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Consommer ne suffit plus pour donner du sens, participer est devenu une exigence !
La participation politique est en marche
La participation politique. Crise ou mutation ?
par Bruno Denis
(Collection Problèmes politiques et sociaux n° 927 La Documentation française).
Le titre de ce recueil résume bien les interrogations que suscite cette idée de la participation politique. Surgie dans le débat public par le biais de Ségolène Royal qui a lancé le mouvement en faisant connaître les réalisations de sa région Poitou-Charentes, la participation politique a donné lieu à de nombreuses prises de positions.
Avant l’été la candidate à la candidature lançait son blog desirsdavenir.org qui annonçait :
« Ce site est un forum participatif. Il est à vous si vous avez envie de participer aux décisions qui nous concernent. Pour avoir commencé à expérimenter la démocratie participative en région Poitou-Charentes que je préside, j'ai acquis la conviction que les citoyens, lorsqu'un problème est vécu ou lorsqu'un progrès est espéré, sont des "experts" légitimes de la question posée».
Au mois de juillet la revue esprit s’était interrogée sur les forces et les faiblesses de la participation politique.
Rapidement les journalistes spécialisés ont cherché à comprendre le phénomène.
Deux interprétations semblent se dégager.
La première analyse est proche du courant dit Républicain et voit dans la participation un artifice plus qu’un courant de fond.
Dans une chronique parue le 7 septembre dans le Nouvel Economiste Jean-Luc Mano craint qu’à trop donner la parole aux individus, il n’y ait un risque de déviance vers une politique des sondages.
Selon ce chroniqueur politique la démocratie participative amplifierait la démocratie d’opinion plus qu'elle ne. Dans ce cas ne doit-on pas prendre au pied de la lettre sa dernière phrase qui craint que la participation ne cache « leur propre misère intellectuelle ou leur refus de s’exposer ». Et si justement la participation du plus grand nombre ne permettait de découvrir cette misère intellectuelle.
Pourquoi ne pas croire alors avec Jacques Julliard éditorialiste au Nouvel Observateur et défenseur de la deuxième gauche que la participation peut au contraire dynamiser la vie politique. Pourquoi ne pas croire avec lui que la proposition de Ségolène Royal n’est pas seulement une « astuce » pour gagner mais l’annonce d’une mutation pour reprendre le titre du livre de Bruno Denis.
Dans Le Monde, le journaliste Bertrand Le Gendre suit avec beaucoup d’à propos la relation entre les univers numériques et politiques comme en attestent ces derniers articles (« Cybercandidats, … » et « les auditeurs s’emparent des matinales », respectivement des 7 et 24 septembre).
Un débat universitaire international intitulé « Démocratie participative en Europe » à Toulouse du 15 au 17 novembre va recueillir des avis et expériences de toute l’Europe sur l’exercice et la réalité de ce mode d’exercice politique.
Une rencontre est aussi organisée à Paris pour les entreprises intéressées par l'innovation participative les 29 et 30 novembre.
La quantité des interrogations actuelles démontre la marque d’intérêt collective pour cette notion.
Toutefois, peu de commentateurs semblent s’interroger sur sa genèse. Le travail réalisé à l’occasion de la rédaction de la Génération P nous incite à penser que la participation est d’autant mieux acceptée dans sa vie publique par la population qu’elle y est confrontée régulièrement dans sa vie privée.
La réflexion politique apparaît alors naturellement comme le prolongement d'un comportement consommateur. Nous reviendrons sur les implications de cette attitude qui est encore mal comprise par les hommes politiques.














juste ca cartonne ^^
Ca pete des cul!!
Bien parlé Jacky!!!
Jvous aime mes potes!!! love kiss peace
ferme t on né coluchon
Venez on arrete de parler politique, et on va tous au LIVE!!!
On prend des tatas!!!
Vive le 51!!
LOVE
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