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Consommer ne suffit plus pour donner du sens, participer est devenu une exigence !
Le "positive thinking" américain et le 'mauvais caractère français' : où est le juste milieu ?
Une pertinente analyste américaine publiait bien avant les suicides en chaîne chez France Télécom, un livre au titre terriblement annonciateur, "On achève bien les cadres". Son nouvel essai a été récemment commenté dans le NY Times et je ne peux que vous recommander sa lecture.
La pensée positive est une perversion terrible de l'imposition répétée par tous aujourd'hui. A la question désormais rituelle, "comment ça va ?", qui a depuis longtemps remplacé le simple et naturel 'Bonjour', il n'est pas possible de répondre honnêtement.
Croyez-vous vraiment tous ceux qui vous répondent, 'Bien' voire 'Superbien !' (dans ce cas il y a fort à parier que ce ne soit le contraire) avec un sourire forcé. La convention est tellement fausse qu'elle ferait sourire si elle ne correspondait à cette imposition d'une pensée positive qui contraint des personnes à faire semblant au point de ne plus pouvoir exprimer aucun sentiment négatif, jusqu'au pire. Merci France Télécom. Et dire que Carrefour a choisi comme slogan, "le positif est de retour". Est-ce une si bonne idée si la réalité n'est pas au rendez-vous dans les points de vente (mon post d'hier).
Il existe toutefois un envers à la pensée positive et c'est bien sûr le trop fameux "mauvais caractère français". Il est ici impossible de critiquer, de poser une question, de suggérer une autre hypothèse sans qu'immédiatement votre interlocuteur ne se sente agressé.
Existerait-il un juste milieu, là où il fait bon discuter et donner son avis sans y être contraint ni se sentir critiquer à la moindre suggestion.
Je vous laisse proposer des lieux, villes pays où pourrait exister cet endroit mais existe-t-il ailleurs que dans nos rêves ?
- 19.11.2009
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