Google et la politique
Il y a quelques jours, une commission nommée par le gouvernement français et présidée par l'éditeur des disques de Carla Bruni-Sarkozy (sic) proposait de taxer Google (on ne sait, d'ailleurs pas comment ils comptent faire) (voir là-dessus ma chronique d'hier sur Aligre.FM). Hier, Google annonçait qu'il se retirerait de Chine si les attaques lancées contre ses ordinateurs (et ceux d'autres sociétés de la silicon Valley) par des hackers probablement à la solde du pouvoir chinois continuaient (voir papier du New-York-Times).
Les deux affaires n'ont évidemment pas grand chose à voir. Les gesticulations françaises relèvent de ce mélange d'autoritarisme, de méconnaissance du monde de l'entrerpise et de l'innovation caractéristique de tant de nos élites. Aussi désolantes soient-elles, elles s'inscrivent dans les batailles classiques entre l'Etat et les entreprises. L'offensive chinoise vise à contrôler les données privées des internautes qui militent pour un peu plus de liberté. La réaction de Google est originale. Pour la première fois (peut-être pas la première, mais presque) une entreprise fait passer des valeurs morales avant la conquête d'un nouveau marché. On attendait plutôt cela d'un Etat. On aurait aimé que notre premier ministre soit aussi à cheval sur les droits de l'homme lors de son récent voyage à Pékin. On a un peu honte de le dire, mais plutôt que de s'en prendre à ses bénéfices, il ferait mieux de prendre exemple sur son attitude à l'égard d'une dictature impitoyable.














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