Le modèle Google se vend bien en Colombie
J'ai été absent pendant deux semaines et n'ai pu mettre à jour ce blog. Mais c'était pour la bonne cause, pour la promotion de mon livre sur le modèle Google en Colombie, à l'initiative de mon éditeur en langue espagnol, les Editions Norma, qui est basé dans ce pays et en avait organisé un tour complet qui m'a permis de visiter (disons plutôt de travailler dans) 10 villes du pays, les plus connues (Bogota, Cali, Medellin), mais aussi de moins connues, comme Cartagène (très belle ville au bord de la mer avec un quartier colonial intéressant, Maneselin, Armenia, Baranquilla, Bucuramanga, Pereira, Santa Marta. Avec à chaque fois des interviews (presse écrite, radio, télévision) et des conférences devant des salles pleines (de 100 à 600 personnes) dans des universités, des chambres de commerce, des salons d'hôtel… Conférences longues : on m'avait demandé de parler (le plus souvent en anglais, trois ou quatre fois en français) au moins 90 minutes, suivies d'une demie-heure de questions et d'autant de signatures de livres et de pose photo avec les participants.
Une opération de ce type aurait pu sombrer dans l'exaspération quotidienne devant des incidents techniques à répétition. Ce fut tout le contraire! J'ai rarement vu logistique aussi efficace. Partout où j'arrivais, une équipe de Norma m'attendait, dans les salles, tout, interprétation simultanée, vidéoprojecteur, PC était disponible, installé et en état de marche. Je n'avais à transporter avec moi que ma clef USB.
Ajouterai-je que toutes ces équipes se sont révélées non seulement efficaces, mais aussi charmantes. Ce qui semble, d'ailleurs, être un trait des Colombiens. ll est vrai que leur pays ne ressemble pas à la caricature qu'on en fait : les paysages sont splendides et la sécurité assurée dans les villes qui m'ont paru bien moins dangereuses que beaucoup d'autres que j'ai visitées ailleurs dans le monde.
ll fallait évidemment un moment amusant dans ce voyage. Ce fut à Bogota. On m'emmena au Palais des Congrès (équivalent de notre Assemblée Nationale) un jour de grande manifestation des indigènes qui protestaient contre les assassinats qui les visent régulièrement. Après avoir traversé cette manifestation et des rangées de Ninja chargés de garder les bâtiments officiels, nous entrons dans le bâtiment et nous retrouvons dans un grand studio télé pour une émission diffusée dans tout le pays et sponsorisée par le ministère de la famille. Un sénateur est là pour me présenter: il parle pendant une dizaine de minutes des problèmes de la famille en Colombie, de la sexualité très précoce des jeunes filles (dès l'âge de 9 ans, dit-il), il explique qu'il attend du modèle Google qu'il aide le gouvernement à régler ces problèmes (sic!) puis il me passe la parole et je dois, pendant 45 minutes improviser un topo en anglais sur Google et la famille… Comme grand oral, on ne fait guère mieux. Mes auditeurs m'ont dit à la fin que je m'en étais bien tiré. Il est vrai que l'anglais hésitant de l'interprète m'a peut-être sauvé la mise…
Enfin, un moment de pur plaisir : lors de la dernière conférence, un participant m'aborde, m'explique qu'il a lu mon livre, qu'il s'en est inspiré, qu'il applique dans son entreprise la règle des 20% et qu'il en est très satisfait. Hourra…
Pour ceux que cela intéresserait, j'ai écrit au jour le jour un journal avec des photos.
Voici, par ailleurs, quelques liens colombiens sur cette expédition.
- Université Extenado de Bogota,
- Journal local de Manisales,















Impressionnant voyage :). Bravo.
Etonnant de voir où mène la publication d'un livre quand même !
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