videoblog de marketing20
Dans son article fondateur, " What Is Web 2.0 ", Tim O'Reilly notait que : « Pour une part essentielle, le Web 2.0 est une affaire d'intelligence collective » – répondant ainsi indirectement aux rédacteurs du Cluetrain Manifesto qui soulignaient de manière prédictive dès 1999 : « Les marchés sont des conversations ».
Le Marketing 2.0, c'est un marketing fondé sur cette intelligence collective ... mais ce n’est certainement pas le marketing du Web 2.0.
Le Marketing 2.0, c’est celui d’une nouvelle civilisation – une civilisation où les conversations priment sur la communication verticale enseignée dans les manuels scolaires ; où les consommateurs réclament d’être enfin associés au développement des produits qu’ils utilisent quotidiennement. Une Civilisation 2.0, bien plus qu’un simple nouvel Internet.
Evidemment, entrer dans le monde du "2.0" implique un changement profond de posture. D’accepter de devenir one amongst many – ce qui apparaît loin de séduire tout le monde … mais constitue le seule chance de survie pour le marketing : se réformer ou disparaître.
Bref, c'est un marketing en construction : dans ce livre, mais aussi sur ce blog ... à vous de réagir, proposer, critiquer!
Baisse du pouvoir d'achat
Pour l'INC, le pouvoir d'achat moyen des ménages a reculé de 0,4% entre juin 2007 et juin 2008 ...
Et l'Institut de prévoir une baisse de près de 8% pour l'année 2008, qui contraste étrangement avec l'optimisme de l'INSEE, qui parie sur une hausse de 0,9% : au delà des comptes d'apothicaires - l'INSEE considère l'immobilier comme un investissement et l'exclut de ses calculs, l'INC l'intègre comme une dépense -, nul doute que la rentrée s'annonce morose.
De toutes façons, pour trancher le débat, il suffit d'interroger les consommateurs qui font la queue à la caisse de leur supermarché ou leur hypermarché habituel : le moral est en berne.
Après, on peut chercher des coupables : les grandes surfaces, le gouvernement, les producteurs, le pétrole, etc. Et certainement, tous sont coupables ... mais finalement, ça lui fait une belle jambe à la ménagère qui doit habiller proprement ses enfants pour la reprise scolaire, et plus prosaïquement, nourrir décemment sa famille tous les soirs.
Car là, on n'en est plus à économiser sur une nuit de camping ou une virée à la plage en vacances : on rentre dans le quotidien et sa dure réalité.
Et ça va donner quoi, tout ça ?
De plus en plus de "low cost" et de marques "premier prix" : les consommateurs vont devoir se baisser un peu plus pour aller les dénicher en bas des rayons ; en bien sûr, de nouveaux arbitrages entre commerces de luxe : les hypermarchés, hard discount. Car les grandes surfaces sont bien devenues des enseignes de luxe que l'on ne peut plus toujours se payer pour bon nombre de Français.
Et de plus en plus, il faudra de sacrés différentiels de qualité pour justifier de (petits) écarts de prix.
Quand l'inflation ne tire plus la croissance, les économistes parlent de stagflation : les pays occidentaux flirtent aujourd'hui avec la stagflation, pour la 3° fois de leur histoire, on en reparlera.
Quand l'inflation progresse plus vite que le revenu disponible des ménages, on appelle ça plus simplement : baisse du pouvoir d'achat. Et comme, ce sont toujours les classes les plus pauvres qui sont touchées les premières, les conseilleurs - économistes réputés et politiques libéraux - ne sont évidemment pas les payeurs.
Le seul problème, c'est que ces "de plus en plus pauvres" sont aussi des consommateurs : et la sanction sera plus rapide pour les entreprises que pour les économistes et les politiques (les électeurs ont souvent la mémoire courte).
Question : combien de marketers ont inscrit la baisse du pouvoir d'achat dans leur plan marketing 2008/2009 ?
Tout en haut, comme principal insight ?
- 29.08.2008
- videoblog de marketing20















Poster un nouveau commentaire