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Dans son article fondateur, " What Is Web 2.0 ", Tim O'Reilly notait que : « Pour une part essentielle, le Web 2.0 est une affaire d'intelligence collective » – répondant ainsi indirectement aux rédacteurs du Cluetrain Manifesto qui soulignaient de manière prédictive dès 1999 : « Les marchés sont des conversations ».
Le Marketing 2.0, c'est un marketing fondé sur cette intelligence collective ... mais ce n’est certainement pas le marketing du Web 2.0.
Le Marketing 2.0, c’est celui d’une nouvelle civilisation – une civilisation où les conversations priment sur la communication verticale enseignée dans les manuels scolaires ; où les consommateurs réclament d’être enfin associés au développement des produits qu’ils utilisent quotidiennement. Une Civilisation 2.0, bien plus qu’un simple nouvel Internet.
Evidemment, entrer dans le monde du "2.0" implique un changement profond de posture. D’accepter de devenir one amongst many – ce qui apparaît loin de séduire tout le monde … mais constitue le seule chance de survie pour le marketing : se réformer ou disparaître.
Bref, c'est un marketing en construction : dans ce livre, mais aussi sur ce blog ... à vous de réagir, proposer, critiquer!
Au petit bonheur des blogs
Quand j'entends des marketers ou des consultants prétendre que la blogosphère ne constitue qu'un épiphénomène en voie de marginalisation, ou pire, un feu de paille à la mode, mais aujourd'hui dépassé par les réseaux sociaux ou Twitter, je me dis qu'ils ne cherchent qu'à se rassurer face à un phénomène qu'ils ne maitrisent pas, ne comprennent pas - ou pire, qu'ils ne maitrisent plus, jouant la fuite en avant.
Jamais les blogueurs français n'ont tant été courtisés par les régies publicitaires ... et parfois les plus farfelues : j'ai déjà évoqué ici, le cas d'Infolinks, j'aimerais parler de blogmarche.com, tout aussi ridicule - peut-être plus.
Je sais que les blogueurs ne constituent en rien une catégorie d'internautes très homogène, il y a ses stars, ses soutiers et ses amateurs, etc. Mais ce que tous ces farfelus ont en commun, c'est le culte de l'humain - notamment dans leurs relations à autrui - et ce qu'ils détestent le plus, du moins tous ceux que j'ai rencontrés, c'est d'être pris, sinon comme des zozos, du moinscomme des numéros.
Ce qui n'empêche pas d'aucuns, comme Agnès de blogmarche.com, d'envoyer des mails automatiques dont la pseudo personnalisation se révèle d'une tristesse à faire mourir "les soirs d'orage, des Chinois cultivés", comme disais le grand Jacques (Brel, dans Les Flamingants, chanson comique).
Bon, excusons-là, Agnès n'est certainement qu'un robot !
Admirez le style : "Je m'appelle Agnès, et je suis un membre dans l'équipe d'assistance de blogmarche.com. Nous avons récemment lancé un service de publicité via des posts sur des blogs visant à ajouter des sites de qualité tels que le votre à nos offres".
Et que penser de leur "fierté de notre transparence et de notre mentalité visant à la construction de communautés" : cela me fait penser à un aphasique de Wernicke, de ces malades qui construisent des phrases grammaticalement correctes mais dépourvues de sens, parce qu'alignant des termes inadéquats les uns au bout des autres !
Les "Termes & Conditions" de leurs contrats sont tellement bien rédigées, que comme dans toute bonne traduction automatique à la Google (mais Google ne prétend pas à la qualité absolue), le texte anglais apparait sous le curseur de la souris ! Mais c'est suffisamment clair pour savoir qu'en cas de conflit, vous devrez aller ester auprès du tribunal de Phoenix, en Arizona.
Bref, la blogosphère française aiguise bien des appétits et les régies s'équipent pour collecter la long tail à la louche !
Mais ce que j'adore par dessus tout, c'est recevoir deux fois de suite le même mail personnalisé affirmant que je suis le plus beau, le plus doué, le plus ... sur les deux blogs dont je suis administrateur, MarketingIsDead et Intelligence collective : ça me flatte deux fois !
PS : Le monsieur sur la photo, si vous ne l'avez pas reconnu, ce n'est pas Agnès, c'est Carl Wernicke.
- 04.02.2010
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Mythologie des marques
Georges Lewi s'inscrit pleinement dans le mythe du marketing : Georges, ce sont les plus belles moustaches de tout l'enseignement et du consulting français réunis.
Sinon, quand il ne soigne pas sa moustache, Georges écrit des livres, comme Mythologie des marques, que je viens juste de recevoir, trop tôt pour vous donner mon avis, il me reste quelques 300 pages à lire - j'avoue donc, je n'ai pas encore commencé.
Alors, j'extrais quelques lignes de la dernière de couverture, et affute ma plume pour lui envoyer les 3 questions habituelles : la fameuse interview à laquelle vous êtes désormais habitués ... même si ces derniers temps, je suis un peu à la bourre, d'autant que j'ai un bouquin collectif à préparer !
D'Aphrodite - et son art de séduire les dieux comme les mortels - à L'Oréal, qui promet le même pouvoir à toutes les femmes " parce qu'elles le valent bien ", que d'histoires extraordinaires, d'actes créateurs et de dépassements perpétuels exprimés dans ces slogans de marques souvent prométhéens : " Just do it ", " Deviens ce que tu es... ". Mythologie des marques fait la démonstration de ce que chacun pressent : le rôle fondamental des marques dans notre société, une fonction qui dépasse, de beaucoup, le seul jeu commercial ou économique.
La suite ... aux éditions Pearson Village mondial.
- 02.02.2010
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Bouffons et escrocs
On a toujours tendance à croire que les artistes occupent une place à part dans la société : chaque époque a connu ses classes dirigeantes et celles qui courbaient l'échine - soldats, prêtres et paysans au Moyen Âge ; bourgeois, et prolétaires à la fin du dix-neuvième siècle ; etc.
Mais les artistes ont toujours été placés à part, jadis du côté des fous avec les bouffons ; parfois aux côtés de l'élite, jusqu'au Panthéon ; parfois isolés et incompris ... mais toujours à part.
Aujourd'hui, on étudie la vie et l'œuvre des artistes célèbres, on les met sur un piédestal - enfin, certains ...
Car c'est peut-être un peu trop vite oublier que le statut de l'artiste, c'est celui de tout le monde, avec ses arrivistes, ses arrivés ... et la multitude des laissés pour compte.
Aujourd'hui, il y a les artistes bling bling - représentés jusque sous les ors de la République - et les autres donc, ceux qui gagnent mal leur vie de leur art, voire pas du tout.
Qui parfois, ou plutôt souvent, mènent une double vie : alimentaire d'un côté, passionnée de l'autre.
Ces derniers, ce qui les caractérise le mieux, c'est leur sincérité, l'amour de leur art - sinon, ils arrêteraient.
Bien sûr, la proposition n'est pas réversible : bien des artistes reconnus croient en leur art, très sincèrement ; et certains, très généreusement.
Il y a David Bowie, par exemple, qui déclarait lors de la sortie de son album Reality : "J’imagine que la musique changera pareillement dans son essence et sa fonction. Aussi accessible que l’eau et l’électricité, il ne sera plus indispensable de payer pour l’avoir et elle ne sera plus le bien exclusif de quiconque".
Ou Manu Chao, qui a longtemps offert Rainin' in Paradize, l’une des principales chansons du CD Radiolina, en téléchargement gratuit sur son site, et crie : "Je fulmine quand j’entends dire que les majors paient cher l’évolution du marché, avec la piraterie et tout ça… C’est se foutre du monde. […] Les disques sont trop chers. Les artistes peuvent certes créer leurs labels, mais il n’ont pas accès à la distribution".
Et puis, il y a les autres, ceux qui militent pour préserver mesquinement leur capital, les Johnny Hallyday qui se planque en Suisse pour éviter de payer au fisc français ce que tout bon citoyen doit, et soutient le projet de loi Hadopi avec tant d'autres ... stars, de Daho à Souchon, et de Cabrel à Bruel, en passant par les Goldman, Le Forestier, et autres Arthur H.
Que du gratin : 95% des artistes s'en foutent de la loi Hadopi, quand ils gagnent un peu d'argent, c'est sur scène.
Les mesures - heureusement inapplicables - contre le téléchargement illégal ont au moins un mérite : révéler au grand jour les fourbes ... et à ce jeu, il y en a quelques uns qui pulvérisent les records.
Bono, déjà, le chanteur de U2, jusque-là plutôt connu pour son engagement humanitaire, demandant notamment à corps et à cris l'annulation de la dette des pays du tiers monde : sans bien évidemment mettre la main à la poche, juste du temps passé à rencontrer les grands de ce monde et sourire à la télévision. Finalement, de la bonne promo !
Et voilà que lorsque l'on touche à son portefeuille, le papy Bono voit rouge et souhaite un Hadopi mondial ; et comme on lui fait remarquer que ça ne marche pas comme ça, d'un simple claquement de doigts, il érige ici en modèle la dictature chinoise : "Nous savons de notre côté, que ce soit par les nobles efforts entrepris par les Etats-Unis pour stopper la pédopornographie, sans évoquer l’ignoble pratique de la Chine de supprimer les co (...)
- 31.01.2010
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Bonne année 2010
Il est encore tombé quelques flocons à Paris ...
Alors, pour vous souhaiter une bonne année, quelques images en provenance de l'équateur, et plus précisément du Vénézuela !
Meilleurs voeux pour 2010.
Maracay - Parc Henri Pittier
Coro - Dunes de Medanos
Dans les Andes
Guyana - Caicara Del Onirico
- 03.01.2010
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Réseaux : le mors aux dents
Perdre tous ses amis, quel angoisse !
Impossible dans la "vraie" vie, sauf à voir accompli un acte d'une telle indignité que tous vous rejettent : perdre tous ses amis, c'est se voir mis au ban de la société.
On peut vouloir couper les ponts avec son passé, ses relations et disparaître sans laisser de traces : mais il s'agit alors d'un acte volontaire, et non subi.
Le problème avec les réseaux sociaux actuels qui se développent sur la toile, c'est que l'on est à la merci de n'importe quel bug ou n'importe quelle oukase - sans appel !
Imaginez : vous bâtissez votre page, tissez patiemment votre petite chaîne relationnelle, commencez à communiquer de plus en plus étroitement avec quelques dizaines ou centaines d'amis, dont certains, très proches, développent un dialogue construit ... bref, vous voici au cœur d'un dispositif qui vous occupe de longues heures, et donne un nouveau sens à votre existence.
Et patatras : viré !
Sans raison, sans comprendre pourquoi : c'est arrivé à mon copain Philippe - Hyppo Blog, le grand amateur de cheval dans la liste des Blogs sympa - qui très récemment s'est vu éjecter de facebook sans encore avoir compris pourquoi, comme il le raconte ici. Il n'a pas lancé de fatwa, pas invité à assassiner les païens ou les voisins d'en face, pas montré sa z... comme dans toutes les cours de récréation - même pas !
Depuis, il donne rendez-vous à ses amis sur Twitter.
Philippe, en plus d'aimer les chevaux, il est un peu geek sur les bords : mais imaginez un gars plus doué pour se faire des amis que de manier le mulot, le voilà planté au bord de la route sans trop savoir ce qui lui arrive et où retrouver tous ses copains.
Cela pose la question des droits et des devoirs des réseaux sociaux : des membres, mais aussi des organisateurs, les patrons des facebook, LinkedIn et autres YouTube.
Déjà, depuis longtemps, ils ont compris que leurs réseaux ne leur appartient plus vraiment : facebook a ainsi plié devant la bronca de ses membres quand ses dirigeants ont souhaité modifier ses conditions d'utilisation, et s'arroger la propriété de tous les contenus publiés sur le site, comme le rappelle Rue89 :
"Multiplication des groupes Facebook hostiles, réaction des blogueurs et des médias. Nombreux sont les commentaires qui s'inquiétaient que Facebook puisse stocker toutes les données de ses utilisateurs, même après une fermeture du compte".
Mais leur reste le droit de fermer le tuyau ... et cela peut se faire très discrètement, sauf à tomber sur un blogueur particulièrement influent qui alerte la planète 2.0 toute entière.
Question : un réseau a-t-il moralement le droit de "débrancher" ainsi quelqu'un - quelqu'un qui ne fasse rien d'illégal, juridiquement parlant, bien entendu ?
Car finalement, il s'agit bien d'une espèce de meurtre virtuel, à défaut de rituel : l'internaute perd soudain ses amis, son passé, son existence ; bien sûr, il peut toujours refaire le chemin,mais ailleurs.
Au delà de la simple anecdote, l'éviction manu militari d'un réseau social en ligne peut se révéler très déstabilisante pour une personnalité fragile ... une de ces personnalités un peu timides qui s'investissent massivement dans ce type de nouvelles relations.
Aujourd'hui, les marketers qui se lancent dans la construction de sites 2.0 relationnels - certains avec succès, comme Generali avec Génération responsable, ou Yves Rocher avec (...)
- 25.11.2009
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Morts de la Rue
Mercredi, place du Palais Royal, des bouquets de fleurs posés sur de petits rectangles de papiers : cérémonie en hommage aux Morts de la Rue, organisée par le collectif du même nom, qui se fixe pour objectif de "faire savoir que beaucoup de personnes qui vivent ou ont vécu à la rue en meurent".
L'espérance de vie d'un Français est de 80 ans : ceux qui vivent dans la rue se voient privés de plus de 30 années d'existence puisqu'ils meurent en moyenne à 48 ans !
Plutôt qu'un long discours, je vous laisse parcourir ce poème signé Katia.
Impressionnant !
Leur site : Mortsdelarue.org.
- 19.11.2009
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Contre le démantèlement des Haras Nationaux
Je viens de recevoir une invitation à rejoindre le groupe Contre le démantèlement des Haras Nationaux sur Facebook : 5249 membres, pas mal pour un groupe français et récent - il date de Juin dernier !
Mais il s'agit, comme son nom l'indique bien, de sauver du démantèlement les Haras Nationaux, une institution date de ... Madame de Pompadour !
"Sous couvert de fusion École Nationale d’Equitation / Haras Nationaux, les ministères de l’agriculture et de la jeunesse et des sports préparent une réforme en trompe l’œil dont l’objectif principal est la suppression à terme du service public du cheval", dénonce son fondateur.
Celui qui mène la fronde sait de quoi il parle : il en a assuré la direction des ressources humaines jusqu'au printemps. Mais il est clair que le groupe a su recruter bien au delà du personnel des Haras Nationaux, tous les amoureux du cheval et des sports équestres.
Une pétition circule également sur le site Pétition du web : je viens juste de la signer, les Haras Nationaux, c'est à la fois une institution qui compte beaucoup dans le paysage équestre français, une très belle marque, dont la réputation sur le Web 2.0 a fortement bénéficié du succès de sa plateforme de blogs Blogscheval.net.
D'ailleurs, si vous souhaitez mieux comprendre les enjeux de cette nième réforma de la filière chevaline, un œil sur Sangpursangogaloo : un blog à suivre pour rester au courant de l'aventure.
Et découvrir comment le Web 2.0 supporte le lutte des salariés des entreprises et du service public.
- 08.11.2009
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L'Adetem à E-commerce 2009
Lors du récent salon E-commerce 2009, j'ai présenté quelques résultats d'une étude sur l'e-réputation de la distribution française, dont vous pouvez également découvrir de larges extraits sur cet autre blog Intelligencecollective.info.
J'ai également eu l'occasion de répondre - rapidement - aux questions de Tivipro, la Web TV du salon, et ai pu ainsi évoquer l'actualité du marketing en général, et de l'Adetem, partenaire de l'évènement, en particulier.
- 25.10.2009
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Un peu de lecture 2.0
Si vous ne savez pas quoi offrir à Noël - c'est bientôt -, deux livres qui viennent juste de paraître.
Le premier, signé Nicolas Riou, s'intitule : Marketing anatomy : Les nouvelles tendances marketing passées au scanner.
"La planète marketing est en ébullition ! Révolution digitale, crise, montée en puissance du développement durable, brouillage des cibles, critique de la surconsommation... tout converge vers un changement de paradigme. Le marketing de la " part de cerveau disponible " a fait son temps. Dans la publicité, le marketing digital, les modes de ciblage... les initiatives se multiplient et de nouvelles approches se mettent en place. Quelles sont les réponses des marques innovantes et comment recréent-elles de la valeur d'envie ?", précise Nicolas en couverture - ne pas confondre avec l'autre Nicolas, celui de Sempé et Goscinny ...
Le second, signé Stéphane Billiet, s'appelle plus sobrement : Les relations publiques, avec pour sous-titre : Refonder la confiance entre l'entreprise, les marques et leurs publics.
"Réconcilier la sphère marchande et la société est la vocation des relations publiques. A l'heure du " 2.0 ", établir et gérer un réseau de relations de confiance entre l'entreprise, les marques et leurs publics n'est plus une option. L'enjeu pour les professionnels de la communication d'entreprise en est plus complexe et aussi plus stratégique. Identité, image, responsabilité sociale, réputation... tels sont les thèmes" évoqués en dernière de couverture.
Bien entendu, vous aurez bientôt le plaisir de retrouver les deux auteurs ici-même, où je leur demanderai de répondre à quelques questions impertinentes et/ou indiscrètes ... à suivre !
- 22.10.2009
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Deezer à l'Adetem
Deezer, le site d'écoute de musique en ligne, vient d'achever une levée de fonds de 6,5 M€ et annonce en même temps la création d’Odyssey Music Group, sa maison mère, qui supportera les activités de régie et certains développements technologiques, dont notamment ceux liés à la mobilité.
Avec plus de 10 millions d’utilisateurs en Europe dont 6 millions en France et plus d’un million de téléchargements de ses applications mobiles, Deezer se revendique le premier site d’écoute de musique en Europe ; avec ses applications mobile, il entre en concurrence frontale avec les radios FM, après s'être jusque-là frotté avec succès aux radios Internet.
Pour mieux comprendre la stratégie de ce groupe très "2.0", venez écouter Jonathan Benassaya, son CEO & Co-Fondateur, à la Journée du Marketing de l'Adetem, le 20 octobre 2009 prochain.
Pour s'inscrire, c'est ici.
- 13.10.2009
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Anya
Mon copain Olivier Covo, vous connaissez ?
Sinon, allez relire ce texte.
Entre autres distractions comme diriger Brandysound, il préside l’association Ensemble Nord Sud.
Cet orchestre original, dirigé par Julien Chirol, a pour vocation de développer et de diffuser un répertoire original dont l’inspiration générale est l’échange entre les cultures musicales des deux hémisphères du globe. Ses membres se composent de musiciens de l’orchestre national de Radio France, de l’orchestre de l’Opéra de Paris et d’artistes issus du jazz, de la world music et de musiques actuelles.
Il propose deux concerts à Paris, le 24 octobre à 20 heures 30 à la Maison des Cultures du Monde, 101 Boulevard Raspail, et le 3 novembre à 20 heures 30 au Studio de l’Ermitage, 8 rue de l’Ermitage.
Y sera présentée Anya, l’esprit des tambours sacrés :
"Anya", force sacrée des tambours cubains, résonne ici comme un appel à la diversité culturelle. Considéré par certains comme un Orisha, saint du panthéon Yoruba, « Anya » incarne l’esprit des tambours sacrés.
"Un vrai dialogue s’instaure entre les instruments traditionnels cubains et occidentaux. Le quatuor à corde répond aux tambours batà, conversant eux-mêmes avec une des plus grandes voix de La Havane, la diva Martha Galarraga.
"Entouré d'une quinzaine d'artistes d'exception, Julien Chirol dirige l’Ensemble Nord-Sud et propose un voyage initiatique à travers ses compositions originales où s'entremêlent les cultures musicales des deux hémisphères du globe. Ces artistes talentueux, internationalement reconnus, de nationalités différentes et issus d’univers musicaux variés (classique, contemporain, jazz, traditionnel), ont tous en commun l’envie de développer une synergie neuve et inventive.
"Œuvre composée en 7 mouvements – 1 ouverture, 5 mouvements et un final – « Anya » développe progressivement un dialogue entre la musique dite « savante » et la musique de tradition orale. Chaque mouvement évoque une conversation idéalisée avec une divinité de la Santeria. Graduellement, l’échange s’engage entre les instrumentistes inventant ainsi un nouveau langage trans-culturel et métissé. Un créole musical moderne où s’entremêlent musiques écrites et improvisées".
Pour an savoir plus, c'est ici.
- 11.10.2009
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Une nouvelle Nuit Blanche
La Nuit Blanche 2007 s'était largement déroulée le long de la nouvelle ligne 14 du métro ; l'édition 2009 s'est écoulée le long de la 11, restée ouverte toute la nuit.
"Une 8e édition sous le signe de l'intime et du patrimoine autour des Buttes Chaumont, dans le centre de Paris et dans le Quartier latin", nous renseigne le portail de la Ville de Paris.
Intimisme et ... coupes budgétaires - normal, c'est la crise : du coup, pas de gigantesque installation comme celle Ryoji Ikeda l'an passé, qui transforma la Tour Montparnasse en rencontres du troisième type.
Une Nuit et trois parcours : autour des Buttes Chaumont, dans le centre de Paris et dans le Quartier latin ; mes pas m'ont conduit dans le Nord de la capitale.
Certainement du nouveau Centquatre - le nouveau lieu de la culture branchée, sis 104 rue d'Aubervilliers -, on aurait attendu plus de surprises que des vidéos néo dadaïstes : la fascination des nouveaux médias sur certains artistes les empêche de se montrer réellement créatifs.
Par contre, place de la bataille de Stalingrad, Priscilla Monge propose un étrange terrain de foot ... plein de bosses : les gamins accourent et rivalisent d'astuces ! Idéal pour réconcilier (une certaine) culture et (une certaine) banlieue.
Le Parc des Buttes Chaumont grouille de visiteurs à cette heure tardive - dont pas mal de touristes émerveillés - et on déambule avec plaisir entre de diverses installations minimalistes : lampes de bureau, parapluies, etc. qui, prises isolément, font un peu cheap mais associées créent une atmosphère propice au rêve.
Certes on revient vite sur terre dès qu'on prend un sac à dos dans la figure - et c'est vraiment plein de monde - mais la vue de Paris depuis le belvédère du parc, avec des tas de lumières clignotantes à ses pieds, présente quelque-chose de magique.
Les plus belles œuvres ne sont pas nécessairement celles d'artistes reconnues ou géniaux, mais parfois celles qui naissent dans notre imagination, quand nous plongeons au cœur d'un univers onirique.
- 04.10.2009
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Arnaque téléphonique
Samedi matin, mon mobile sonne, le temps de la saisir et de décrocher, et mon correspondant a déjà raccroché : pas patient le gars !
Le réflexe de la plupart d'entre nous est de rappeler aussitôt - sauf en cas de numéro masqué, évidemment.
Toutefois le weekend, peu de gens m'appellent sur mon numéro professionnel et du coup, je vérifie l'identité de l'appelant : 08 99 23 50 23.
Un numéro surtaxé ?
Au secours Google ... qui me renvoie aussitôt vers le forum de l'annuaire inversé : manifestement, bien des internautes se sont fait piéger !
"J'ai rappelé et c'est une pseudo boîte vocal qui me dit que j'ai une dizaine de messages en attente, j'en ai écouté quelques-uns ..."
"Reçu le même type d'appel du 08 99 56 09 04 puis du 08 99 23 50 23. Surtout ne pas rappeler, c'est une arnaque par numéro surtaxé. J'ai protesté au près d'Orange qui hypocritement prétend ne pouvoir rien faire (sauf encaisser les sous) mais conseille de déposer plainte à la police ou à la gendarmerie".
En effet, en vérifiant sur la tarification de mon téléphone IP, Orange indique que pour les numéros commençant pas 0899, c'est gratuit pour les 12 premières secondes, puis 1,35 € et 0,112 € par tranche de 20 secondes.
Sur cette somme, Orange prend en effet sa dime ... d'où peut-être son peu d'enthousiasme à agir : en tous cas, ça n'améliore pas sa réputation sur les forums !
Quoiqu'il en soit, il semblerait que ce genre d'arnaque - un peu en perte de vitesse ces derniers mois, revienne en force : attention à ne pas rappeler un peu trop rapidement des numéros surtaxés.
- 03.10.2009
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Ce que ne dit pas Lufthansa
Lufthansa vient de lancer une campagne internationale pour promouvoir ses vols en Europe avec une nouvelle accroche "Des moments rares. Un pur produit Lufthansa. Découvrez l’Europe à prix exceptionnel".
Des "moments rares", bien sûr, souvenez-vous : le Vol JK 5022 de Spanair, un avion plutôt pourri et un accident faisant 155 morts, le 20 août 2008 !
Quel rapport entre Lufthansa et Spanair ?
Rien ... mis à part que les deux compagnies - l'historique et emblématique compagnie allemande et la nauséabonde ex filiale de Scandinavian Airlines System - cohabitent toutes deux au sein de Star Alliance, et qu'elles partagent certains vols : Spanair JK 5022 était également Lufthansa LH 2554 !
Ce que ne dit pas la publicité Lufthansa, c'est que en achetant un vol Lufthansa en Europe, vous risquez toujours et encore d'acheter un vol Spanair !
Et d'ailleurs, le vol LH 2554 Madrid - Las Palmas, d'aujourd'hui de 14 heures 45 est bien prévu à l'heure, toujours opéré par ... Spanair.
Comme le Barcelone - Las Palmas ... et bien d'autres vols !
Et Paris - Las Palmas ?
Si vous avez le courage de vous taper 9 heures de vol et deux escales - Francfort, Madrid - vous aurez le bonheur de finir sur le LH 2554 !
Et comme la publicité Lufthansa ne le dit pas ... je vous le dis !
- 01.10.2009
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Pour une formation réellement collaborative au marketing collaboratif
P
eut-on réellement imaginer une formation au Marketing 2.0 - c'est-à-dire au marketing collaboratif - qui ne soit pas elle-même ... collaborative ?
Tel sera le challenge de celle que j'animerai les 22 Octobre après midi et 25 Novembre prochains, dans le cadre du Laboratoire Assurance Banque.
C'est pourquoi nous l'avons volontairement scindée en deux sessions séparées d'un bon mois, non pas pour permettre aux stagiaires de se reposer ... mais au contraire de travailler - collaborativement en plus !
Concrètement, le 22 Octobre seront abordés les fondamentaux du marketing collaboratif, de la révolution Web 1.0 et à l'apparition d'un Empowered Consumer, à celle du Web 2.0 et à la naissance du concept d'intelligence collective, etc.
Mais cette première demi-journée sera aussi consacrée à la découverte d'une nouvelle démarche d'études marketing : le blog collaboratif ; la session se terminera par la mise en œuvre d'un blog de ce type en partenariat avec la société Panel On The Web.
Et pendant les 4 semaines suivantes, les stagiaires sont apprendre à dialoguer, échanger entre eux sur cette plateforme ... et partir en quête d'informations, de cas concrets en vue de leur seconde session.
Seconde session qui se construira ainsi peu à peu conformément à leurs besoins et attentes.
Dès lors, le journée du 25 Novembre alternera théorie - approfondissement des conditions requises et aspects méthodologiques du passage d'un marketing classique à un marketing collaboratif - et expertise de grands témoins : Anne Cleval, Responsable des sites Internet de la MACSF, Caroline Diaz, Fondatrice de Boléro.
Le marketing 2.0 ne s'apprend ni dans les livres, ni sur les bancs des centres de formation : il s'apprend par la pratique, et l'exercice de ces deux journées - enfin de cette journée et demie - sera d'apprendre aux stagiaires à apprendre tous les jours, en pratiquant et en osant.
On ne s'invente plus marketer dans le monde du 2.0 : on le vit au quotidien.
Programme complet, renseignements et inscriptions ici.
- 28.09.2009
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