vie moyens ne signifient rien : les revenus salariaux se dégradent d'an (...)

Le Bubus quotidien

bus56.jpgÉvidemment, ce papier est un clin d'œil au fameux blog : Train Train Quotidien, consacré aux malheurs des usagers de la ligne Paris-Rouen-Le havre de la SNCF ... enfin de la SNTR, la Société Nationale des Trains en Retard, comme l'avaient renommée ses blogueurs !

Je ne parlerai ici que de la RATP, ou plutôt de ses bus, et même plus précisément d'une ligne de bus, la 56, qui relie la Porte de Clignancourt au Château de Vincennes.

Parce qu'il y a des lignes qui fonctionne plutôt bien, tout comme il y a des trains qui arrivent à l'heure ; mais il y en a d'autres ... dont la 56 !

Samedi dernier, 14 heures 15, arrêt Vincennes RER République : pas de bus en vue, mais heureusement la circulation est d'une fluidité absolue en ce pont du 1 Mai, pas le moindre embouteillage en vue. En plus, le terminus du Château de Vincennes n'est vraiment pas loin.

Bref une situation optimale, et comme l'intervalle affiché entre deux passages est de 13 minutes le samedi, pas de soucis à se faire : le 56 va bientôt pointer son nez !

Ce qu'il fait très rapidement ... dans l'autre sens !

Ce qu'il fait à nouveau après un petit quart d'heure ... dans l'autre sens !

Ça roule vraiment bien ... dans l'autre sens !

Une petite discussion entre habitués m'apprends que "le 56, c'est toujours comme ça, toujours en retard".

"Même au terminus, ils ne sont que rarement à l'heure."

14 heures 40, le 56 pointe enfin son nez ... dans le bons sens et la circulation est toujours d'une fluidité absolue sur Vincennes !

Bien la peine de préciser sous les horaires que la RATP s'efforce de respecter les horaires "en fonction des difficultés de la circulation" et que l'engagement qualité sur cette ligne est de ne pas les dépasser de ... 2 minutes !

Mieux vaut se taire que de proférer de telles engagements ... pour ne pas les tenir !

Le bus arrive bientôt à Saint Mandé : au bas de l'avenue Gambetta, il grille allègrement la priorité de la rue Cart ... heureusement, le conducteur de la voiture devait être du coin, et au courant que le 56 ne respecte pas les priorités.

Place de la Nation, il y a trois arrêts : Nation, Nation Place des Antilles et Nation Voltaire ; les deux premiers sont distants d'au moins 50 mètres, à tout casser, le dernier guère plus loin : intéressant !

Pour la bonne bouche, je vais faire un tour sur le site participatif : Vous et la RATP.

Là, je peux choisir ma ligne ... de métro. Ou de RER. Voire de tramway !

Pour le bus, c'est pot pourri : juste pour dire que le bus, la RATP s'en moque un peu ?

Pour savoir si quelqu'un a fait une proposition intelligente susceptible d'améliorer l'efficacité de la ligne 56, il me faudra défiler ... 35 pages, ce à quoi je renonce très rapidement.

Bref, le temps me semble venu d'un blog Bubus quotidien !

Idée à transmettre à Brigitte Iturralde, 55 ans, Responsable du Pôle Services et communication au Département BUS, qui n'hésite pas à s'afficher aimablement sur le site !

Finalement, je clique sur l'onglet régularité : 8 pages à défiler, avec des commentaires éloquents : "Ligne 255 : respecter les horaires !" ; "Respecter les horaires et augmenter la fréquence sur la 274".

Bon, le cas du 56 n'est pas si isolé !

D'ailleurs, la thématique de la régularité est la plus populaire pour les bus sur (...)

Bonne nouvelle ?

Fidelite.jpg89 % des français se déclarent fidèles à leur conjoint(e), ou compagne/compagnon, les femmes plus que les hommes.

Et 22% d'entre eux le sont même "plus qu’avant": "la fidélité amoureuse : une valeur qui monte", s'exclame mon copain Thierry Spencer, rédacteur du blog Le sens du client et auteur avec Christian Barbaray d'une étude sur les Français et la Fidélité - malgré tout plus tournée "marques" que "problèmes conjugaux" - et publiée à l'occasion de la Saint Fidèle ... mais si, ça existe, bande de mécréants !

Même forte fidélité à l'égard de ses amis à 76%, en progression de 15% ! Logique en période de crise, ce sont des valeurs sûres.

Ça, c'est pour le côté rassurant de l'enquête ... mais pour le côté marketing ?

Moins gai ... et bizarrement, ce sont les banquiers (56% de fidèles) qui tirent leur épingle du jeu, devant les fournisseurs d'accès Internet (54%) et les opérateurs de téléphonie mobile (49%) : multipliez les pertes, Messieurs de la finance, vos clients ne vous en veulent pas.

Mal lôtis : les supermarchés (27% de fidèles) et les boulangers (28%) : mieux vaut donc ruiner ses clients que leur vendre du mauvais pain ! Les Français, grands mangeurs devant l'Eternel ?

Que nenni : la hiérarchie des commerçants auxquels les Français sont plus ou moins fidèle reflète simplement ... la difficulté de changer de commerçant !

Le pain est trop mou : ça vous coûtera peut-être 100 mètres de plus pour retrouver une baguette bien croustillante !

Votre banquier est ... (je vous laisse remplir les petits points, ça ne demande pas trop d'imagination) : en changer, d'accord, mais il y a les crédits à déplacer, les bénéficiaires de prélévements automatiques à prévenir, etc. Sans garantie que le nouveau soit meilleur, d'ailleurs.

Votre fournisseurs d'accès Internet est autiste : non seulement, ils le sont tous plus ou moins (et plutôt plus que moins), mais dans bien des cas, il va falloir prévenr tous ses copains que l'on a changé d'adresse mail, etc.

Bref, mieux vaut subir que (tenter de) guérir.

Dans bien des cas, il faut vraiment charger la barque pour qu'elle coule (= que le client s'en aille). Ce qui explique peut-être que les fournisseurs d'accès Internet préfèrent vous bombarder de mails inutiles que d'écouter vos récriminations : plaignez-vous, plaignez-vous, vous ne nous quitterez pas plus pour autant - au pire, cela vous donnera des aigreurs d'estomac !

Un petit dernier pour la route : la fidélité aux marques, elle monte à combien ? Pas très haut : un petit 15%.

Pas très chaud, à cette altitude !

Résultats complets sur Rue de la fidélité : une rue certainement plutôt désertée par les marques ...

Universal porte atteinte aux droits des artistes

barbara.jpgCe n'est pas moi qui le dit - je n'aurais pas les moyens de me payer les avocats en cas de procès - mais ... le Tribunal de Grande Instance de Paris qui "a jugé qu'en commercialisant le vidéogramme intitulé "Barbara au Châtelet" sans l'autorisation de Monsieur Marcel Azzola, la société Universal Music a porté atteinte à ses droits d'artiste-interprête".

Jugement définitif.

Pour ses représentations au Théâtre du Châtelet du 16 septembre au 11 octobre 1987, Barbara s’était entourée de trois musiciens, dont celui qui fut le fidèle accordéoniste de Jacques Brel : Marcel Azzola - celui à qui le chanteur lancera son célèbre "Chauffe Marcel !" dans Vesoul.

Bref un concert d'exception, dont Universal Music tirera une vidéo trois ans après la mort de l'artiste ... juste ce qu'il faut pour que le tiroir caisse fonctionne ; évidemment, les amoureux de la Dame en Noir se rueront sur le DVD, même si la qualité ne semble pas nécessairement au rendez-vous, comme en témoigne ce témoignage sur Amazon :

"La réalisation de Guy Job est très agaçante : l'ordre des chansons n'est pas du tout respecté et le montage se permet des effets dévastateurs qui nuisent à l'émotion du concert [...] Mais bon, on ne va pas bouder notre plaisir, ce concert reste formidable."

Bref, une belle machine à fric, fondée sur l'émotion ... alors s'il fallait encore demander leur avis aux artistes !

Comme disait un certain Pascal Nègre, président de la Société Civile des Producteurs Phonographiques :

"Il est urgent que soient adoptées les dispositions qui permettront, sans bien sûr qu’aucune atteinte ne soit portée à quelque liberté que ce soit, de lutter contre le téléchargement illégal des œuvres culturelles contre la volonté exprimée de tous ceux, auteurs, artistes, producteurs sans qui elles n’existeraient pas."

Un certain Pascal Nègre, par ailleurs président d'Universal Music France : non au piratage illégal gratuit donc, qui ne rapporte rien aux maisons de disque, mais oui à celui qui leur rapporte des sous, c'est quand même une toute autre logique !

Et c'est d'ailleurs aujourd'hui qu'Hadopi revient à l'Assemblée Nationale ... que soutient rappelons-le, un certain Pascal Nègre ...

PS qui n'a rien à voir : puisque l'on parle de Brel et de Barbara, vous souvenez-vous de ce Franz, ce film extraordinaire et désespérant que Brel tourna en 1971, avec Barbara en Léonie, et lui en Léon ?

Le charme obscur de la Belgique !

IMG_0110.JPGAurélie m'envoie cette photo prise à Gand.

Jusqu'à présent, de Gand, je n'avais guère retenue que la chanson de Brel :

"Messieurs les Flamingants
"J'ai deux mots à vous rire [...]
"Vos regards sont lointains
"Votre humour est exsangue
"Bien qu'y aient des rues à  Gand
"Qui pissent dans les deux langues ..."

Et voilà que je découvre cette plaque !

Renseignements pris auprès de mon vieil ami Wikipedia, il ne s'agit que d'une simple homonymie : "François Laurent, né le 8 juillet 1810 à Luxembourg, et décédé le 11 février 1887 à Gand, est un historien luxembourgeois".

Tant pis !

Mais bon, il faudra quand même que j'y repasse un de ces jours ... juste pour le fun !

D'une Ségolène à l'autre

Ruffin.jpgJ'ai récemment lu deux livres évoquant l'ancienne candidate à l'élection présidentielle, et force est de reconnaître que le portrait diffère prodondément d'un ouvrage à l'autre.

Ségolène®, la "femme marque", tout d'abord, de François Belley, un "fils de pub" comme il se définit en dernière de couverture ... sans doute pour cela que la préface est signée d'un des plus grands copains de Sarko, Jacques Séguéla, l'homme à la Rollex !

"Avec Ségolène Royal, jamais la politique ne se sera autant rapprochée de l'univers des marques", précise l'éditeur : et c'est à la démonstration à laquelle se livre en 180 pages l'auteur ... et j'ai comme l'impression qu'il aurait pu se livrer au même exercice avec les divers copains de Seguela, Sarko ou l'autre, le petit qu'il a fait découvrir en 1981, Mitterrand !

Le marketing politique existait même avant tonton Jacques ... et peut-être devrait-il tenir compte des évolutions sociétales, comme l'autre marketing, celui des produits de "grande conso" !

Par exemple, les consommateurs se montrent de moins en moins sensibles au "bling bling" ou aux marques glamour mais sans réel contenu ; à ces marques que rien ne distinguent des autres, sinon la pub, la pub, la pub.

Or c'est quoi, le contenu de la marque Royal ... et là, c'est François Ruffin qui nous le révèle dans La guerre des classes : un contenu nécessairement libéral depuis que le Parti Socialiste s'est converti à l'économie de marché.

Royal n'est pas une marque sans contenu ... mais une marque au contenu hyper banalisé : pas une feuille de papier à cigarettes entre les deux finalistes de la dernière présidentielle.

Un contenu banalisé pour lequel elle est légitimement moins crédible que le candidat de droite : le libéralisme, il est un peu tombé dedans en entrant en politique, Sarkozy !

Bref, Ségo a renoncé à un positionnement légitime - celui historique de son parti - et différenciant pour un nouveau, pour lequel elle n'a aucune légitimité ... enfin, un peu moins que son concurrent !

Tout cela en pensant que l'ancien était totalement et définitivement has been ; mais elle n'est pas la seule à jeter les vieux oripeaux de gauche aux orties dans l'espoir de gouverner : "c'est toute une chorale qui récite ce refrain", souligne Ruffin.

Le plus drôle, c'est qu'à peine un an après son échec de 2007, le libéralisme bat de l'aile ... bref l'ancien discours n'est soudain plus si hasbeen ... sauf qu'il n'y a plus grand monde - et surtout pas Ségo - pour le tenir. Ironie de l'histoire.

Je ne terminerai pas ce papier sans recopier cette superbe citation tirée du livre de Ruffin : "La guerre des classes existe, c'est un fait, mais c'est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la remporter".

Signé Warren Buffett !

A méditer ...

Les nazillons du 2.0

Metapedia.jpgEn surfant sur la toile et glânant quelques infos sur Wikipédia, je suis tombé sur ce site : Metapedia.

Sa page d'accueil souligne : "Metapedia est une encyclopédie électronique qui traite de culture, d'art, de science, de philosophie et de politique". Why not, même si c'est le cas de Wikipédia et de bien d'autres encyclopédies, en ligne ou non ?

Mais encore : "Metapedia met l’accent sur des sujets qui ne sont pas habituellement traités - c’est-à-dire qui restent à l’extérieur - des encyclopédies classiques. Metapedia a un but métapolitique : influer sur les débats politiques et philosophiques, et sur la manière dont sont présentées la culture et l’histoire".

"Un but métapolitique": Quézaco ?

L'actualité d'aujourd'hui, c'est L'Œuvre française qui organise les 8, 9 et 10 mai trois journées d'action nationaliste à Paris.Pour ceux qui auraient oublié, la page de Wikipedia consacrée à ce "mouvement d'extrême droite français fondé en 1968 par Pierre Sidos".

Sinon, on a droit à un papier détournant la pensée de Jaurès et revendiquant que "la seule formation politique en France à défendre les valeurs de justice sociale et d’humanisme est le mouvement de Jean-Marie Le Pen".

Bref, ça a le look du 2.0, pas vraiment le goût, et c'est bien facho !

Et ça se présente comme "l'encyclopédie alternative" ! Sic ! Avec une photo de Diderot en page d'accueil, de quoi le faire se retourner dans sa tombe ...

Les entreprises manquent d'éthique

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La Semaine du Développement Durable constitue l'occasion de multiples études sur ... le développement durable - of course - et l'environnement en général, mais également l'éthique et la responsabilité sociale des entreprises - la RSE.

Ainsi Elizabeth Reiss d'Ethicity présentait-elle mercredi matin son étude annuelle Les Français et la consommation durable, avant de me rejoindre sur la Salon MD Expo pour notre conférence commune : Réputation en ligne, éthique des marques : comment les apréhender ? comment les gérer ?

Si je n'ai pas eu la toute primeur des résultats, le dossier que me remit en arrivant Reiss était encore tout chaud !

Et cette année, la crise économique s'est bien évidemment invitée puisque pour 90 % des Français, elle représente une occasion de revoir nos modes de vie et de consommation ... et 69% d'entre eux déclarent avoir changé de comportement en matière de développement durable au cours de ces 12 derniers mois !

Cela étant, on ne se méfiera jamais assez du déclaratif ... mais la prise de conscience est au moins évidente.

Toujours est-il qu'un Français sur quatre choisit régulièrement des produits respectueux de l'environnement et trois sur dix font bien attention à ne pas acheter de marques d'entreprises dont ils réprouvent le comportement ... attention !

Attention surtout : la côte des entreprises en la matière continue de chuter ! Ainsi à peine 37 % des Fançais font aujourd'hui globalement confiance aux grandes entreprises, contre 48% en 2006 et 61% en 2004 : manifestement les consommateurs ne se satisfont plus de beaux discours ... et les politiques ne sont pas mieux lotis : à peine 27% de la population considèrent que les politiques et les collectivités prennent suffisamment en compte les enjeux environnementaux.

De toutes façons, les entreprises ne jouent pas le jeu : proposer des produits responsables, c'est une autre manière d'augmenter les prix - 76% des Fançais considèrent les produits de la consommation responsable plus chers que les produits classiques : et pareillement, ils sont 68% à considérer que les produits et services de la consommation responsable ne sont globalement pas attractifs (prix, qualité, impression
d’agir, etc.) ...

Conclusion : les entreprises, dans leur grande majorité, sont en train de rater le grand rendez-vous citoyen du développement durable - et les marketers, celui du marketing responsable.

Mais la crise aidant - je vous l'avait bien dit, la crise est la grande invitée de l'étude -, la nouvelle stratégie de consommation responsable des Français sera désormais de ... réduire sa consommation, pour 79% d'entre eux, contre 56% il y a à peine 3 ans !

Consommer moins ... voilà qui devrait un peu secouer marketers et entrepreneurs.

L'étude d'Ethicity ne saurait se résumer à ces quelques lignes : la synthèse de l'étude se consulte ici.

Et très prochainement, Elizabeth Reiss réagira à mes questions dans ces colonnes.

Et si on faisait du neuf avec du beau ?

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Tel est le titre un peu provocateur du colloque sur le design de la presse en ligne, organiséà l’initiative d’e-artsup, l’école de la création numérique, en partenariat avec Adobe et étapes.

Cet événement, premier du genre en France sera animé par David Abiker, journaliste à France-Info. Il explorera le développement de la presse en ligne sous l’angle du design graphique, de l’ergonomie, de l’interactivité et des standards d’architecture de l’information.

"La question de la noblesse de la presse en ligne et de son lien originel avec la presse-papier en terme de design a été peu abordée par les professionnels. Il nous semblait intéressant à e-artsup, en tant qu’acteur majeur dans l’enseignement du design graphique et interactif, de participer de près à l’analyse, au benchmark et à l’ADN de l’info-papier, à sa portabilité vers internet. Initier donc une réflexion de grande envergure avec des professionnels journalistes, designers et photographes", affirme Peter Gabor, directeur d’e-artsup et co-animateur de la soirée.

Rien que l'affiche vaut le détour ...

Ce sera au Mac Mahon, le mardi 7 avril (5 avenue Mac Mahon, 75017 Paris), de 17 heures 30 à 21 heures ; Peter m'avait invité à me mêler au débat ... mais, manque de chance, je suis déjà de sortie à la Tortue Bleue !

Dommage, il va falloir que je soigne mon dont d'ubiquité ... enfin, je vais essayer !

Quant à vous, si vous souhaitez assister au colloque, les inscriptions, c'est ici.

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