Un front de libération des données
Le quotidien britannique The Guardian vient de publier un excellent papier sur un projet de Google que son animateur, Brian Fitzpatrick, appelle, moqueur, le Data Liberation Front. Il s'agit de rendre très facile l'exportations des données que nous stockons sur les serveurs de Google. Oui, vous avez bien lu : il s'agit d'exportation. En général, les entreprises ont tendance à nous enfermer dans leur univers (c'est ce que fait par exemple Apple) pour conserver notre clientèle. Google fait tout le contraire. Au nom des principes, bien sûr, de l'ouverture du web, mais derrière les principes, il y a une vision de ce que pourraient être les comportements et les attentes des consommateurs dans un monde basé sur le cloud computing.
Imaginez que vous envisagiez de porter demain toutes vos données sur les ordinateurs d'un fournisseur de service en cloud computing. Votre première question sera : et que se passe-t-il si je souhaite demain, pour un motif ou un autre, changer de fournisseur? Si le fournisseur élude, vous hésiterez. S'il vous donne à l'inverse des outils qui permettent de facilement transférer vos données ailleurs vous n'hésiterez plus. Et c'est là probablement le calcul de Google.
Un calcul qui peut être, comme le souligne l'article du Guardian, efficace. Autoriser ses clients à partir à tout moment peut, en effet, être perçu comme une prise de risque inconsidérée, mais aussi comme une manière de maintenir ses ingénieurs au contact du marché. Dès lors que les clients peuvent facilement partir, il est facile d'identifier ses adversaires et leurs atouts. Plutôt que de vivre retranchés derrière des acquisitions d'hier, ce dispositif doit permettre de rester sur le front.














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