Communauté usages, management, prospective... autour du digital. Publiée par M21.

Le modèle économique de Facebook se précise

Demain, mardi 6 novembre, Facebook doit faire un certain nombre d’annonces dans un salon professionnel consacré à la publicité. Les observateurs les mieux informés (ceux de Techcrunch, notamment) attendent que le réseau social annonce un mécanisme qui permette à ses membres de faire savoir à leurs amis qu’ils viennent d’acheter un livre, un disque, une voiture…
Le mécanisme pourrait se présenter de la manière suivante. Le client qui achète dans un magasin électronique (façon Amazon) un produit se voit proposer de le faire savoir à ses amis. Ce qu’il pourrait faire en cochant une case.

Aussitôt tous ses amis apprendraient, au travers du dispositif qui nous permet aujourd’hui de suivre les activités de nos amis, que tel ou tel vient d’acheter ce livre. Cet améngament technique mineur autorise deux types d’exploitation économique qui donne enfin à Facebook le moyen de monétiser le travail de ses membres :

- la première relève d’une automatisation du bouche à oreille : si le produit m’intéresse, je peux directement demander à cet ami de me donner son opinion, opinion qu’il pourrait, éventuellement, publier sur un site spécialisé comme il en existe plusieurs sur Facebook (pour ne prendre que cet exemple : Books et Googreadbooks permettent de savoir de lire l’avis d’internautes sur les livres qu’ils ont lus) ;

- la seconde des techniques plus traditionnelles du marketing. En acceptant de faire savoir à mes amis que je viens d’acheter ce produit, je donne au distributeur une liste de contacts utiles, je lui ouvre mon carnet d’adresses et lui donne des noms de gens qui ont, pour l’essentiel, les mêmes préoccupations, les mêmes niveaux de revenus et mêmes comportements de consommateurs. C’est le rêve de tout spécialiste du mailing devenu réalité.

Dans les deux cas, cela donne à Facebook la possibilité de monétiser ses activités : pour que le distributeur puisse avoir accès à ces facilités, il faudrait qu’il paie. Le plus simple serait, sans doute, qu’il le fasse au nombre de contacts, mais on peut également imaginer des contrats un peu plus sophistiqués où Facebook serait rémunéré sur un pourcentage des ventes réalisées auprès de ces amis (il suffirait de mettre à la disposition des amis le moyen d’acheter directement depuis Facebook).

Ces contrats pourraient également permettre de rémunérer le premier acheteur en lui offrant, par exemple, une remise chaque fois qu’un de ses amis achète le produit concerné. On aurait ainsi un moyen de récompenser les premiers acheteurs, ceux qui prennent le risque d’être déçus.

Average: 3.4 (5 votes)

Poster un nouveau commentaire

Le contenu de ce champ ne sera pas montré publiquement.
  • Images can be added to this post.
  • Allowed HTML tags: <p> <br> <a> <em> <strong> <cite> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd> <img> <h1> <h2> <h3> <h4> <h5> <h6> <div> <span> <embed> <param> <object> <script>
  • You can use <object>, <embed> and <script> tags from the following sites to add media to your posts. (first select the “disable rich-text” option above, paste the code and switch back to “enable rich-text”):

    • http://www.youtube.com
    • http://www.dailymotion.com
    • http://vpod.tv
    • http://media.nowpublic.com
    • http://www.myspace.com
    • http://www.ifilm.com
    • http://www.flickr.com

  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Plus d'informations sur les options de formatage

CAPTCHA
Cette question a pour but de vérifier que vous êtes un visiteur humain
Image CAPTCHA
Copy the characters (respecting upper/lower case) from the image.
www.gersbach.net www.troisfourmis.com