Excellent papier dans Libération sur Google et la bibliothèque numérique
Camille Pascal, l'actuel secrétaire général de France-Télévision publie ce matin (27/09/09) un excellent papier sur Google et la bibliothèque numérique : Google, la bibliothèque nationale et le syndrome du moine copiste. Il y explique avoir négocié avec Google un accord lors de l'élection présidentielle pour la diffusion d'images produites par France Télévision sur Google Vidéo. "Les termes de l'accord ont, écrit-il, été scrupuleusement respectés par Google. Le service public est toujours resté maître de ses images et de ses marques." "Cette première expérience, ajoute-t-il, a ensuite servi de modèle à un accord entre Google et CNN pour couvrir la présidentielle aux Etats-Unis." Voilà qui devrait rassurer tous ceux qui s'inquiètent.
PS. J'aurais volontiers mis un lien vers ce rebonds, mais le site de Libération a changé et ce papier y est apparemment introuvable












fais suivre à Camille : je n'ai pas son mail
je ne partage pas vraiment votre avis et ça ne me rassure pas du tout. Les termes habituels des contrats de Google incluent des restrictions qu'il faut bien analyser avant de signer les associations de bibliothécaires / Archivistes / centres de documentation viennent de proposer quelques pistes d'action immédiates ; leur communiqué : http://www.iabd.fr/spip.php?article83
On peut être d'un avis différent de Camille Pascal pour d'autres raisons que le fait que Google est une entreprise privée et américaine. Et ne pas raisonner comme un moine copiste ("copmuniste" ?). Construire son adversaire pour mieux le broyer est une méthode courante. Cordialement
Cette tribune réduit l'inquiétude suscitée par le projet Google à l'anticapitalisme et à l'antiaméricanisme. Le risque que Google accède à une position dominante, et même à une position de monopole dans certains secteurs, est pourtant bien réel. C'est, entre autres, ce risque qui a motivé l'opposition au règlement de l'Open Book Alliance (dont Microsoft, Amazon et Yahoo! font partie), et la demande du ministère de la Justice américain de renégocier ce règlement, au nom de l'intérêt général (merci à Calimaq pour l'information).
Questions annexes : les vidéos déposées sur Google Vidéo pendant les campagnes présidentielles de 2007 afin que France 2 soit "le lieu le plus actif du débat public" (je souligne public dans le communiqué de presse de Google - celui de France 2 n'est plus en ligne) étaient-elles indexables par d'autres moteurs de recherche que Google ? Dans le cas contraire, les vidéastes en étaient-ils informés ?
Soit dit en passant, il est bien dommage qu'aucun bilan de ce partenariat ne figure dans le rapport annuel 2007 du groupe France Télévisions.
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