videoblog de intelligencecollective
Le Vidéo Blog du livre Management de l'Intelligence Collective par Olivier Zara
Sogeti organise un brainstorming mondial
Sogeti est une société spécialisée dans les services informatiques, membre du groupe Capgemini. Entre le 15 et le 17 avril 2008, Sogeti a organisé un brainstorming interne à l’échelle mondiale. C’est un bel exemple d’innovation ascendante ! L’objectif était de recueillir les idées les plus novatrices pour faire évoluer le groupe.
18 000 collaborateurs, à travers 14 pays, ont participé à ce brainstorming et devaient répondre à la question suivante : “Comment voyez-vous Sogeti dans 12 à 24 mois ?”. 4 200 personnes se sont connectées, 2 000 idées produites avec 3 500 commentaires et 12 000 votes (système d’évaluation des idées par étoiles).
Nouveau livre : Le guide du Personal Branding
Je vous annonce la prochaine parution d’un livre : “Le guide du Personal Branding”. Le livre sera publié aux éditions d’Organisation, Groupe Eyrolles. Il s’agit d’un ouvrage que je co-écris avec Michael Colemyn, directeur de l’Institut du Personal Branding. Je suis chargé de la partie “Personal Branding sur Internet”, méthodes et outils pour gérer son identité et sa réputation sur Internet. Si vous souhaitez être averti de la date du lancement, abonnez-vous à ce blog par e-mail
(Attention, une fois que vous avez entré votre e-mail, votre inscription n’est validée que si vous cliquez sur le lien que vous recevez par e-mail)
Par ailleurs, le journal Le Monde m’a fait l’honneur d’une interview publiée dans l’édition du 10 avril. Vous pouvez lire l’article complet sur lemonde.fr en cliquant sur ce lien :
Comment faire pour être bien vu sur le Web
Le titre est très “bien vu” même si je ne l’avais pas vu tout de suite :
Bien vu = être visible, identité numérique
Bien vu = se faire bien voir, avoir une bonne réputation numérique
Bravo à Géraldine Bordère pour cet article et la finesse du titre !
Une chronique de Marion Ruggieri a suivi sur France Info :
Avoir une bonne cyber-réputation !
Voir aussi un article dans un journal belge : Le Soir
Accessoirement, je vous annonce que la 2ème édition de mon livre “Le management de l’intelligence collective” sera de nouveau disponible en librairie le 15 mai.
Le web 2.0 pour les nuls !
Voici plusieurs vidéos en anglais qui présente d’une manière très simple et très pédagogique différents outils du web 2.0 :
Blog :
http://www.youtube.com/watch?v=NN2I1pWXjXI
Wiki :
http://www.youtube.com/watch?v=-dnL00TdmLY
RSS :
http://www.youtube.com/watch?v=0klgLsSxGsU
Réseaux sociaux :
http://www.youtube.com/watch?v=6a_KF7TYKVc
Ces vidéos sont pertinentes pour les profanes. Si vous connaissez l’équivalent en français, merci de le signaler.
Construire votre réseau de références
Je terminais mon précédent billet en indiquant que vos références professionnelles étaient un atout non seulement dans le cadre d’une recherche d’emploi, mais surtout dans le cadre de votre carrière.
J’espère que ce billet vous aidera à prendre conscience de l’utilité de transformer vos références en un véritable réseau : un réseau de références.
Un réseau de références est très différent de votre réseau de contacts. Il est donc important de construire 2 réseaux :
1. Votre réseau de contacts
Il s’agit de votre carnet d’adresses : toutes les personnes avec qui vous avez été en contact au moins une fois en face à face ou en virtuel. Ce réseau vous permettra de retrouver vos références et d’obtenir des mises en relation pour trouver un emploi, des clients, des experts ou des partenaires.
2. Votre réseau de références
Il s’agit de votre réseau de références sociales et professionnelles, qu’on pourrait aussi appeler votre réseau de confiance. Ce réseau vous aidera pour booster votre carrière au sein de l’entreprise dans laquelle vous travaillez actuellement, mais aussi bien sûr pour une future recherche d’emploi.
Il est facile de comprendre ce qu’est un réseau de contacts. Par contre, un réseau de confiance regroupant vos références, c’est moins évident !
I. Qu’est-ce qu’un réseau de références ?
Tout au long de notre vie, nous vivons et travaillons avec de nombreuses personnes avec qui nous construisons des relations de confiance. Du fait de notre mobilité (changement de ville, de pays, de travail,….), notre entourage se recompose régulièrement. Lorsqu’on rencontre une nouvelle personne, que ce soit un voisin, un collègue ou son nouveau manager, on repart à zéro en termes de confiance mutuelle. Il faudra plusieurs mois ou plusieurs années pour recréer ses liens de confiance. Aujourd’hui, nos relations de confiance sont donc implicites car il n’existe pas d’espace pour les décrire explicitement. Elles sont invisibles car seule la personne qui nous fait confiance sait qu’elle nous fait confiance. Il est donc nécessaire d’expliciter et de rendre visible la confiance qu’on vous porte.
La preuve de l’efficacité des réseaux sociaux n’est plus à faire. Vous appartenez à de nombreux réseaux sociaux à travers votre famille, vos amis, vos anciens camarades d’école, vos anciens collègues d’entreprise ou vos relations associatives (politique, culturelle, sportive, religieuse,…). Mais vous avez aussi un réseau bien plus important que les autres. Il s’agit de votre réseau de références qui est transversal à tous ces réseaux et qui est constitué de l’ensemble de vos références sociales et professionnelles. Ce réseau est informel et invisible, mais il existe ! Il est donc nécessaire de le rendre visible à travers des recommandations, afin de le faire connaître aux personnes dont vous avez besoin pour booster votre vie professionnelle (prospects, recruteurs, managers,…).
Toutes les personnes que vous connaissez peuvent potentiellement faire partie de votre réseau de références. Il s’agit de vos managers, vos collaborateurs, vos collègues, vos clients, fournisseurs ou partenaires. Vous pouvez également inclure vos professeurs si vous êtes jeunes diplômés ainsi que toutes vos références sociales (amis, associations/réseaux, lecteurs de votre blog,…).
Vos références sociales sont toutes les personnes de votre entourage qui peuvent apporter un éclairage sur vos qualités humaines, vos valeurs ou votre expertise dans un cadre social. Cet éclairage peut avoir une grande valeur ajoutée dans un cadre professionnel. Vos références sociales ont pour vocation de montrer des facettes de votre potentiel qui n’ont pas forcément pu s’exprimer dans votre parcours professionnel (...)
Penser autrement pour favoriser l’innovation
“Bien au-delà de la technologie et des questions de coûts ou de qualité de contrôle, l’innovation repose avant tout sur le management et l’intelligence collective. […]”
Ainsi débute un article publié par Muriel Jasor le 18 février 2008 dans le journal Les Echos.
Lire l’article complet :
http://www.lesechos.fr/management/actu/4687979.htm
Conférence de James Surowiecki sur l’intelligence collective
Je vous signale une conférence à Montréal (Auditorium du Centre Mont-Royal) le mercredi 27 février 2008 sur le thème “Google et les modèles qui révolutionnent la gestion“. Bernard Girard sera présent (je ferais un billet sur son livre prochainement) mais également James Surowiecki qui intervient à 11h15 sur le sujet suivant : “Comment mobiliser l’intelligence collective ?”
James Surowiecki est journaliste économique au New Yorker et auteur du bestseller The Wisdom of Crowds; Why The Many Are Smarter Than The Few And How Collective Wisdom Shapes Business, Economies, Societies And Nations.
Il défend, par sa propre théorie, que c’est par la sagesse collective d’un grand nombre que l’on parvient le mieux à faire progresser les entreprises et l’économie, les collectivités et les nations.
Le succès des communautés du Web par exemple, repose sur le fait qu’elles attribuent la majeure partie de la valeur ajoutée aux utilisateurs/producteurs de contenus plutôt qu’à l’infrastructure technique. Elles s’organisent autour du partage et de l’échange d’informations dans le but de créer des liens sociaux.
Comment permettre aux individus d’inscrire leur action individuelle dans une dimension collective et sociale? James Surowiecki vous démontrera pourquoi et comment mobiliser l’intelligence collective au sein de votre organisation ou sur le Web.
James Surowiecki est reconnu pour ses contributions dans de nombreuses publications renommées comme The New York Times, The Wall Street Journal, Foreign Affairs, Artforum, Wired et Slate. Il rédige également la rubrique The Bottom Line dans le magazine New York et collabore régulièrement à Fortune.
Comment gérer votre réputation en tant que professionnel ?
Les systèmes de gestion de la réputation propres à chaque site de e-commerce (eBay, PriceMinister,…) aident les vendeurs et les acheteurs à mieux se faire reconnaître en tant que « bon vendeur » (qui livre dans les délais le produit commandé) ou « bon acheteur » (qui paye ce qu’il a commandé).
Les freelances disposent de nombreux sites spécialisés pour les mettre en relation avec des clients. Par exemple, sur Odesk, espace dédié aux informaticiens, chaque mission est évaluée sur plusieurs dimensions avec un système d’étoiles (1 à 5). Cela permet une évaluation de la réputation des freelances.
Mais, en dehors de ces cas particuliers, comment évaluer la réputation d’un professionnel ?
Depuis bien longtemps, les recruteurs et employeurs évaluent la réputation d’un professionnel à partir de ses références et de leurs recommandations (orales ou écrites du type lettre de recommandation)
Après un entretien, ces 2 éléments permettent à un recruteur de valider son ressenti vis-à-vis d’un candidat et d’approfondir des aspects du parcours ou de la personnalité du candidat. Ils donnent des indications précieuses sur sa réputation.
En tant que professionnel, il est donc très important de gérer efficacement et activement vos références tout au long de votre carrière, et pas uniquement quand vous cherchez un emploi. L’enjeu est de vous construire une réputation professionnelle durable.
I. Qui sont vos références ?
La plupart des pays privilégient les références professionnelles, mais dans les pays anglo-saxons, on s’intéressera également à vos références sociales.
Vous pouvez choisir vos références professionnelles en fonction du poste à pourvoir parmi vos anciens managers, collègues, collaborateurs, clients, fournisseurs ou partenaires. Si vous débutez votre vie professionnelle, ou si vous êtes étudiant, vous pouvez solliciter vos anciens professeurs.
Si vous proposez des références sociales, vous pouvez choisir des amis ou des personnes de votre réseau social ou associatif mais surtout pas de votre famille (aucune crédibilité !). Il faut cependant savoir que certains recruteurs n’accordent aucune importance aux amis, voisins ou parents, quel que soit le pays.
Un réseau se crée quand tout va bien. Quand tout va mal, c’est un peu tard. Si vous restez dans votre coin, le jour où vous aurez un problème, il sera trop tard pour chercher de l’aide. Pour vos références, c’est la même chose, il vaut mieux penser à capitaliser sur vos références quand tout va bien plutôt que lorsque vous vous retrouvez au chômage. Connaissez-vous la différence entre un perdant et un gagnant ? Un perdant a un plan pour le cas où ça irait bien. Un gagnant a un plan pour le cas où ça irait mal. Une fois au chômage, en quelques mois, vous pourriez perdre la trace des personnes avec qui vous avez travaillé.
Outre le licenciement, les bruits de couloir peuvent aussi détruire votre carrière. Il est donc important de solliciter à chaque fois que c’est possible les références, qui mettront en valeur vos qualités et compétences professionnelles pour défendre votre réputation si nécessaire.
En résumé, vos références sont toutes les personnes de votre entourage professionnel et social, qui sont susceptibles de faire partie de votre réseau de références. Ce réseau vous aidera à montrer que vous êtes digne de confiance ou à défendre votre réputation. Dans le prochain billet, nous verrons comment construire et gérer votre réseau de références (ou réseau de confiance).
II. Comment travaillent les recruteurs ?
Pour un recruteur, appeler des références, c’est essayer de percevoir le candidat en action vu par d’autres (principe du 360° feed-back).
A. Comment le recruteur sélectionne vos références ?
En général, un recruteur demandera au candid (...)
De l’écriture collective à l’écriture collaborative, une grande aventure !
Olivier Amprimo est consultant chez Headshift. Il a participé au projet d’écriture collaborative du livre “We Are Smarter Than Me”. Je lui ai posé quelques questions puisqu’il a vécu le projet de l’intérieur.
Mais avant tout, il me semble utile de resituer le contexte de cette interview en reprenant des extraits de mon dernier billet au sujet de ce livre :
« Sur le site du livre : http://www.wearesmarter.org, les porteurs du projet ont mis à disposition différents outils de travail collaboratif (forums de discussion, blogs, wikis, …) pour permettre à une communauté de rédacteurs de participer à l’écriture du livre. […]
Les auteurs s’attendaient à ce que le plus gros des contributions viennent du “wiki book”, mais en fait, ce sont les forums de discussion, podcasts, billets de blogs et commentaires oraux (face à face) qui ont été les sources principales du contenu du livre. […]
L’utilisation d’un wiki a posé beaucoup de problèmes en particulier sur la façon de construire, alimenter et éditer le contenu. Je ne suis pas étonné car un wiki est avant tout un outil d’écriture collective et non un outil d’écriture collaborative. Ce n’est pas parce qu’un outil rassemble un collectif autour d’un contenu qu’il va mécaniquement créer et organiser les coopérations intellectuelles.
Ce point explique pourquoi le plus gros du contenu du livre a finalement émergé des forums de discussion et de la blogosphère. Les forums de discussion sont par essence plus efficaces pour créer de l’intelligence collective que les wikis. Cependant, un outil, quel qu’il soit, n’est pas performant s’il n’y a pas des personnes qui animent la communauté des participants. Le succès de wikipédia est plus lié à la communauté des contributeurs et animateurs qu’à l’outil lui-même. Une approche trop technicienne dans ce type de projet conduit souvent (toujours ?) à l’échec.”
Voici maintenant le retour d’expérience d’Olivier Amprimo :
Quel est le contexte de ta participation ? Pourquoi participer à ce projet ?
Je m’intéresse à l’impact que possède la connaissance sur les processus de production et d’organisation depuis 1997. J’ai suivi l’émergence des outils et usages participatifs sur le Web à partir de 2004 car je devinais l’impact que cela pourrait avoir sur le monde professionnel. A l’époque, le Web 2.0 n’était pas le “phénomène” médiatique que l’on connaît aujourd’hui. Il était beaucoup plus simple de suivre ce qui se passait car il y avait moins de contenus et moins d’initiatives. Je suivais l’actualité de la cote Ouest pour les applications et la cote Est pour les idées. Traditionnellement et de manière un peu caricaturale, c’est un peu la répartition des taches entre San Francisco et Boston
L’initiative était visible et les thématiques abordées et abordables dans ce projet se rapprochaient de mes centres d’intérêt. J’ai tenté l’expérience pour mettre les mains dans le cambouis et en apprendre plus ainsi.
Que peux-tu dire de l’animation par les porteurs du projet ? Y avait-il une animation ? Performant ? Inexistant ?
Barry Libert, qui est à l’origine du projet, est une personne vraiment remarquable. Il possède des idées innovantes et les pousse. Une partie des équipes de Shared Insight, son entreprise, a été positionnée sur la gestion de ce projet. La plateforme utilisée a aussi été fournie par Shared Insight. Ce qui semble avoir manqué, c’est l’engagement concret des autres partenaires. Le MIT et Wharton ont posé leur lo (...)
Charlie travaille dans une entreprise 2.0
A quoi ressemble le travail dans une entreprise 2.0 ? La réponse en images avec Charlie :
Vous trouverez les sources à la fin de la présentation (auteur et traducteur).
L’entreprise 2.0 en vidéo
Je vous présente mes meilleurs voeux pour 2008.
Pour bien commencer l’année, voici une vidéo sur l’entreprise 2.0 :
http://guillaume.lefebvre9.free.fr/blog/index.php?id=98
La vidéo a été réalisée par Guillaume Lefebvre et Johan Papeghin responsables au sein du département R&D d’Atos.
Comment créer et gérer votre “marque personnelle” sur Internet ? (Personal Branding Numérique)
La sécurité de l’emploi, le temps où on pouvait faire toute sa carrière dans la même entreprise appartient à l’histoire pour la plupart d’entre nous. Il est maintenant nécessaire de gérer sa carrière d’une autre manière. La plupart des entreprises ont un service marketing pour vendre leurs produits ou services : stratégie de marque, emballage, prix, slogan, publicité,… Chaque individu dispose de son côté d’un CV et de références professionnelles pour vendre sur le marché du travail ce qu’il est capable de faire. Mais ce n’est plus suffisant.
L’objectif de ce billet est de vous aider à structurer la manière dont vous souhaitez vous faire connaître pour booster votre carrière professionnelle. Il s’agit de se mettre dans une logique de marketing personnel pour construire sa marque personnelle. Ce concept est très développé aux Etats-Unis depuis 10 ans sous le terme de « Personal Branding » qu’on peut traduire par « marque personnelle ». Peter Montoya et William Arruda en sont les principaux concepteurs.
I. Qu’est-ce que le Personal Branding ?
Le Personal Branding permet de construire et promouvoir votre marque personnelle. Qu’on soit un employé, un consultant ou un entrepreneur, nous avons une image de marque. Elle est aussi importante que celle d’une entreprise. Elle nous permet de gérer notre carrière et de mieux réfléchir à la stratégie que nous voulons mettre en œuvre pour réaliser nos projets. Le Personal Branding est encore aujourd’hui réservé à une élite de dirigeants ou de consultants ayant les moyens de se payer un coach personnel ou de participer à des formations onéreuses. Mais le développement de nouveaux services sur Internet permet aujourd’hui de démocratiser l’accès au Personal Branding. En fait, cela va bien plus loin. Internet fait du Personal Branding un enjeu non seulement pour les dirigeants, mais aussi pour chacun de nous. Avant il fallait un article dans la presse pour être connu. Avec Internet, il n’y a plus d’inconnus. Inutile de débrancher votre ordinateur, inutile de résilier votre abonnement à Internet, il suffit que votre voisin, votre collègue ou un ami publie des informations ou son opinion sur vous et vous ne serez plus un inconnu. Internet est une place publique mondiale sur laquelle va se construire votre image de marque. Bienvenue dans le monde merveilleux du « User-generated content » ! Rassurez-vous, ce contenu produit par votre entourage sera probablement positif. Mais il y a le “positif” qui vous correspond et celui qui ne vous correspond pas.
Vous avez des valeurs, des qualités humaines et des talents. Il est important de savoir communiquer efficacement avec ceux qui auront un impact sur votre développement personnel et professionnel. Recruteur, employeurs, acheteurs, décideurs sont assaillis de demandes; il est nécessaire de montrer votre valeur ajoutée.
Votre réseau d’amis, de collègues, de clients ou de partenaires est l’outil marketing le plus important dont vous disposez. Ce qu’ils disent de vous et de votre travail est ce que l’on retiendra. Votre réseau de confiance est donc une des clés les plus importantes de votre « Personal Branding ».
Voici les 8 lois du « Personal Branding » d’après Peter Montoya (cf. références en fin de billet) :
1. Pour bâtir une marque personnelle efficace, elle doit être précise. Vous devez communiquer sur un seul axe : une force, un talent ou une réalisation personnelle. On pourrait parler de cœur de métier. Celui qui sait tout faire … ne sait rien faire… Autrement dit, “Il vaut mieux exceller en une chose que d’être médiocre en plusieurs.” Pline le Jeune
2. Votre marque personnelle ne doit pas seulement être connue. Elle doit surtout être reconnue par vos pairs et votre entourage. C’est la dimension réputation de votre marque personne (...)
eBay, un système universel d’évaluation de la réputation ?
En face à face, il est possible à travers des interactions, des discussions, des relations régulières d’évaluer une personne. Pour aller plus loin, on peut interroger l’entourage de cette personne si cette relation devient importante (affaires, partenariat, embauche, amour, loisirs,…). Mais comment évaluer la réputation sur Internet ? Ce qui est nouveau, c’est qu’on doit faire confiance à des personnes que nous n’avons jamais rencontrées et que nous ne rencontrerons jamais. D’ailleurs, dans certains cas, on ne veut pas les rencontrer ! Dans le domaine du e-commerce, on est intéressé par le DVD du vendeur et non par le vendeur lui-même. Il vous envoie le DVD que vous lui avez acheté, vous le payez et la relation s’arrête là. Mais avant de faire cette transaction, comment savoir si je peux lui faire confiance puisque je ne le connais pas. De ce constat, eBay a conçu un système pour vous aider à évaluer la réputation d’un vendeur ou d’un acheteur à partir de notation positive, neutre ou négative sur les transactions réalisées avec d’autres utilisateurs.
Dans le précédent billet, nous avons listé un certain nombre de services proposant une évaluation de la réputation avec une approche par la notation (Lire le billet ici).
On peut retenir de ce billet que si Google est le roi de la réputation par les références, eBay est le roi de la réputation par la notation. Mais eBay pose un gros problème. C’est un système fermé. Vous ne pouvez pas facilement faire la promotion de votre réputation à l’extérieur du service. On peut comprendre qu’eBay n’ait aucun intérêt à ce que son système d’évaluation soit utilisé sur d’autres sites de e-commerce concurrents, car cela lui retirerait son facteur différenciateur et pourrait entamer son chiffre d’affaires. En tout cas, si c’était gagnant pour eux d’ouvrir leur système, il l’aurait fait.
De nombreux services se sont donc créés pour résoudre ce problème. Ils ont mis en place des systèmes d’évaluation “ouverts”, c’est-à-dire déconnectés du site de e-commerce sur lequel se déroule la transaction. On peut citer principalement iKarma, Rapleaf, TrustPlus et Gorb (Opinity a disparu). Ces services ont copié le système d’eBay en l’améliorant à leur façon, en le rendant plus convivial et surtout plus universel en terme d’étendue de l’évaluation.
eBay ne peut vous évaluer qu’en tant que vendeur ou acheteur puisque c’est un site de e-commerce. Mais ces nouveaux services ne vendent rien, mise à part l’évaluation de votre réputation. Pour élargir leur clientèle, ils ont donc appliqué les méthodes d’évaluation d’une transaction à l’évaluation d’une personne, d’un contenu ou d’une relation.
Or, la pertinence de l’approche par notation est inversement proportionnelle au niveau de connaissance mutuelle de l’évaluateur et de l’évalué.
En d’autres termes, plus on se connaît, moins l’évaluation par notation est pertinente car la relation entre l’évaluateur et l’évalué devient “lourde”. Lourde de sous-entendus, d’une histoire commune avec des joies et des déceptions. L’amitié, l’amour et les renvois d’ascenseur vont pousser la note vers le haut (souvent beaucoup trop haut). Les règlements de compte pousseront la note vers le bas (souvent beaucoup trop bas).
I. L’impact du niveau de connaissance mutuelle sur l’évaluation de la réputation
Voici les 5 niveaux de connaissances mutuelles :
- Niveau 1 : On ne se connait pas (inconnus)
- Niveau 2 : Je le connais mais il ne (...)
Classification des outils de gestion de la réputation numérique
Certains services, comme Google avec son PageRank ou eBay, doivent leur succès principalement à leur système de gestion de la réputation alors même que ce n’est pas le cœur de leur offre. La gestion de la réputation est donc parfois un “accessoire” bien utile ! On pourrait avec un peu d’audace définir Google et eBay avant tout comme des outils de gestion de la réputation qui, très accessoirement, proposent un moteur de recherche pour Google et un site de e-commerce pour eBay !
Ce billet propose une classification des outils de gestion de la réputation sur Internet. L’analyse porte sur tout service qui propose, à titre principal ou accessoire, d’une manière directe ou indirecte, un système d’évaluation de la réputation. Les services qui permettent de faire la promotion de votre réputation feront aussi l’objet d’un autre billet car il s’agit d’une autre dynamique (communication). Communiquer sur sa réputation est aussi important que de la construire ! Une fois que vous avez réussi à créer votre réputation numérique, il faudra la rendre visible et en faire la promotion.
L’objectif de ce billet et des suivants est de vous permettre de comprendre la logique de chaque service, de pouvoir les comparer avec des critères pertinents et d’avoir une vision globale des offres pour faire votre choix. Dans les prochains billets, nous verrons donc :
1. Comment certains services peuvent détruire votre réputation alors même qu’ils sont censés vous aider à la construire (Lire le billet suivant eBay, un système universel d’évaluation de la réputation ? )
2. Un panorama des outils de gestion de la réputation avec une description synthétique de chaque service,
3. Par ordre de popularité, chaque service sera décrit suivant ce schéma : objet de l’évaluation, méthode d’évaluation, description, fonctionnalités, analyse critique (points forts & axes de progrès) et, enfin, pérennité du service. Par exemple Opinity est déjà au terminus même si son site annonce une indisponibilité de 48h qui dure depuis presque un an maintenant !
I. Quelles sont les méthodes d’évaluation ?
Voici un rappel de la définition de la réputation (Lire le billet complet) : “La confiance que votre entourage vous accorde se mesure par ce qu’on appelle la réputation. Le mot “réputation” vient du latin “reputatio” qui signifie “évaluation”. La réputation est donc une évaluation sociale, ou plus simplement l’opinion d’une ou plusieurs personnes sur une autre. Une opinion est un jugement de valeur. Elle a une dimension subjective. Parfois elle repose sur des faits observables et indiscutables. Parfois il s’agit de rumeurs, de préjugés, voire de mensonges, visant à détruire un rival.”
Les services de gestion de la réputation proposent en général 2 méthodes d’évaluation : par la notation ou par les références. Dans un autre registre, les services, dont la mission est d’évaluer la réputation d’une personne ou d’une organisation, utilisent diverses techniques informatiques et juridiques. On peut résumer leurs méthodes ainsi : chercher les traces de votre vie numérique, les analyser et, pour certains services, nettoyer les traces ayant un caractère offensant.
A. L’approche par la notation
Elle consiste à évaluer à partir de critères principalement quantitatifs mais, dans la plupart des services, il est aussi possible de laisse (...)
Revue de presse…
Avec beaucoup de retard, je vous signale deux articles publiés sur le thème de l’intelligence collective :
- “Un levier sous-exploité, Performance et intelligence collective” - Article publié dans la revue Personnel de l’ANDRH en septembre 2007, dans le dossier “Management de la performance et ressources humaines” :

Source : Association Nationale des Directeurs des Ressources Humaines
- Interview dans la newsletter d’Ernst & Young publiée le 27 septembre 2007 (Propos recueillis par Thierry Maillet) sur la relation entre l’intelligence collective et les crises financières mondiales (cf. Crise des Subprimes) :
Cet interview intéressera surtout ceux qui travaillent dans le secteur bancaire. Je développe en particulier la notion d’intelligence collective étendue.

L’impact de notre vie numérique sur notre identité et notre réputation
I. Qu’est-ce qu’une vie numérique ?
Dans ce nouvel espace qu’est Internet, nous avons parfois une autre vie, une vie bien différente de notre vie quotidienne, une vie numérique ! Nous créons cette vie numérique en utilisant de très nombreux services qui n’ont parfois aucun équivalent dans le monde réel. Voici quelques exemples des actions ou interactions qu’il est possible d’avoir sur Internet :
- Publication de contenus : blog, podcast, videocast, journalisme citoyen (Agoravox,…), encyclopédies collaboratives (Wikipedia), plateforme de FAQ collaborative (Yahoo! Answers, Google Answers) ;
- Partage de contenus : photos (FlickR), vidéos (YouTube, Dailymotion…), musique ou liens (del.icio.us) ;
- Publication d’avis sur des produits, des services, des prestations (TripAdvisor, Epinions, …) ;
- Participation à des réseaux sociaux : sur un thème particulier (motos, cuisine, jeux,…) ; pour les profesionnels (LinkedIn, Viadeo, Xing…) ; à vocation universelle (MySpace, Facebook, Orkut,…) ;
- Achats en ligne sur des sites comme Amazon ou eBay avec des systèmes de paiement type Paypal ;
- Recherche d’emploi (Monster, Stepstone,…), publication d’un CV en ligne (eMurse, Moncv.com) ;
- Sites de rencontres (Meetic, Match, Netclub,…) ;
- Sites de jeux en ligne (World of Warcraft, Everquest,…) ou univers virtuels (SecondLife, There, Habbo Hotel,…).
En utilisant ces différents services, chacun de nous laisse des « traces ». Certaines traces sont neutres ou insignifiantes comme donner son avis sur un Hôtel mexicain avec TripAdvisor. Certaines traces peuvent avoir un impact très important sur notre vie (notre vie non-numérique !), aussi bien en termes d’identité que de réputation.
Cet impact peut être positif : notoriété (votre identité est connue par un plus grand nombre de personnes) ou valorisation positive de votre réputation (communication des éléments susceptibles de vous donner une bonne réputation).
Cet impact peut aussi être négatif : vol d’identité (un fraudeur utilise vos comptes financiers en utilisant vos identifiants) ou destruction de votre réputation (attaque de vos rivaux à travers la diffamation par exemple,…).
II. Votre vie numérique n’est ni plus ni moins dangereuse que votre vie !
Face aux dangers du vol d’identité, nous pourrions choisir de ne plus dévoiler des éléments de notre identité sur Internet. Mais ce serait nous priver de beaucoup de services très utiles. Sur les réseaux routiers, nous respectons un code de la route pour éviter les accidents. Sur les réseaux de l’information, il y a aussi un code de conduite qui permet d’éviter les incidents. Malheureusement, ce code est peu connu des profanes. Des éléments de ce code de conduite seront publiés dans un prochain billet. Laissez son identité sur Internet n’est pas plus dangereux que de prendre sa voiture, à condition de savoir conduire ! Par ailleurs, des outils, des techniques existent pour nous aider à protéger nos données personnelles les plus sensibles et on en reparlera sur ce blog.
Face aux risques de laisser des traces qui nuisent à notre réputation, vous pourriez décider de ne rien publier ou de le faire d’une manière anonyme. A moins d’être retraité, d’avoir la sécurité de l’emploi à vie (fonctionnaires,…) ou d’exercer un métier dans lequel votre réputation n’est pas un enjeu, vous feriez une erreur. Le pire qui puisse vous arriver ne serait pas d’avoir laissé quelques traces négatives pour votre réputation numérique. Le pire serait qu’on ne trouve aucune trace de vous, que vous n’ayez pas de réputation numérique. 77% des recruteurs effectuent des recherches en ligne sur les (...)













